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« Je chante faux en français »

Cocoon, comme son nom le suggère… (photo DR)

Yodélice, Aaron, Revolver, Izia, Pony Run Run, Moriarty, Cocoon, Nouvelle Vague, Sliimy, Charlotte Gainsbourg, Phoenix, Syd Matters et j’en passe… Ça ? ce n’est rien qu’une mode, une posture de l’esprit, un pet de l’âme, un pas grand’ chose, un rien. C’est être dans le ton. Ça fait bien, ça fait jeune, branché, c’est tendance : c’est en anglais.

D’un bout à l’autre de votre bande FM, en plus de cette chanson anglo-saxonne qui se taille la part du lion, vous avez à profusion ces Français qui chantent en… on n’ose pas dire dans la langue de Shakespeare tellement leur anglais est souvent approximatif, limite ridicule.
De plus en plus, les festivals « de chanson française », l’avez-vous remarqué, s’anglicisent, sans doute pour être dans le ton, la couleur de l’époque.
Et les salles dites « de musiques actuelles » font dans l’anglais à tour de bras : la « chanson française » n’émarge sans doute pas, sans doute plus, dans ce qui est « actuel ».
Ce n’est même pas une conspiration, un truc de la CIA ou du 10 Downing street. C’est du libre consentement d’artistes et de programmateurs. Du suicide linguistique qui fait le beurre des biznessmen.
Même dans la fière province du Québec, où on sait ce qu’identité et résistance linguistiques veulent dire, même en Acadie où il fallut payer en vies le droit de parler et chanter en français, les digues cèdent. La World Company a-t-elle gagné la partie avant que celle-ci ne soit jouée ?
Ah, chanter en anglais des textes pas regardants, que l’essentiel des auditeurs ne comprendront pas… Chanter des trucs insipides, bons pour doper les linéaires des hypermarchés, pour vous accaparer l’esprit sans vous prendre la tête, pour vous décerveler. Le rêve de l’ultralibéralisme…
La « nouvelle scène (française) » chante en anglais. Pop, rock, chanson, tout est bon pour cuisiner à l’anglo-saxon, pour supprimer le texte, le ravaler au rang du son. Ce son dont on gave les ânes.
Quand il n’y aura plus personne pour chanter en français, pour parler en français, pour penser en français, où serons-nous ?
Convoquera-t-on encore le souvenir de Trenet et de Brassens, de Béranger et de Barbara ? « La première fois que j’ai écouté du Brel ou du Gainsbourg, j’ai trouvé ça bizarre, carrément laid. J’ai même pensé que c’était un crime de chanter en français » déclarait à Télérama Mark Daumail, le jeune chanteur et guitariste du duo folk clermontois Cocoon. Imbécile !
« Je chante faux en français… » se justifie quant à elle la jeune chanteuse niçoise Emilie Satt, ajoutant sans rire : « Ben le français, t’es un peu à poil quand tu chantes tes textes en français ; il n’y a plus de barrière… » J’aime les chanteuses à poil.
« Izia chante en anglais, une langue très rythmique, qui sonne. Pour arriver à extirper du français une langue qui cogne autant, accroche-toi ! Bien sûr, certains ont réussi : Victor Hugo, par exemple, dont le verbe chante tout seul. Magnifique et rare. » Là, c’est Higelin père qui parle de sa fifille. Il me semble, sauf à me tromper lourdement, que lui a su pourtant trouver la recette du français qui cogne, dont les mots font bulles, pétillantes à souhait. Lui et, entre autres, Trenet, qu’il tient pour maître.
Moi je dis, presque en reprenant Sarcloret, suisse farouchement francophone, que les (jeunes) chanteurs sont des crétins. S’ils ne savent aligner deux vers cohérents, s’ils ne savent les chanter, qu’ils s’abstiennent. Y’a d’autres métiers qui ne sont pas faits pour les chiens. Leur pseudo-posture artistique n’est qu’un vide sidéral, sidérant. Qui plus est néfaste, mortel même pour leur langue maternelle. Ces petits cons nous rejouent Vercingétorix jetant ses armes aux pieds de César, abdiquant. Mais le chef gaulois avait des excuses que ces prétendus artistes n’ont point. Vantez les mérites de la Gainsbourg ou de Yodélice, d’Aaron ou de The Do : ils nous amènent d’eux-mêmes la marginalisation de notre langue.

69 Réponses à « Je chante faux en français »

  1. jean musy (vieux compositeur... triste) 3 août 2011 à 13 h 19 min

    Monsieur Kemper.
    Merci d’écrire très exactement le reflet de la pensée qui, peu à peu, m’a détourné de la chanson telle que je l’aimais, la vivais depuis mon enfance.
    C’est vrai que, vieillissant, et en dehors de quelques rares occasions, j’ai cessé de lutter pour Elle (la « chanson »), j’en suis triste. Ce que je viens de lire de vous me redonnerait-il du courage pour retrousser à nouveau les manches ?
    Merci Monsieur et amitié.
    Jean Musy

    Réponse : La (re)publication de ce texte en plein festival de Barjac ne peux tenir du hasard. Je crois qu’il faut se rendre compte de la situation de la chanson et d’à nouveau retrousser ses manches. Je ne suis pas opposé à la chanson d’autres langues (pas que de l’anglais, d’ailleurs), surtout pas, mais il faut quand même, un peu, protéger cette exception culturelle qui est la nôtre qui fait qu’on peut encore chanter dans notre langue. Les aides qui existent pour le cinéma (autre exception culturelle notoire) n’existent pas pour la chanson, considérée pour rien, ou pour peu de choses, par nos dirigeants ‘pour le coup, qu’ils soient de gauche ou de droite). La situation me semble grave.
    Je suis, Monsieur Musy, très touché pour votre commentaire. Si nous croyons à la chanson, on peut faire quelque chose. Amitié MK

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  2. jean marc 3 août 2011 à 16 h 48 min

    Ici la chanson française reste appréciée. Certaines personnes ne comprennent rien aux paroles mais sont sensibles aux sons des mots. On peu entendre Piaf, Brel, Bruel, Gainsbourg et aussi Vanessa Paradis (eh oui). Je vis depuis 5 ans en Argentine.

    Réponse de MK : Merci Jean-Marc. Permettez-moi, après ce témoignage argentin, de mettre cet autre témoignage reçu à l’instant par courriel. Il nous vient d’Eric Vincent, artiste parisien :
    « Bonjour Michel KEMPER,
    Brian THOMPSON, directeur du centre de la chanson à Boston, Massachusetts, et, par ailleurs, mon agent pour la Nouvelle Angleterre, m’a fait suivre votre article «Je chante faux en français» qui m’a fait chaud au coeur, tout comme la réaction de Jean Musy.
    Son envoi n’est pas un hasard car Brian sait que je partage entièrement votre avis et vos colères sur la question.
    Cela fait plusieurs décennies que je tourne un peu partout dans le monde et chaque année aux États-Unis en interprétant exclusivement mes chansons en français. Une seule exception une chanson que j’ai écrite en anglais, mais un peu particulière puisque je n’y utilise que des mots français passés dans le vocabulaire anglophone. Il faut savoir que presque 50% du dictionnaire anglo américain est composé de mots français.
    Aux États-Unis, où je fais une trentaine de concerts chaque année et où je rempli des salles d’une contenance moyenne de 500 à 1000 places, mon public, est fréquemment composé de lycéens. Je peux vous assurer que ces jeunes américains montrent un enthousiasme sans retenue et que mes chansons en français leur apparaissent tout à fait “tendances“ et “branchées”…
    Je prétends que l’on peut faire swinguer le français tout autant que l’anglais, Claude Nougaro l’a démontré avant moi, et, de toute évidence, notre langue, tout simplement parlée, séduit quasi unanimement les anglophones. Rien n’a changé, sur ce point, depuis Maurice Chevalier qui parlait, en privé, un anglais sans accent, mais qui, en public, affichait toujours un accent français très marqué pour charmer son auditoire.
    La “Chanson Française”, peut se distinguer de la daube dont on nous rabat les oreilles uniformément partout dans le monde, a fortiori si elle est de bonne facture, porteuse d’idées avec des textes poétiques et des musiques qui ne soient pas pompés à droite et à gauche comme c’est la grande coutume aujourd’hui… »

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  3. Roberti Ezékiel 3 août 2011 à 17 h 53 min

    Et nous autres, ne sommes nous pas les crétins qui avons laissé mourir d’autres de nos – non moins véritables – racines linguistiques ? Ne chantait-on pas en provençal, en occitan, en breton, en savoyard, etc, avec cœur et joie ? Qu’était donc ce français barbare imposé à coup de règle par l’institution scolaire ? Pour qui faisait-il sens alors?
    Le débat est grand et je n’y prétends entrer que de manière dérisoire, mais considérons peut être qu’il n’évoque guère pour les générations actuelles qu’une image terne et passéiste. Combien se plaignent de la littérature moderne du reste ?
    Le français d’aujourd’hui est celui des textos où chaque caractère est un coup financier. Un français pauvre donc. Ajoutez à ça une époque de paraître et de faux semblant et ne vous étonnez plus que ceux qui tentent d’user du verbe pour décrire quelque contour abyssal de l’existence ne trouvent plus écho parmi ceux qui feront le monde demain.
    Pour ma part, je suis un musicien amoureux de ma langue maternelle et, à entendre chanter si mal parfois, j’aime autant qu’ils le fassent en anglais, ces néo-chanteurs sans voix raisonnant comme ils le peuvent avec le vide qui les (nous) entoure, et qu’ils expriment si justement.

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  4. joan 3 août 2011 à 20 h 47 min

    My God ! congratulations : you’ve just told the whole truth about cette f…ing mode de ces damnés frenchies qui chantent en anglais !

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  5. Jean Théfaine 4 août 2011 à 10 h 06 min

    Débat terriblement opportun, que je partage illico sur ma page Facebook. Merci Michel.

