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Djamel O’Touil, le chanteur qui renaît au tout public

Djamel O'Touil (photo DR)

Djamel O’Touil (photo Christelle Touil)

Ceux qui connaissent Djamel Touil aiment la chanson pour enfants. Ou sont carrément des enfants, parfois des anciens, des repentis.Tous savent le chanteur de Méga-mômes : ça fait plus d’un quart de siècle qu’il sillonne l’Hexagone, plus loin même, pour ravir des générations de gosses. En plus il le fait bien.

Avant de chanter pour eux, avant d’en faire aussi (il est père de cinq enfants), histoire d’avoir un public sous la main pour tester chaque nouvelle création, Djamel Touil était chanteur pour les grands d’abord chanteur et parolier du groupe Baraband (avec son frère Kamel et Patrick Celette), puis en solo, comme un grand. Voyez comme le temps passe : c’était en 45 tours, c’est dire, d’un autre siècle.

Il captait alors l’air du temps, le reggae omniprésent, la rap qui s’insinuait, les banlieues à feu et à sang, le statut des jeunes filles de ces quartiers, partagées entre deux cultures, entre le devoir de soumission et l’envie d’être femmes. Ça nous avait entre autres donné Nassera et Trop petit pour ma haine, de vrais tubes pour ceux qui, dans la région stéphanoise, connaissaient.

cd.touilIl y a deux ans, Djamel était une première fois sortit de sa réserve d’enfants, pour commettre un disque d’un autre âge, d’un autre air, de plus loin et proche à la fois, d’Eire qui est tout sauf du vent. Touil l’irlandais se présentait à nous. Djamel nourri depuis toujours une passion pour tout ce qui est celte. Lui c’est celte et poivre, comme la couleur de ses cheveux. Tant qu’il produit aussi (seuls les pros le savent) des artistes irlandais, des pointures qui plus est, tel Dónal Lunny.

Voici un ep, cinq titres seulement, sous le nom de Djamel O’Touil : le celte gangrène jusqu’à son nom. En fait la reprise, d’abord en français puis en anglais, de son succès d’il y a longtemps : Trop petit pour ma haine devenu par je ne sais quel esperanto Po petit po ma end. Et de cet autre que fut Nassera. Ainsi que deux autres titres, des nouveaux. Adolescence, très belle chanson sur lit de notes celtes. Et Se faire à l’idée, sur un thème proche de Nassera, sur le carcan culturel qui emprisonne trop de jeunes filles et ampute leur liberté.

On se ressurgit pas comme ça à la chanson de caractère. Ce cinq titres ne peut être que le tremplin d’un album, un vrai, à venir. Qu’on attend déjà. Non d’ailleurs pour jeter un regard vers le passé mais pour envisager l’avenir dans l’acuité de nouveaux titres.

Djamel O’Touil, Po petit po ma end, 2014. Le facebook de Djamel O’Touil c’est iciImage de prévisualisation YouTube

Une réponse à Djamel O’Touil, le chanteur qui renaît au tout public

  1. Babeth 25 mars 2014 à 23 h 49 min

    Pleins de souvenirs cette chanson… années lycée… nostalgie..
    belle nouvelle version… je dois encore avoir le 45 tours (oui ça existe!) de Nassera …

    Répondre

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