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Moussu T e lei jovents, la chanson prend ses quartiers

Ça pourrait être le titre idéal pour vous annoncer la proche et estivale mise en congé de ce blog, l’auteur prenant ses quartiers d’été… Ben non, ce fut celui d’un papier de novembre 2006, consacré au groupe Moussu T e lei jovents, joyeux trio qui n’est pas sans faire songer aux Fabulous Trobadors.

Moussu T, de la Ciota (photos Sébastien Bartoli)

Archive. Fresque portuaire, accent de là-bas, faconde méridionale, nous sommes à La Ciotat et tout l’art et l’argumentaire de Moussu T tourne autour de cette cité. Non qu’il en soit le saltimbanque municipal appointé par la mairie ou l’office du tourisme. Non, lui et ses deux copains musiciens, Blu et Jamilson, sont de là, revendiquent et chantent cet ancrage. Quand on entend ça, quand on constate tel dynamisme, on met vite entre parenthèse la chanson de Brassens, le sétois, dédiée à « Ceux qui sont nés quelque part »…
C’est un joyeux mélange de genres musicaux, d’époques, non pot-pourri mais bouquet odorant qui fête le lieu.
A La Ciotat, il serait difficile de la point parler social : les propos de Moussu T en sont truffés, même s’il faut parfois puiser dans l’histoire et revisiter le Front populaire. D’allusions politiques aussi, très actuelles, en direction qui de Matignon qui de la place Beauvau.
On a tout inventé à La Ciotat : le cinéma (eh, L’arrivée du train en gare de la Ciotat, c’est là !), l’apéro et l’opéra, la plage, la pétanque comme la soudure à l’arc… Tout ! De toutes façons, cette cité est parée de toutes les vertus. C’est l’Éden. On atteint quand même vite les limites du genre. S’il est intéressant de constater une voix, un chant libre qui ancre sa réalité dans celle d’une ville, comme le font les Fabulous Trobadors à Toulouse ou Bistanclaque à Lyon, s’il y a là, dans des textes, une forme de citoyenneté locale qui force l’admiration, on peut, revers de la médaille, vite se lasser. Et notre intérêt s’émousser. Sauf à fréquenter assidûment les environs de la Cannebière, l’étroitesse (pardon !) du territoire chanté se fait vite sentir. D’autant que ce concert est statique, définitivement figé, le chanteur toujours assis alors qu’il demande au public d’être debout, toujours devant cette fresque pauvre et désespérément immuable…
Tout est estimable dans l’art de Moussu T, dans son engagement, sa géo-localisation, tout. Mais, va-t-on savoir pourquoi, on attend, on espère presque la fin du concert…

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