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  6. Michel Trihoreau 4 août 2011 à 11 h 04 min

    « Le chanteur francophone qui s’exprime en Anglais, à moins d’être d’une exceptionnelle érudition dans une langue non maternelle, se contentera d’un niveau d’expression modeste. Aucun risque d’égaler Léo Ferré ou Léonard Cohen, chacun dans sa langue. La poésie avec son aura d’imaginaire et de création mentale perd la majeure partie de sa force dans la traduction. Imposer une langue étrangère dans une expression littéraire, c’est contraindre au minimum le rayon de la pensée. Pire encore s’imposer ce choix comme le font d’ambitieux écervelés, à la conquête du marché international c’est de l’automutilation…
    Ceux qui trahissent leur langue dans leurs chansons se livrent à une transaction commerciale, ils ne peuvent prétendre à la dimension artistique sauf dans de très rares exceptions. Ils prennent aussi la responsabilité de la destruction culturelle, au profit d’une aliénation au mercantilisme. La pensée réduite ouvre la porte au pouvoir de la consommation. C’est ce que souhaitent nos nouveaux maîtres. Les chanteurs français anglophones sont les « bons nègres » de la colonisation mondialo-libérale. »
    (Extrait de « La Chanson de Proximité »)
    Merci Michel d’avoir ouvert ce débat, o combien d’actualité.
    Fraternelles salutations d’un autre Michel.
    Michel Trihoreau

    Précision : « La Chanson de proximité » est un ouvrage (passionnant) de Michel Trihoreau, journaliste historique de « Paroles et Musique » puis de « Chorus », paru l’an passé aux éditions de L’Harmattan, dans la « collection Cabaret ». Faut-il dire que ce livre est préfacé par Allain Leprest ? MK

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  7. Evelyne Girardon 4 août 2011 à 11 h 29 min

    Voilà un article bien intéressant, mon cher Michel, et je t’en remercie.
    Cela m’évoque autre chose qui complète tes remarques. Car cette honte du Français, cette incapacité à le porter, s’entend partout.
    Je conduis souvent des week-ends de formations vocales par le biais des chansons de la tradition orale en français, et souvent, certain(e)s choristes disent : « c’est plus facile de chanter des polyphonies en italien qu’en français ! ». Je les écoute chanter en italien et je constate (sur du répertoire trad) que l’investissement vocal et la motivation semblent plus fort. Je me suis demandé pourquoi et je crois avoir trouvé : l’imitation des autres est plus facile, rapide, on joue aussi, sans le savoir, quelque chose qui nous dit en souterrain : » ma culture est bourrin, ringarde », on évite l’immersion dans sa propre langue dont on entend souvent dire qu’elle ne sonne pas.
    Quelle est cette honte ? D’où vient-elle ? Souvent on m’a demandé pourquoi je continue à chanter le répertoire trad en français : je le trouve beau, mystérieux, magique … facile à articuler et faire sonner. Il demande juste le même investissement à sa compréhension. Les images déposées en strates à l’intérieur nous en apprennent beaucoup sur ce que nous sommes. Heureusement, certain(e)s pensent comme moi, peu, nous ne sommes pas assez nombreux face au rouleau compresseur ambiant. Chez certains chanteurs, je note souvent, au-delà de la langue, un « accent » anglophone sur le Français, donc, cette histoire d’imitation est bien là. Idem à la TV ou les présentateurs du JT imitent CNN.
    Toutes ces réflexions demanderaient un temps large d’échanges, ce serait bien, un séminaire ? Je suis partante, le sujet est vaste.
    Et pour finir : le français est une langue très rythmique, ses voyelles engendrent des sons harmoniques magnifiques, encore faut-il, quand on le chante, abandonner les poncifs d’articulation nunuche venus d’ailleurs et surtout, porter les textes, leur sens évidents et implicites.
    On a aussi perdu l’amour de nos accents, quel dommage ! Heureusement à Lyon, il nous reste le marché de la Croix Rousse ou accent lyonnais et ceux des autres cultures (sur du Français) réinventent un parler plein d’aspérités.
    Pour info, on vient de m’offrir un très beau livre CD :
    Le beau parler François – Nicole Rouillé : La prononciation de la langue publique aux XVIIème et XVIIIème siècles
    Mon ami Jean Blanchard a fait une page sur le « bad parling », allez-y faire un tour : http://jeanblanchardb.free.fr/Cornemuses/Bad.Parling.html

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  8. arno tartary 4 août 2011 à 11 h 45 min

    Même ce son dont on gave les ânes est sans intérêt en français ou en anglais. Ecouter la radio à quotas ou aller dans un festival de chanson française est aussi insupportable et, quand quelqu’un fait quelque chose d’un peu singulier, il n’est pas diffusé. Il rentre pas dans la case. Il nous reste heureusement quelques belges (Karim Gharbi…) mais ils sont trop belges pour tous ces intégristes qui ne sont capables que d’ouvrir leur gueules et pas leurs oreilles (Barjac, Montauban, festival Dimey, etc). La faute à qui ? Ce n’est même plus un problème de langue, moi c’est la nouvelle scène qui m’écorche en général ! Les textes, la musique, l’attitude !

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  9. Janfi Bbcox 4 août 2011 à 14 h 00 min

    La « nouvelle scène française  » branchée est relayée, il ne faut pas voiler la face, par France Inter, programmée aux Vieilles Charrues, à La Rochelle, par des programmateurs plus soucieux d’audience facile que de vrai qualité (et je préfère quelquefois pourtant entendre Moriarty en anglais que le petit crétin du moment qui va chanter en français, sur un rythme techno, « je t’aime tu m’aimes ho ho ho mon amour, tous les jours. » A mon humble avis, le problème n’est pas la langue, c’est la qualité de la langue : écrire une chanson en anglais avec un niveau sixième, ou en français du RAP engagé ou enragé, c’est aussi insupportable, non ?
    Pour la qualité d’un texte de « Grand corps malade » (même son nom est une revendication !) combien d’inepties des nouvelles divas du RnB français ?
    Le problème c’est le manque de culture, le petit con Cocoon qui trouve Gainsbourg ou Brel ringard et laid, est représentatif de la jeunesse shootée à NRJ ou Skyrock depuis des dizaines d’années. Jeunesse qui n’a lu ni Rimbaud, ni Maupassant, ni Villon (ou qui dormait en cours de Français et, là, la question est pourquoi elle dormait en cours de Français ?) Qui n’a pas eu assez de passion, ni de coeur, pour leur faire comprendre le beau, le sublime chez Vian, chez Nerval ? Qui a posé la littérature et la poésie française comme rébarbative à « étudier « . En seconde, la prof nous disséquait « Voyelles » de Rimbaud : le texte perdait toute sa beauté. Elle ne parlait pas de la rebellion, de l’homosexualité de Verlaine, des mauvais garçons qu’ étaient les poètes, que certains textes étaient clamés dans les bistrots de Paris comme les séances de « slam  » aujourd’hui. Que la vie de Beaudelaire était celle d’un rocker. J’ai (et heureusement je ne suis pas tout seul) forgé mes bases culturelles et poétiques seul, en fouinant en lisant, en écoutant, mais surement pas grâce à ce que j’ai étudié en cours. J’ai eu la chance d’avoir des répères : Brassens, Brel, Barbara… Les mômes n’ont pas accès a ces trésors. Ils les ignorent, beaucoup ne savent même pas qu’ils existent.
    Les mômes se fichent de savoir si c’est en anglais ou en français, pourvu que ça se danse en boite et que ça ne demande pas de réflexion.
    Ils prennent ce qu’on leur sert à la louche, de la daube réchauffée, pas chère. Et la restitue telle qu’elle. Et ce sont eux qui consomment… Tout est une histoire de Fric… Tout est planifié, décidé, organisé pour décérébrer et faire consommer…
    Alors il faut produire, à la chaine et en anglais (ça se vend mieux encore)… Tout est planifié… C’est à vomir !!!

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  10. Delorme 4 août 2011 à 16 h 31 min

    Dans la rubrique Parlons chanson sur http://pierredelorme.free.fr , un texte sur le sujet Chanter en anglais (le point de vue d’un enseignant chanson à l’ENM de Villeurbanne). Yes man !

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  11. FX Liagre 4 août 2011 à 16 h 46 min

    Vu de Montréal, la scène francophone ne paraît pas encore submergée par une rupture de digue. Oui, Arcade Fire chante en anglais. Mais… c’est qu’on a pas mal d’anglophone en stock aussi !

    Et puis il faut-il parler des chanteurs qui chantent en français ICI, pas de ceux qui « s’exportent » en France et ne représentent qu’une infime sélection. Si cela peut vous rassurer un peu, il se chante et s’écrit toujours d’excellentes choses en français chez nous.

    Dans la proportion habituelle partout, à savoir que la qualité n’est jamais majoritaire ;-)

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  12. Arnaud Lachambre 4 août 2011 à 17 h 31 min

    D’accord avec tout ce que je viens de lire ici.
    Le français chanté par Higelin, Sarclo, Bernie Bonvoisin ou Evelyne, chacun dans son style, sonne magnifiquement.
    Que tous ces petits branleurs sans culture de la « nouvelle chanson française » ne sachent pas le faire sonner et préfèrent un anglais massacré pour aligner leurs poncifs affligeants, c’est finalement du pareil au même. La faute en revient surtout aux programmateurs radios et TV, et aux maisons de disques. A eux tous, ils forment la plus vaste entreprise d’abêtissement public depuis Interville !
    Le drame est qu’on donne depuis des décennies la parole à des gens qui n’ont rien à dire. On infantilise le grand public, et on fabrique des abrutis sans goûts ni références, qui vont perpétuer le modèle et réussiront à se cloner. De génération en génération, on abaisse ainsi le niveau général et le discernement le plus élémentaire. La fin de la foi dans l’école et le savoir, l’invasion des jeux vidéos et de la sur-consommation participent bien sûr du même processus.
    A l’heure d’internet et de l’accès à la connaissance pour tous, l’Empire s’empresse de tenir sous sa coupe un troupeau de moutons décérébrés et dociles. Et ces petits chanteurs et chanteuses de merde sont les hussards roses de l’abrutissement global. Le plus drôle est qu’il ne le savent même pas.

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  13. qfg 4 août 2011 à 17 h 42 min

    Une belle brochette de bons vieux réacs, les gars…
    Je kiffe Hugo, et je kiffe Cocoon.
    Vous avez mal ?
    Vous ne saisissez rien de ce qui se passe ici, sous vos yeux, entre vos oreilles. Vous êtes arque-boutés sur un rêve. Ces groupes ont des choses à vous dire, pourtant, de ce qui se passe, de ce qui fait qu’ils chantent en anglais, mais vous êtes sourds, comme bloqués. La seule conclusion que vous en tirez, c’est : ah, la culture mondialisée, ah les méchants saxons, ah, ils nous colonisent notre langue. C’est dommage. C’est ici, et maintenant. Brel, c’est mortel, ouais, mais il est dead. Un autre monde est possible. Juste écoute.

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    • David 28 septembre 2013 à 15 h 38 min

      enfin un commentaire sensé!

      Des vieux réacs, et pourtant, j’aime Brassens, Brel, Gainsbourg et compagnie, mais qu’on laisse les artistes faire ce qu’ils veulent. Le fond, personnellement, m’importe plus que la langue. Si l’émotion est là, c’est bon!
      peut-être que la lente disparition de la chanson française vient du fait qu’elle se replie sur elle-même!

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      • Michel Kemper 28 septembre 2013 à 18 h 36 min

        Savez-vous au moins, David, ce qu’est un « réac » ? (vous me copierez ce mot deux mille fois !). Ceux qui n’ont rien à exprimer que du vide, comme vous le faites, utilisent ces mots valises sans même savoir les utiliser. Si vous pouvez ressentir toute la gamme des émotions (rire, joie, colère, tristesse…) en écoutant une chanson en yaourt (toutes écrites avec un vocabulaire des plus rudimentaires que ne saurait traduire la moindre émotion), je vous paye des prunes. Et si vous êtes prêt à laisser crever votre langue maternelle… Dites, si vous avez des enfants, vous leur chantez des berceuses en quelle langue ? Quant à la chanson française, elle est loin de se replier sur elle-même : vous auriez un peu de curiosité que vous le sauriez. Mais si vous vous limitez à n’écouter que la radio, je ne peux rien faire pour vous, le cas est désespéré…

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  14. Gilbert Laffaille 4 août 2011 à 18 h 08 min

    Bonjour Michel, et merci de lancer cette discussion ! On peut tout faire avec la langue française, y compris la faire « sonner »: Trénet, Gainsbourg et quelques autres l’ont amplement démontré. Le hic justement, c’est que pour obtenir ce résultat il faut beaucoup de talent et/ou beaucoup de travail… J’ai animé pendant des années des ateliers d’écriture de chansons et j’ai à présent arrêté pour la simple et bonne raison que les stagiaires ne veulent pas, ne savent pas, n’ont aucune idée de ce que cela veut dire de travailler un texte. Autant ils comprennent en ce qui concerne la suite harmonique, la mélodie, le jeu de l’instrument, autant pour la langue ça ne passe plus : « c’est difficile » , est ce que l’on entend le plus souvent, quand ce n’est pas « oui d’accord je sais c’est pas terrible mais mon texte il me plaît comme ça ». C’est à dire que nous voyons apparaître une génération de jeunes qui n’ont pratiquement pas appris le français au cours de leurs études. J’ai moi-même été consterné par le contenu des manuels scolaires de mes enfants au cours de leurs études ainsi que par le niveau des profs avec lesquels j’ai été amené à travailler sur des ateliers. Ajoutez à cela l’environnement (radio, télé, pub, etc.) et vous aurez une bonne part de l’explication. Il y a aussi l’attitude : Brel, Brassens, Nougaro étaient des personnes fières, mais humbles par rapport à la langue et à l’expression, ils voulaient avant tout être des artistes, pas des vedettes. J’ajoute que je suis fan de Dylan, de Léonard Cohen, d’Angélique Ionatos, de Paolo Conte et d’Atahualpa Yupanqui… mais ces artistes-là écrivent des « Chansons de Parole » pas du yaourt !

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  15. Priestley 4 août 2011 à 18 h 09 min

    Tout ce que je viens de lire, article de Michel Kemper et commentaires, m’enchante, me rassure : alors, je ne suis donc pas seul à penser comme la plupart d’entre vous ? A réagir ainsi à cette aliénation linguistique qui dit l’indigence artistique, langagière et morale de nos jeunes chanteurs dont l’anglais misérable insulte cette langue de grande culture autant que la nôtre ?

    Pas seul, je pouvais malgré tout l’espérer, mais combien sommes nous ?
    Et si nous sommes nombreux, pourquoi ne sommes nous pas entendus ?
    Ne devrions-nous pas nous compter et nous organiser pour nous faire entendre ? Il y a plus d’enjeux sur ce sujet que celui de notre nostalgie et de notre frustration en ce domaine …

    Un peuple qui ne désire plus chanter, ni entendre chanter en sa langue est un peuple qui n’a plus rien à dire de lui-même, qui se méprise et qui est méprisé par les autres peuples. Comment le faire entendre à nos jeunes chanteurs français ? Comment leur rendre leur dignité ? Comment leur rendre le goût et la joie de chanter ce que nous sommes, ce qu’ils sont dans la seule langue, la nôtre, la leur, qui le peut ? Comment les déformater et les libérer de l’emprise orwelienne des grands marchands du monde et du marché total dont l’unification linguistique et culturelle en est la première exigence ?

    La réponse est sans doute à rechercher ailleurs que dans la plainte et le mépris de ces jeunes qui sont les proies et les victimes de cette emprise autant que ses serviteurs. Du reste, il n’y a pas que la chanson française qui a perdu sa langue : la science et la recherche françaises l’ont également perdue. L’enseignement supérieur français la perd peu à peu. Beaucoup d’entreprises françaises en France même imposent l’anglais comme langue de travail, y compris entre Français. La publicité française la délaisse souvent. Même l’armée française l’a abandonnée au profit de l’américain comme langue de son haut commandement. Madame Lagarde, comme ministre de la République française, donnait souvent ses instructions écrites en anglais à ses fonctionnaires français. Comme expert de la coopération internationale française en mon domaine, je suis presque systématiquement interdit de langue française : english only !
    Et il en va de même dans toute l’Europe et dans tant d’autres domaines.

    Alors, décidément, la chanson française en « anglais » n’est qu’un aboutissement d’un problème plus grave et d’une grande ampleur, soigneusement écarté du débat public par nos élites. C’est à elles qu’il faut demander de rendre des comptes. C’est d’elles qu’il faut exiger le droit de choisir librement notre avenir linguistique et de pouvoir encore entendre chanter en français.

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  16. urban 5 août 2011 à 10 h 32 min

    Je ne peux pourtant m’empêcher de penser également que les chansons en anglais sont belles, et les musiques qui les soutiennent aussi. Brel, Gainsbourg, Higelin (père, ou fils d’ailleurs), Brassens, bien sûr c’est génial ! Mais dans votre liste d’ »insipides » chansons en anglais, il y a des musiques que j’adore, des univers qui m’emportent à l’écoute : Syd Matters, Cocoon, Revolver, sont des groupes formidables. Je crois qu’il ne faut pas être trop définitif ni trop dogmatique lorsqu’on touche aux affaires de goût. J’ajouterai également que nous avons en ce moment des artistes poètes formidables qui écrivent en français et qui chantent en français : Benjamin Biolay (on parle souvent de lui pour ses qualités de compositeur ou d’arrangeur, mais je pense qu’on sous-estime ses talents d’auteur et de poète…), Florent Marchet, Jean-Louis Murat, pour ne citer qu’eux.

    Réponse : J’ai assisté, aux Francofolies, au concert de The Do et à celui d’Aaron. Oui, c’est bien fait, qui plus est agréable à écouter, j’y ai pris du plaisir : bon, au demeurant, je ne parle pas anglais et ne risque pas de comprendre quoi que ce soit. Mais mon article c’est pas ça. Je regrette cette propension à chanter en anglais, ces ondes qui font large place à ce phénomène dangereux, ces festivals et autres scènes qui amplifient encore le phénomène. Sur ces artistes français qui chantent en français, il y en a bien d’autres encore, mais qui, eux, n’ont bon bonnement pas accès aux médias ! Et, là, la liste est bien trop longue pour simplement l’entamer ici. Ce blog, NosEnchanteurs, tente de s’en faire (partiellement) l’écho. MK

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  17. Janfi Bbcox 5 août 2011 à 11 h 04 min

    La réaction de « kfg » est assez révélatrice en fait de ce qui se passe. Volontairement agressive et provocatrice, dans un français googeulisé, ou qui se veut branché (« juste écoute », « je kiffe ») elle illustre cette pseudo révolte à laquelle nous ne comprenons rien, nous les réacs, les vieux, en fait les parents !! Bien sur la révolution, ce ne sera pas nous, ancrés dans nos certitudes et notre pinard saucisson. La révolte ce sont les jeunes, les playstation, Naruto, la star académie et Facebook. La révolte ce sont les jeunes, pleins de neurones toutes neuves, de testostérone et de chocapics.
    Nous nous accrochons à un rêve, mais au moins, nous sommes acteurs de notre Rêve, Gilbert, Arnaud, Evelyne, moi. Nous jouons la musique, nous la chantons, en français, en occitan, en piémontais. Notre révolte d’ado à nous, nous l’avons déja vécu, intériorisé en nous impliquant dans la défense de notre culture. Notre langue, nos langues sont nos racines, celle que nous avons appris de nos ancêtres, celle que l’on entend dans nos rêves.
    Si c’est ça être réac, alors oui je suis réac.
    Dutronc s’est jadis moqué dans « Merde in France » de l’époque des yéyés qu’il connaissait bien, en chantant une chanson totalement en « lavabo », il expliquait que, dans les années 60, les groupes chantaient en faux anglais, changeaient leur nom pour des pseudo américain. Il y avait déja cette « honte » d’être français, ou de chanter en français. C’est loin, mes parents avaient 20 ans, c’est pas nouveau… Gainsbourg était déjà là, Brassens aussi, Aznavour, Ferré, on parlera d’eux dans 500 ans encore. Qui parlera de Cocoon encore dans 2 ans ?
    Et puis Brel n’est pas « dead », il est immortel. Je n’en dirais pas autant des jeunes groupes français en question : révolutionnaires qui comptent pour du beurre, débutant comme des stars finies (Balavoine, « Boppers en larmes »).

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  18. Aurélie 5 août 2011 à 20 h 11 min

    Gainsbourg nous manque quand même un peu beaucoup, on essaie de le faire revivre tant bien que mal http://www.gainsbourgforever.com/

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  19. André 6 août 2011 à 14 h 04 min

    Ami, entends-tu… Quel bonheur d’entendre s’élever quelques voix avides de textes travaillés, triturés, et qui gardent foi en une chanson qui ne se veut pas restrictive, mais émancipatrice. Tellement de beaux mots pour jouer.
    Merci Michel du coup de gueule !

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  20. Matthias Bressan 7 août 2011 à 17 h 26 min

    Je me permets de te tutoyer alors que nous ne nous connaissons pas.
    En consultant par hasard ton blog, je m’y suis senti chez moi.
    Je fais de la chanson et suis originaire de Bruxelles.
    Une ville francophone comme beaucoup d’autres : Les boîtes à chansons se comptent sur les doigts de la main et la culture mondialo-américaine est omniprésente sur les ondes télévisuelles et radiophoniques.
    C’est une ville qui, à l’instar de Montréal, est prise sous le feu politique de deux communautés linguistiques, wallonne et flamande.
    Combien de fois n’ai-je pas croisé d’artistes belges incroyablement doués mais qui refusaient de chanter en français, préférant l’anglais-passe-partout,
    médium caduque pour le rêve factice d’une carrière en strass et paillettes.
    Le rock anglophone wallon, sauf quelques exceptions, est la démonstration d’une tristesse hilarante (l’accent anglais y est bien torturé) dans lequel des tonnes de jeunes artistes belges francophones se lancent, dans une course culturelle perdue d’avance en y mettant beaucoup d’espoir et d’énergie.
    Quel est le but de mon courriel au fond ?
    En vérité, il n’y en a pas. Je me sais anonyme et faisant partie à mon niveau d’un mouvement de résistance culturelle prenant de l’ampleur.
    J’ai été ému par ton billet et il m’a renforcé dans ma conviction de coureur de fond culturel, endurant malgré tout.
    Merci donc pour la piqûre de rappel et peut-être à un de ces jours.
    Mathias

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  21. gérard 8 août 2011 à 11 h 39 min

    Alors, comme ça, c’est ringard, dépassé, « out of order », la chanson d’expression française ? Même si je suis heureux de constater que quelques uns y croient encore, et le disent ou l’écrivent si bien, comme M.Kemper, je suis quand même terriblement inquiet de constater qu’un auteur compositeur comme Jean-Pierre Réginal (40 ans de chansons, 14 enregistrements) a plus de dates en Allemagne et Danemark chaque année que dans le pays de sa langue d’expression. Depuis quelques décennies il anime des ateliers chansons dans ces deux pays, y donne des dizaines de concerts, y est invité à de grandes manifestations francophiles, fêtes de la Francophonie, avec un public composé pour une grande part d’élèves d’écoles et d’universités de 15 à 25 ans. Et croyez moi, ça marche, ils sont enthousiastes, eux qui parlent souvent bien mieux et plus tôt l’anglais que le français. Quel paradoxe, notre chanson portée par une jeunesse étrangère, qui, loin de chez nous, ne la trouve pas ringarde du tout.
    Un amical salut à Eric Vincent, qui, avant tout le monde, a compris qu’il était plus facile de défendre sa langue, par la chanson, à Boston ou Buenos Aires qu’à Bercy ou à …Barjac.

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  22. Lucie 9 août 2011 à 0 h 13 min

    Bonjour !
    Je suis tombée par hasard sur votre article et je ne peux m’y arrêter sans dire un mot. En effet, je suis âgée de 16 ans, et écoute tout autant du Brel ou du Gainsbourg que du Cocoon, Yodelice, et j’en passe. De plus, je compose un peu, et chante des chansons en anglais ET en français, bien que je sois de langue maternelle française ; mes chansons en anglais, je ne les écris pas pour une question de style, de mode, peu importe le mot utilisé : je le fais tout simplement dans un état d’esprit OUVERT, avec la conscience que l’anglais offre d’autres sons, d’autres possibilités, sans oublier que notre langue reste une très belle langue à chanter.
    En bref, sans vouloir vous offenser ni vous attaquer – là n’est vraiment pas mon but -, votre article me semble démesuré et un peu trop critique (je cite : « Leur pseudo posture artistique n’est qu’un vide sidéral, sidérant (…) » ), mais sans aucune porte sur une quelconque solution. Je n’ai pas l’impression que vous respectez le travail que font ces artistes. Ne pas chanter dans sa langue maternelle ne signifie pas la renier ! On se sent peut-être tout simplement plus à l’aise dans une autre, en l’occurrence l’anglais, langue très prisée pour la musique, et alors ? La musique, c’est subjectif, comme presque toute chose artistique je pense. Pourquoi autant analyser ? Vous n’aimez pas, n’écoutez pas ! Vous aimez, faites-vous plaisir et remplissez vos oreilles des mélodies que vous appréciez ! Au final, la solution, se résume en deux mots : le respect. Enfin, ce n’est vraiment que mon petit avis sur la question.
    Respectez le travail de ces compositeurs franco-anglais, ils respectent celui en français, tout va et ira bien (en admettant la remarque certes un peu exagérée du chanteur de Cocoon). Maintenant, je ne détiens pas la vérité, mais voilà ce que j’avais besoin de dire sur votre sujet, étant donné que je me suis sentie concernée.
    Je respecte malgré tout votre avis (pas forcément votre façon de le tourner, il faut bien vous l’avouer !) et espère ne pas vous avoir embêté trop longtemps.
    Bonne continuation !

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    • David 28 septembre 2013 à 15 h 47 min

      je n’aurais pas dit mieux! Bravo!

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  23. Bernadeth 11 août 2011 à 9 h 35 min

    Je reprends cette phrase dans le post précédent : « Ne pas chanter dans sa langue maternelle ne signifie pas la renier ! On se sent peut-être tout simplement plus à l’aise dans une autre, en l’occurrence l’anglais. » Je serai curieuse de savoir si ces anglo-chanteurs sont anglophones, donc aussi « à l’aise » pour PARLER anglais que pour chanter de l’anglais…

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  24. Philippe Barraqué 11 août 2011 à 9 h 39 min

    C’est un vieux débat que la chanson frenchy en français. Peut-être vaut-il mieux qu’elle soit dans un mauvais franglais pour cacher les fautes de goût et de syntaxe. Il y a encore aujourd’hui de très bonnes chansons en français mais les programmateurs des festivals ont été nourris au biberon du rock et du rap. Le jeunisme ambiant et une sacrée dose de médiocrité culturelle donnent les programmations standardisées qu’on connait ! La France a toujours eu la particularité d’accueillir à bras ouvert ce qui vient d’ailleurs et de dénigrer ce qui constitue ses racines, c’est à dire sa langue (même si elle n’est pas toujours facile à mettre en musique et à chanter !)

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  25. Cat 12 août 2011 à 13 h 52 min

    Un exercice qu’il m’est arrivé de faire, il y a une vingtaine d’années, quand j’ai commencé à être « choquée » de voir le nombre de chanteurs français qui choisissaient de chanter en anglais (et, au fait, pourquoi pas en allemand, en italien ou en espagnol ?). Mon niveau d’anglais ne me permet pas d’entendre si l’accent est bon ou si la grammaire est respectée, mais je suis capable de traduire en français les textes de leurs chansons… eh bien, la preuve est faite : c’est le néant, le vide intégral ! Si ça avait dû être chanté en français, ça aurait fait un bide total… alors qu’en anglais, ça passe ! C’est une langue où on peut chanter pour ne rien dire… et ils le font. C’est beaucoup plus difficile en français surtout quand les amateurs souhaitent trouver au moins une (voire deux) idées dans une chanson
    Cat

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  26. Swing 22 août 2011 à 10 h 28 min

    si le fait de chanter en français faisait une bonne chanson on n’aurait pléthore de bonnes chansons sorties ces derniers temps. J’oserai dire que pour moi, pas mal de chansons « nouvelle scène française » ou émanant de valeurs consacrées entendues récemment auraient gagné à être chantées en anglais voir même en espéranto ou en volapuk pour éviter qu’on ne les comprenne.

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  27. Norbert Gabriel 26 août 2011 à 10 h 00 min

    Idem, relayé ici
    http://postescriptum.hautetfort.com/archive/2011/07/27/chanson-francofolies-musique.html
    où la soirée Frenchfolies du 14 Juillet à La Rochelle m’avait beaucoup agacé.
    Je retiens comme aveu significatif ce que dit Lucie, « Quand je chante en français je chante faux, on est un peu à poil » Eh oui mademoiselle, la chanson ce n’est pas seulement babiller des insignifiances dans une langue étrangère qu’on appauvrit de ses approximations, pour des auditeurs qui n’en comprennent pas grand chose, c’est en effet se mettre à poil, comme le faisait Billie Holiday, quelqu’un qui n’aurait pas eu l’idée de chanter « Strange Fruit » en français de cuisine pour ne pas se mettre à poil… Et quand on essaie de comprendre ce que disent ces french-anglomaniaques, ça ne va pas rehausser l’image polyglotte de la France à Londres, si des Londoniens avaient l’idée saugrenue de tenter de lire vos « chansons » et d’en tirer un soupçon d’esprit, ou de sens..

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  28. Norbert Gabriel 26 août 2011 à 10 h 04 min

    « si le fait de chanter en français faisait une bonne chanson on n’aurait pléthore de bonnes chansons sorties ces derniers temps. »

    et le fait de chanter en anglais de Clermont-Ferrand améliore les choses ? un extrait d’une chanson de Yodelice :
    J’ai eu une conversation et j’ai laissé mon chapeau
    Mangé mon chien et promené mon chat
    C’est l’habituel dimanche avec une grippe
    Et je ne peux juste pas me remettre de toi
    Je mets tes bas dans mes bottes pourpres
    Et si je ne me remettais pas de toi ?

    C’est certain qu’il vaut mieux que ce soit chanté en anglais, et pour des français, parce que Shakespeare, je ne suis pas sûr qu’il aurait applaudi.

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  29. guillaume Robert 26 août 2011 à 16 h 06 min

    Je ne pense pas que le choix de la langue soit ce qui pose problème… Toute langue peut faire naître un beau texte si l’on a quelque chose à exprimer, et une bonne connaissance de ladite langue… Ensuite, chaque langue a sa propre musique, et réciproquement… Le phrasé du jazz est indissociable de l’américain parlé, et si l’on enlève l’exceptionnel génie de Nougaro, on se rend bien compte que le français n’est pas fait pour le jazz, notamment par l’absence d’accents toniques. Attention à ne pas dévier dans un discours franchouillard… Sinon, il y aurait beaucoup à dire sur le terrible déséquilibre de la chanson française, d’après moi, qui nous offre de beaux textes, de belles voix et de bons interprètes, parfois les mêmes, mais qui majoritairement nous envoie l’ensemble avec des musiques vraiment indignes du reste… Là encore, on sait qu’auteur, compositeur, et interprète, ce sont 3 métiers radicalement différents… Tout le monde veut toucher sur tous les tableaux… Mais honnêtement, parmi les milliers de chanteurs-chanteuses français(es) répertorié(e)s, qui va-t-on pouvoir citer comme étant au top dans ces 3 domaines… Je pense que le vrai souci se trouve là, et qui globalement discrédite la chanson française… Autre sujet, suffit-il de chanter en français pour faire de la chanson française ???
    Salutations musicales à tous les présents sur ce forum,

    Guillaume Robert

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  30. Jean-Mouloud 27 septembre 2011 à 14 h 48 min

    Bonjour,

    Je suis totalement d’accord avec cet article, j’aime l’anglais mais déplore le fait qu’il est devenu « ringard » pour bon nombre de chanter en français…
    La mode est à l’anglais dans notre pays et on casse du sucre sur les paroles francophones…
    Les Guignols de l’info, leader d’opinion par excellence, s’en donnent à coeur joie… alors que beaucoup chantent en anglais pour justement masquer la pauvreté de leur écriture…
    Vous remarquerez qu’on entend plus une seule chanson avec des paroles en français dans les pubs ou dans les émissions…
    C’est devenu tellement dingue que je connais certaines personnes qui en écoutent mais n’osent pas en parler autour d’eux de peur de paraitre « ringardes » … « bobo » ou je ne sais quoi…
    Combien de fois on a pu me dire « tu chantes en français haaaaaaan c’est la looooooooooose » sans même avoir entendu une seule de mes compos…
    C’est tout simplement triste mais de savoir que quelques personnes ont le même avis me rassure…

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  31. Origami 12 octobre 2011 à 21 h 29 min

    Je trouve ça déplorable le hors sujet que vous faîtes tous ici.
    Vous vous permettez de juger la qualité musicale d’artiste en utilisant des arguments tels que la conservation de la langue nationale. Ne vous a t-on jamais dit que la musique c’est de l’art ? Qu’au lieu de critiquer le fait que des français chantent en anglais vous feriez mieux de faire attention à leur musique plutôt ? Vous arrêtez pas de citer Gainsbourg, dois-je rappeler que ce fameux monsieur n’a jamais su chanter correctement de sa vie ? Alors oui c’est bien beau les textes, mais pour ça il y a la poésie. Qui dit musique, dit musicalité, mélodie, rythme, instruments. Et par rapport à ces critères là, ces nouveaux artistes folk français s’en sortent superbement bien. Arrêtez un peu de jouer aux vieux conservateurs, Cocoon, Moriarty et j’en passe ont beau chanter en anglais, ils se sont tout de même construit une identité musicale bien propre qui ,certes ne ressemble pas forcément à vos vieille références mais qui fait malgré tout ce que vous en dites, rêver des milliers de gens. Gardez vos vieux discours pour la politique, la musique n’a rien à faire la dedans.

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  32. Norbert Gabriel 13 octobre 2011 à 7 h 56 min

    Origami, la musique est un langage international ; nous sommes d’accord, mais la chanson, qu’elle soit de Paris, Liverpool, Chicoutimi ou Bamako, c’est paroles ET musique. Pas uniquement des produits à danser comme le souhaiteraient beaucoup de majors.
    Et la langue participe à une identité artistique. Depuis quelques années, l’Eurovision s’est mise à l’anglais. Résultat, que ce soit l’Islande ou la Tchétchénie, on a la même soupe formatée, quel intéret ? Il y a encore quelques pays qui jouent la carte de la personnalisation, qui proposent un reflet de leur couleur musicale, mais quand les Turcs par exemple font de la sous pop anglaise, il me semble que ça n’enrichit pas la culture en général…
    Ce n’est pas du conservatisme rétro passéïste, mais une quête d’originalité. C’est comme la cuisine, j’aimerais autant que les kebabs restent des kebabs et ne deviennent pas des simili mac do.
    Même si le Mac Do devient la version universelle de vite mangé, pour parler encore un peu français. Le fast food n’a rien de faste, et je crains que la mise à l’uniforme english de la chanson n’aille vers une perte d’originalité. Et si les paroles n’ont pas tellement d’importance, au point que des français fassent des textes anglais d’une pauvreté consternante, c’est pas de la chanson qu’il faut faire, mais de la musique à danser.
    Le folk, c’est aussi une musique qui veut dire quelque chose, avec des paroles qui se tiennent.

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  33. Origami 13 octobre 2011 à 18 h 46 min

    Bien, tu parles d’uniformisation de la musique. Même si les groupes cités ont des points communs (d’appartenir au même genre), ils sont loin de se plagier les uns les autres. C’est une méthode musicale parmi d’autres, on se débrouille pour faire passer des émotions avec pas grand chose, peu d’instruments, peu de moyens, mais ça reste efficace. Les paroles n’ont pas pour but d’être philosophiques, mais légères, et ça, Cocoon le fait bien comprendre. Maintenant vous faites une fixation sur les textes, je vais me permettre de faire le contraire et de critiquer par exemple le talent vocal complétement affligeant de Gainsbourg. Maintenant vous parlez de facilité en choisissant l’anglais, mais vous croyez pas que le plus simple encore pour se faire du fric serait tout simplement de s’aligner aux daubes pop purement commerciales qu’on nous envoie des USA ? La musique n’a pas (ou presque pas) de contrainte, laissez donc les artistes choisirent leurs outils…

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  34. Janfi Bbcox 13 octobre 2011 à 20 h 03 min

    Origami, Le dit Serge Gainsbourg a écrit une chanson « En relisant ta lettre » qui parle d’une lettre de rupture bourrée de fautes de syntaxe, de grammaire, d’orthographe. Il aurait pu l’écrire à propos de la tienne. Peut être ne savait-il pas chanter mais il savait écrire correctement. Il est là le problème aussi : on chante et on écoute en anglais parce qu’on devient incapable de sortir, ou d’écrire trois phrases correctes dans sa propre langue… Et puis quel culot, quelle certitude : qui es-tu pour juger du fait que Serge Gainsbourg ne savait pas chanter ! Et nos vieilles références s’appellent aussi Dylan et les Stones, Léonard Cohen, que citent Largement Moriarty et Yodelice. Il est intéressant de constater que les propos en faveur de ces chanteurs anglo sont volontairement agressifs, on nous traite forcement de ringard… ça me met en colère !

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  35. Origami 13 octobre 2011 à 23 h 30 min

    Mon cher, qui es tu pour dire que les artistes chantent en anglais parce qu’ils ne savent pas écrire en français ? Explique moi un peu sur quels éléments tu te bases pour prétendre de telles choses. Qui suis-je pour juger des capacités vocales de Gainsbourg ? Tout simplement car il ne chantait pas, il s’est contentais de parler durant la moitié de sa carrière. Je ne vois pas ou tu interprètes de l’agressivité la dedans, ce que je constate c’est que certains se permettent de traiter ces artistes d’imbéciles et de crétins alors qu’il ne sont même pas capable de produire une critique musicale correcte. Alors je veux bien donner, votre avis, on parle de musique là, parlez donc des instruments,des mélodies, des voix, des structures rythmiques. Essayez donc un peu d’argumenter votre opinion avec autre chose que « c’est pas du français, c’est nul », parce que oui, là ça donne un air vieux ringard fermé d’esprit…

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  36. Norbert Gabriel 14 octobre 2011 à 9 h 10 min

    Origami a répondu : « Mon cher, qui es tu pour dire que les artistes chantent en anglais parce qu’ils ne savent pas écrire en français ?  » Mais c’est un peu ce qui dit Emilie Satt, cette chanteuse qui a peur de chanter en français parce qu’elle aurait le sentiment de foutre à poil ; et puisque l’expression en anglais leur est si naturelle, pourquoi n’en font-ils pas leur langue quotidienne ? C’est une démonstration par l’absurde, d’accord mais, plus sérieusement, j’ai demandé à une amie qui vit à Londres depuis plus de 30 ans, qui connait toutes les subtilités de l’anglais, pour résumer son point de vue sur ces auteurs de chansons français qui écrivent en anglais : « C’est à peu près l’équivalent des romans Harlequin comparés à Dylan ou Hugo ». Donc faire du rock façon Harlequin, pourquoi pas ? Mais dans le genre, quand il y a Jim Morrison par exemple, la comparaison et l’indigence de ces néos anglo rockeurs n’enrichit pas la chanson en général.
    Et la fulgurance des textes de Jim Morrison est servie par des musiques d’anthologie, qui resteront dans la légende de la musique.
    Quand j’ai entendu « The end » la première fois, je n’ai pas eu besoin de la traduction pour être profondément ému. J’ai suivi quelques soirées concerts french rock Cocoon et qelques autres, ça ne m’a pas bouleversé, et pourtant j’avais un a priori favorable sur ce groupe.
    C’est du rock canada dry, et je préfère le rock d’alambic.
    Il y en a du bon, du fort, et du bien corsé. Même en français.

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  37. Origami 15 octobre 2011 à 19 h 01 min

    Ça ne t’a pas bouleversé…Pourquoi pas, c’est une question de goûts après on va dire. Moi je peux très bien te dire que chaque fois que j’entends Chupee de Cocoon, ça me met de bonne humeur, les paroles cassent pas des briques mais c’est léger, dynamique et ça se prend pas la tête. Et je pense que le fait que ce soit en anglais y est pour beaucoup.
    Toute les langues n’ont pas la même musicalité. Le français a beau être très riche, c’est très dur de le rendre percutant. On peut certes faire de belles phrases avec des milliers de mots différents mais ça fait très rapidement des phrases à rallonge qui ont du mal à s’adapter à un format musical. Donc dès que tu veux faire quelque chose d’un peu vivant et dynamique, ça oblige soit à faire des textes qui paraissent horriblement naïfs, soit à faire du texte un peu plus « parlé » que chanté, mais ça perd de son efficacité…
    Je pense que l’anglais permet plus de variances, les mots permettent en générale plus de rîmes et plus de combinaisons musicales.
    Un exemple tout bête : « I love you », tout le monde comprend et la sonorité passe relativement bien en musique. Amuse toi à mettre « Je t’aime » dans une chanson, ça fait immédiatement un aspect bien plus nais et pourtant c’est la même chose. Le français possède à mon sens un format qui n’est pas du tout adapté à certains styles de musique. Maintenant je trouve ça affligeant de critiquer des artistes par rapport à ça, que certains n’aiment pas, d’accord, mais dire catégoriquement que c’est de la musique pourrie, c’est de la critique facile qui s’éloigne bien trop des critères musicaux.

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  38. Janfi Bbcox 24 octobre 2011 à 15 h 45 min

    Ils vont être heureux Thiéfaine, Jonasz, Dutronc (père et fils), Paul Personne, Jean-Louis Aubert, Louis Bertignac, Arno, Stephan Eicher, Kent, Gaetan Roussel (Louise Attaque), Mickael Furnon (Mickey 3d), Mathieu Chedid, Manu Chao Catherine Ringer, de savoir que parce qu’ils chantent en Français ils ne sont pas du tout adaptés à certains styles de musique. Je pense qu’ils avaient vraiment besoin de ton avis, ça va bien booster leur carrière, ça, tout englués qu’ils sont dans leur pauvres chansons en Français qui ne swinguent pas du tout. Et les disparus Bashung, Nino Ferrer, Nougaro, Fred Chichin et tous les autres qu’ils ont fait fausse route… qu’ils auraient jamais dû chanter du blues, du jazz ou du rythm’ and blues en Français.

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  39. Janfi Bbcox 24 octobre 2011 à 16 h 45 min

    Dans les vivants j’ai oublié Tryo, Les Ogres, les Bérus, NTM, la Rue Ketanou, les Têtes Raides, Cabrel, Kent, Sanseverino, Higelin et tellement d’autres… Dans les disparus j’ai omis Mano Solo…

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  40. Lucien 20 décembre 2011 à 16 h 59 min

    Pour répondre à Origami : as-tu déjà entendu « Ma Mélodie » de M ? il dit « je t’aime » sans pour autant passer pour « un niais »

    vous êtes conditionnés par la langue anglaise et c’est bien dommage, n’est niais que ce que l’on a pas le courage d’assumer, toutes les chansons anglo-saxonne d’hier aurait été rédigé et interprété par des Français, tout le monde chanterait en Français, alors si l’art est un domaine sans limite, pourquoi se contenter de nous servir du réchauffé ?

    Paroles et musique vont de pair à mon avis, on ne regarde pas la télé sans son à ce que je sache ? ou sans image, sinon ça s’appelle de la radio !
    je pense que vous avez compris le sens de nos métaphores, il est indéniable que si demain on fait rédiger un texte sur la vie à tous les francophones natifs en français, puis en Anglais, la meilleure production se verra être celle en langue de molière, et oui désolé de vous décevoir.

    alors, une histoire de goût, de style ? pourquoi pas, mais aujourd’hui ça relève plus de la mondialisation/américanisation qu’autre chose. A bon entendeur, je ne suis absolument par contre ça ! je voue une profonde passion pour les langues, non, c’est juste que, s’amuser à écrire de la main droite quand on est gaucher, ça ne rime strictement à rien à pars perdre son temps !

    sur ce, bonne journée

    Musicalement, Lucien !

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  41. Nicolas 8 janvier 2012 à 14 h 31 min

    Bon ça y est… j’ai tout lu attentivement.
    Ceci afin de ne pas faire de répétition.
    Je trouve l’article bien fait, utile et les réactions le confirment.
    La musique est mon métier depuis 25 ans : dans la rue, dans des bars, dans des salles… (je suis, comme le dit si bien Chantal Goya, un « Never Has Been ») Et j’essaie d’écrire des chansons depuis l’âge de 10 ans. En espérant qu’un jour j’arriverai à écrire LA chanson idéale. (ou pas…) Celle aux multiples lectures, qui ne nous laisse jamais tomber sur scène, même amoindri par une grippe ou une crise existentielle. Celle qui va vers l’auditeur avec sa propre résonance. Celle qui ne nous appartient plus au bout du compte. Celle dont on oublie l’auteur des années plus tard.
    Ecrire une chanson est un long accouchement pendant lequel il faut n’avoir aucune complaisance. Espérer progresser c’est élever son degré d’exigence, être capable de remplir sa corbeille de papiers. Et, même si au bout du compte, on finit par sortir un morceau compliqué dans lequel il y a trop d’idées… ce n’est pas inutile. Car on apprend. On met le temps mais on apprend. Et le problème aujourd’hui c’est que les artistes en herbe pensent ne plus avoir le temps.
    Pour avoir déjà fait l’expérience, j’imagine à peu prés les étapes de création des chansons écrites par les artistes français qui chantent en anglais (mais pas seulement) : on jamme pour trouver une suite harmonique qui nous plaît (souvent convenue par manque de recul ou de culture)… on baragouine quelques mots clés « bulgares » qui « sonnent » pour forger la mélodie. Et après… Et après… et après on est dans la merde !
    Parce qu’il faut trouver l’essentiel : LE THÈME de la chanson. C’est là que le plus dur commence… et le plus passionnant !
    Ecrire en anglais contourne donc le problème*. Et permet par ailleurs de masquer – au delà de l’écriture- une certaine timidité et quelques problèmes orthophoniques (bien plus flagrants en français…). Difficile de bien « pauser » sa voix en Français, les résonateurs n’étant pas les mêmes, sans parler des accents toniques…

    Chanter en français, c’est beaucoup plus de boulot dans tous les domaines, sans garantie de résultat. Mais c’est ça qui est bon.

    (*Si on est habile (ce qui est rare), on peut aussi écrire en français avec du style mais sans fond, phrase par phrase : cela traduit le même aveu de faiblesse… ou le top du top => sans style sans fond et sans prononciation avec un accent anglais… et sous mixé !!! :-) … beaucoup trop d’exemples)

    J’ai écouté récemment un album d’artistes japonais chantant en français… ça m’a donné une idée de ce que pouvaient ressentir les anglo-saxons à l’écoute de nos frenchies…

    Allez… pour celui qui a eu le courage d’aller jusqu’au bout de ce commentaire un peu désordonné. Voici un extrait de « 1984″ (écrit en 1948):

    « Il existait toute une suite de départements spéciaux qui s’occupaient, pour les prolétaires, de musique, de théâtre et, en général, de délassement. Là, on produisait des journaux stupides qui ne traitaient presque entièrement que de sport, de crime et d’astrologie, de petits romans à cinq francs, des films juteux de sexualité, des chansons sentimentales composées par des moyens entièrement mécaniques sur un genre de kaléidoscope spécial appelé versificateur. »… « L’air avait couru dans Londres pendant les dernières semaines. C’était une des ces innombrables chansons, toutes semblables, que la sous-section du Commissariat à la Musique publiait pour les prolétaires. (…) Mais la femme chantait d’une voix si mélodieuse qu’elle transformait en chant presque agréable la plus horrible stupidité…. »

    Réponse : Merci pour ce commentaire important, Nicolas, sur un sujet qui l’est tout autant. Sur lequel nous reviendrons forcément un de ces quatre. Merci aussi pour ce passage d’Orwell : 1984 est un livre qui m’est parmi les plus importants. MK

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  42. Norbert Gabriel 8 janvier 2012 à 14 h 46 min

    Très bonne intervention, cher Nicolas… je vais re-relire 1984, ce passage m’avait échappé, faut dire qu’il y en a tant qui résonnent avec une actualité confondante …

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  43. Bla 12 janvier 2012 à 21 h 20 min

    lalalala

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  44. Michel Kemper 13 janvier 2012 à 10 h 56 min

    Extrait d’un entretien avec Michel Fugain, publié le 5 janvier 2011 sur le quotidien Le Soir (Belgique). Propos recueillis par Thierry Coljon.
    Dois-je dire que j’adhère bien à ces propos de Fugain ?
    « En ce moment, je suis interpellé par le fait que pratiquement tous les groupes naissants chantent en anglais. Pour moi, ce sont des collabos qui seront tondus à la Libération. La langue anglaise est plus facile. Mais tout va bien, ils peuvent toujours rêver de s’exporter. Mais si l’approche est marchande, dans ce cas-là je leur conteste le titre d’artiste. Ce sont des boutiquiers qui veulent faire de la thune. »

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  45. Pierre Rambaud 24 janvier 2012 à 1 h 25 min

    Vu du Québec profond, petit bémol dans le texte initial qui a généré cet excellent débat, qui reste toujours d’actualité dans la Belle Province. Et dans presque toutes les aspects du quotidien sauf (ou très peu) – à mon avis – dans celui de la chanson…
    « Même dans la fière province du Québec, où on sait ce qu’identité et résistance linguistiques veulent dire, même en Acadie où il fallut payer en vies le droit de parler et chanter en français, les digues cèdent. »
    Malgré l’érosion des berges du Saint-Laurent et les traditionnelles inondations printanières de la rivière Chaudière, les digues persistent, consolidées de jeunes résistances. Celles et ceux qui veulent faire carrière en anglais (et en ont les moyens musicaux et linguistiques!) n’ont qu’a traverser la frontière sud et à se frotter à celles et ceux d’en bas, mais avec le talent nécessaire à leurs ambitions. Si pour perdre une Céline Dion on gagne un Jim Corcoran, la chanson franco-québécoise en sort grande gagnante !…
    Nos problèmes de «relève» se situent ailleurs, mais c’est un autre sujet.
    Au plaisir de vous lire à nouveau. PR

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  46. txcx75 21 février 2012 à 10 h 18 min

    Pas eu le temps de lire tous les commentaires tant il y en a… mais je partage bien sur le point de vue de Michel et de bon nombres de ses lecteurs…
    J’y ajoute dans la liste non exhaustive des exilés (non plus fiscaux) mais linguistiques toute la petite bourgeoisie Versaillaise de Air en passant par Phoenix, la soit disante « French Touch » de Daft Punk et autres Gush.
    A l’heure ou notre Droite de plus en plus extrême nous parle d’identité nationale avec des discours qui frôlent la xénophobie il est curieux de constater que les bons petits Français bien propres sur eux chantent en anglais… Alors que la France de l’immigration, elle, chante en Français : la France du Rap chante en français, Zebda chante en français, Abdel Malik chante en français, mon côté Punk chante en français, Camel Arioui et HK et les Saltimbanques chantent en français…

    Quand à Cocoon, si ça peu la décomplexer un peu et leur donner des idées, il faudrait peut être lui dire qu’elle chante un peu faux aussi en Anglais :(

    Tom (auteur compositeur en Français du groupe Aron’C)

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  47. Chris Land 21 février 2012 à 14 h 36 min

    « La la la, mine de rien
    La voilà qui revient
    La chansonnette
    Elle avait disparu
    Le pavé de ma rue
    Etait tout bête »…

    Rien de prétentieux, d’intello, de prise de tête dans ces quelques mots qui semblent posés là comme une évidence. Et pourtant… Cette chanson, j’en suis persuadé, se fredonnera encore dans plusieurs générations.
    La chanson Française dans ce qu’elle a de spécifique, est amenée après qu’on ai voulu lui tordre le cou à rebattre le pavé de nos rues.
    Chris

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  48. christelle florence 23 février 2012 à 10 h 21 min

    Ha ha ! bien envoyé !

    et d’autres se lancent dans la chanson et chantent en « Français »… j’ai entendu ce matin sur Inter un « nouveau » chanteur (réalisateur qui se lance dans la chanson, dont je n’ai pas retenu le nom), qui emprunte méchamment (je crois que c’est carrément un plagiat du couplet, avouons-le) ses mélodies à celle de « Parlez moi de lui » de Nicole Croisille, avec des textes qu’on préfèrerait presque avoir en anglais pour ne pas à les entendre écorcher notre belle langue française…
    avec une belle interprétation bien forcée… bien – pas – naturelle… pour faire du sous-sous Brel en essayant de faire du Brel…

    Ahhhhh vivement que la belle chanson française arrive aux oreilles du grand public ! Parce qu’il y en a !

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    • leblogdudoigtdansloeil 10 avril 2012 à 18 h 16 min

      j’ai identifié le « coupable » Philippe Uminski… et j’ai aussi regardé le clip… ça vaut une bonne pénitence à s’infliger… C’est le genre de « produit » entièrement artificieux ou artificiel, ou les deux … et c’est en play list Franc Inter, c’est ça le pire ???
      N Gabriel

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  49. Norbert Gabriel 23 février 2012 à 10 h 40 min

    « qui emprunte méchamment (je crois que c’est carrément un plagiat du couplet, avouons-le) ses mélodies à celle de “Parlez moi de lui” de Nicole Croisille »

    C’est exactement ce que je retiens de ce « nouveau »… Et depuis quelques temps, dans la play-list d’Inter, j’ai eu plusieurs fois l’impression d’entendre des copiés collés de Dominique A, de La Grande Sophie, avec des « nouveaux talents » qui semblent savoir s’inspirer sans vergogne de chansons qui ont moins de 5 ans… Et je suis surpris que les programmateurs aient l’oreille à ce point distraite. Parce que tous les « anciens » dont s’inspirent les nouveaux, c’est sur France Inter que je les ai entendus… Ou alors c’est un hommage ? Dans ce cas, l’original est toujours mieux que la copie.

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  50. Le Bras Didier 10 avril 2012 à 16 h 59 min

    Je rejoins complètement vos propos sur la médiocrité de la chanson Française ou ce qu’il en reste … si peu de choses. Jean-Louis MURAT le seul chanteur qui vaille (après le départ de Bashung) a tellement raison. Il n’a qu’un tort le dire avec les mots crus, trop sans doute.
    La chanson Française celle qui passe à la télé … celle de Drucker … de Voulzy (avec ses copiers collers) … celle de Nagui qui ne dit jamais un mot au dessus de la ceinture …

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  51. Perfco 27 juillet 2012 à 12 h 57 min

    Hmmm. Permettez-vous à ce qu’une Anglaise qui adore la chanson, française et autre, fasse un ou deux petits commentaires?
    J’ai parcouru quelques dizaines de sites où s’expriment (longuement) ces jeunes Français qui chantent en anglais. Ce serait que c’est plus ‘sonnant’, ma langue (avec ses ‘th’ et ses p/d/t hyper-plosifs ??). Ou plus facile (x 5 le vocabulaire du français !). Et même plus mélodieux et plus apte à s’adapter à une musique (bien qu’au contraire du français, qui n’a peu ou pas d’accent tonique, l’anglais a des règles à suivre à cet égard ?)…
    Serait-ce donc vraiment « une langue où on peut chanter pour ne rien dire… et ils le font » (ce qui suggérerait que j’ai moi-même des progrès à faire vis-à-vis par exemple de Beau,beau,il est beau il est beau le lavabo)
    Nan nan nan. Moi je crois que c’est de l’exotisme, pas plus.
    Une seule chose me turlupine … pour QUI est-ce qu’ils chantent ? Car je peux vous confirmer que la plupart du temps on – (nous-les-zanglais) – on n’y comprend rien ! Ou si peu. Tenez, si – Je viens d’écouter une jeune se demander où étaient ses plombages. Mais attendez, non – elle chantait bien ‘fillings’ mais voulait apparemment évoquer ses sentiments (‘feelings’). Et il paraît que ça se vend…
    Oooooh la ! ID ! Peut-être que mes versions de Brassens, Brel, Fréhel, Barbara, Bénabar, Delerm et al. et j’en passe vous intéresseraient ! Et moi qui les réservait pour ma douche matinale… près de mon lovely lovely wash basin

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  52. J. Garnier 3 septembre 2012 à 19 h 22 min

    Bonjour! J’arrive sans doute tard dans cette discussion, mais je suis heureux de voir que des gens ont encore la fougue de vouloir écrire en français (j’en suis, j’écris d’ailleurs un album sur Rouen, travail de fou, mais intéressant). Il est certain que notre culture musicale prend l’eau depuis plusieurs années, certains écrivent de jolies mélodies, mais ont une paresse incroyable pour écrire en français ou s’ils écrivent en français, nous proposent des textes débiles avec des accords de guitare sèche qu’ils réutilisent pour trois chansons avec trois rythmes différents (Je ne citerai pas le nom). S’ils sont en partis responsables de ce nauffrage que l’on voit poindre à l’horizon, les productions en sont les premières instigatrices, elles préfèrent qu’on exporte avec l’anglais, plus rentables selon elles… Aux USA néanmoins, même s’ils ne comprennent rien au français, ils en restent très friands, mais c’est surtout pour l’apparence, le fun comme ils diront. J’espère juste qu’une nouvelle génération de chanteurs verra le jour, un peu moins grosse tête et paresseux sur la composition comme sur les textes! Bonne soirée à vous!

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  53. Dorémus 6 août 2013 à 12 h 07 min

    Cet article me fait du bien, cher Michel. J’ai des croûtes aux coudes tant mes manches sont retroussées.
    Amitiés,
    Benoît Dorémus.

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  54. François BELLART 19 septembre 2013 à 14 h 45 min

    Je suis tombé sur ce débat par hasard… et, désolé, j’ai pas tout lu, mais je suis bien d’accord avec le propos initial…

    Je voudrais ajouter une remarque : c’est très bien de chanter en français des chansons avec de beaux textes français… Encore faut-il qu’on puisse comprendre ces textes. Or, de plus en plus souvent, même à Barjac, le réglage sonore faisant la part trop belle aux instruments, la voix de l’artiste est couverte, et il n’y a au mieux que la moitié du texte qui soit intelligible par le spectateur de la salle. C’est très rare que j’applaudisse le « consoliste sonore », car il se comporte souvent comme un fossoyeur de la chanson à texte.

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  55. Oliwoody 20 octobre 2013 à 19 h 08 min

    Je trouve ce débat vain et stérile. Il existe de nombreux et excellents chanteurs et chanteuses ACTUELS (pas besoin de rester fixé sur Brassens, Brel ou Barbara, que j’aime beaucoup par ailleurs) qui chantent en français. Des noms ? Feu Bashung, Dominique A, Benjamin Biolay, Florent Marchet, Bertrand Belin, JP Nataf, Alex Beaupain, Oxmo Pucino, la Grande Sophie, Vanessa Paradis, Mathieu Chedid, etc, etc. Ouvrez donc vos oreilles, et surtout, votre esprit !,,

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  56. jeanthiebo 19 décembre 2013 à 12 h 25 min

    Une toute petite remarque : les chanteurs français qui chantent en anglais le font avec les mêmes arrière-pensées que les anglophones eux-mêmes, chantant dans la langue de Shakespeare. Sans toujours trop se soucier du propos que leurs textes véhiculent, et parfois même sans se soucier de porter un réel propos (l’anglais et le « yaourt » sont cousins, les beatles ont produits également une quantité assez impressionnante de textes assez vains). l’industrie musicale peut être rentable, procurer des émotions au public et un revenu à l’ »artiste » sans pour autant qu’il y ait de la qualité poétique dans les mots. C’est une réalité, et je dois avouer que si j’adore Biolay, Cantat, Delerm, Boggaerts, Albin de la Simone, Yves Jamait, Jean Guidoni, et consorts en partie (mais pas seulement) pour leurs textes, je dois avouer aussi que j’aime écouter Cascadeur, 49 swimming Pools, Syd Matters, qui chantent en anglais…
    Et pour faire éventuellement une découverte, n’hésitez pas à aller écouter un chanteur francophone de la « belle province », qui sort incessamment un nouvel album : Patric Michaud sur http://patricemichaud.ca/

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  57. ALCAZ (Jean-Yves Liévaux) 31 décembre 2013 à 14 h 58 min

    Je vois jean Musy qui intervient !
    Savez-vous qui est Jean Musy ?
    S’il vous plait, prenez le temps.
    La langue … et ses jeux ses sons …
    merci de ce que je lis.
    je me souviens une chanteuse française aux francofolies de Montréal, aux FRANCOs de Montréal, disant au public, ah la prochaine je ne trouvais pas les mots qui sonnent alors je vous la fais en anglais, le public ok ne bronche pas et en fait elle en a chanté 4 d’affilée… est-ce bien respectueux pour les Québécois qui luttent afin de ne pas perdre cette langue Française ?
    Provocation ou vocation de pro à vouloir toucher tous els marchés ?
    Mais les anglophones rigolent de ces chanteurs au mal accent, en mal de dire !
    Ce qui sûr aussi, désolant, c’est que le public a laissé faire sans rien dire …
    Merci Gilbert Lafaille d’exprimer cette réalité dans les collèges …
    mes propres enfants chantent en Anglais.
    Désolation !
    Croire, continuer de remercier cette langue qui tourne sept fois 77 fois et qui va revenir au coeur. Confiance.

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  58. Doussart 22 août 2014 à 10 h 00 min

    Bonjour

    Merci de parler de la chanson française, oui les jeunes n’ont pas appris suffisamment le français (à qui la faute ?)

    J’anime une émission sur la chanson française sur une radio locale et j’essaie à mon humble niveau de faire connaître quelques chanteurs moins médiatisés et il y en a beaucoup en France mais ignorés des grand médias …

    Pour ceux et celles à qui cela pourrait intéresser je donne des liens
    pour l’écouter… Merci à vous pour vos articles…

    Jean-Claude Doussart

    https://www.facebook.com/pages/L%C3%A9mission-de-JC/413841982021302

    http://mosaiquefm.fr/

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  59. Jean-François Schneider 26 octobre 2014 à 12 h 33 min

    On a dit les mêmes bêtises de l’Allemand ( malgré Marlène Dietrich !), l’arabe (malgré Khaled et bien d’autres…) etc. Le fond de l’affaire, n’est pas spécifique à la chanson : il faut se rendre à l’évidence, les collabos ont gagné… Et, le propre du collabo est d’épouser en les singeant les idées et les comportements du colonisateur, croyant ainsi sauver son amour-propre, son « estime de soi » comme dirait le psy de service. La chanson qui met le texte en avant, et la voix en avant, est décriée par ceux qui ont épousé la culture anglo-saxonne dominante qui ne voit dans le chanteur qu’un instrument parmi d’autres, définition déjà illustrée par le personnage du « crooner »… Idem pour l’écoute, qui doit se faire debout et non dans des fauteuils, et doit passer par le ventre avant les oreilles (boules quiess obligatoires), et ne parlons pas du cerveau…

    La manie de baptiser toutes les nouveautés (ou pseudo-nouveautés ) de nom anglais (ou pseudo anglais bien souvent) participe de la même négation de soi-même. Mais, est-ce tragique ? Après tout, nous sommes tous des descendants des gallo-romains, qui ne furent ni les premiers ni les derniers… collabos !

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  60. lopane 17 septembre 2015 à 19 h 51 min

    Un chanteur que j’aurais voulu entendre chanter en français c’est shannon hoon de blind melon personnellement, je pense que ça aurait largement valu les beatles.

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  61. Oli Trompette 15 septembre 2016 à 10 h 16 min

    Mon opinion personnelle : j’ai 30 ans, j’ai passé mon enfance bercé par les goûts « soixantehuitard » de mes parents (beatles, stones, genesis, pink floyd,…) mais aussi une certaine chanson française de qualité (brel, higelin, le forestier,…). Adolescent, j’ai continué logiquement à m’intéresser à ce style rock qui a façonné mes goûts musicaux. Force est de constater qu’en la matière, l’offre en langue française est (et était) relativement limitée. Surtout lorsque, comme moi, on considère Indochine et Téléphone comme de la pop acidulée. Bref à part noir désir, les années 90 ne m’ont laissé aucun souvenir franco-rock sympathique. La raison ? Culturelle probablement… Le rock est par essence une musique de culture anglo-saxonne, même si vaguement et lourdement copié par des mitchell, rivers, et autres Halliday (oui je vais me faire détester là) mais sans réel succès hors de nos frontières. Voilà pourquoi beaucoup de jeunes aujourd’hui qui veulent faire du rock chantent en Anglais, parce que la langue de Shakespeare en est tout simplement indissociable.
    Alors bien sûr l’anglais n’empêche pas que comme en français, on se retrouve avec des groupes pourris balançant des textes insipides sur des arrangements convenus. Mais comme en français on se retrouve également avec quelque perles qui, à l’instar de Stromae avec la langue de Molière, n’exprimeront le maximum de leur talent qu’avec des textes en anglais… En conclusion, je pense que le caractère culturel d’un genre musical n’est pas à exclure de ce type de débat. Quoiqu’il en soit, donnez-nous plus de perles anglos-frenchies comme Phoenix que de Maitres Gims à zapper comme jamais en français…

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  62. Claire Debard 15 septembre 2016 à 11 h 32 min

    Je vis en Allemagne où la situation est encore pire (pas de quotas dans les radios…) mais où la chanson française reste très admirée – surtout les artistes d’il y a qques décennies, bien sûr, mais les plus jeunes aussi, ainsi que les Français qui ont su défendre leur chanson et continuer à chanter en français ! Beaucoup d’Allemands auraient du mal à croire que la situation est aussi grave en France ! Les jeunes artistes vains aux productions d’un vide sidéral n’ont pas encore réussi à entamer l’image de la France et de ses chanteurs ou chansonniers…

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  63. sarclo 7 février 2017 à 22 h 38 min

    Le Nobel de littérature n’a pas été attribué à Brassens mais à Dylan. Dylan a plus fait pour la chanson française que Pierre Bachelet et Serge Utgé Royo, parce qu’il a bousculé la façon de construire une chanson. Il va dans l’onirique sans être pédant, dans les archétypes sans être lourdingue, dans l’engagé sans être chiant. Personne en France ne sait faire ça et c’est une richesse que de s’en inspirer. Evidemment il faut comprendre l’anglais… Les traducteurs de Dylan profitent de la mauvaise connaissance de la langue anglaise de leurs compatriotes pour dire « on peut pas traduire, alors on fait des adaptations »… que le cul leur pèle. On peut tout faire en français, y compris traduire Dylan ou d’autres, et Kemper a raison de le dire mais il a tort de décrier l’anglais, parce que je voudrais bien que le français puisse hululer « I’ll be your baby tonight »

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  64. Catherine Laugier 10 février 2017 à 2 h 35 min

    Ce n’est pas l’anglais qui a été critiqué, mais le succédané d’anglais utilisé par certains français qui ne le maîtrisent pas (ça fait bien rire les anglais). A noter que Morgane Imbeaud a quitté le duo Cocoon et chante en français, je ne sais pas si c’est mieux, je ne l’ai pas entendue. Tous les artistes (jeunes et moins jeunes) à qui j’ai demandé pourquoi ils écrivaient en français malgré la mode de l’anglais m’ont tous répondu la même chose : on ne peut s’exprimer correctement que dans sa langue maternelle. Ça ne vaut évidemment pas pour les parfaits bilingues.

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  65. Catherine Laugier 20 mai 2020 à 18 h 41 min

    Moriarty n’a pas à être citée dans cette liste d’artistes qui usurpent la langue anglaise. Sa chanteuse, co-autrice et compositrice, Rosemary Standley, a un père américain et a toute légitimité à s’exprimer en anglais.
    Dans d’autres projets musicaux, avec le pianiste Sylvain Griotto ou la chanteuse brésilienne Dom La Lena elle chante aussi en français, reprenant notamment des poèmes de Maurice Carême ou de Sully Prudhomme, excusez du peu, des chansons de Bashung ou de Brel, des mélodies de Poulenc ou de Gabriel Fauré. Elle chante en anglais, en espagnol, en catalan, en allemand, en italien. La musique ne connaît pas de frontières.
    Ne nous trompons pas de cible. S’il y a des « artistes » qui appauvrissent la langue, d’autres l’enrichissent.

    Par ailleurs, si Charlotte Gainsbourg chante en anglais, elle y est légitime, étant franco anglaise. Izia est revenue au français et Morgane Imbeaud chante en français et souvent avec Jean-Louis Murat, cité parmi les auteurs français qui comptent.

    Et encore une fois, de nombreux artistes qui ont débuté en anglais en viennent souvent au français à la maturité, quand ils commencent à faire des albums plus personnels.

    Laissez-moi garder l’espoir que le français reste bien vivant en musique et en chanson.

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