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Izia : yeah ooh aaah, je chante en français

Izia-La-Vague-2015Izia Higelin est cette semaine à l’affiche de La belle saison, film de Catherine Corsini, avec Cécile de France, qui traite d’amours lesbiens dans les années 1970. C’est son quatrième long métrage, dans l’attente de son cinquième à sortir cette année, Saint-Amour, de Gustave Kerven et Benoît Delépine.

Occasion pour nous de revenir sur son récent album, La Vague, paru en avril dernier.

Izia nous avait habitués à hurler dans une langue qui n’était pas la sienne. Aussi l’annonce d’un disque en français, où l’artiste retrouvait le plaisir de faire rimer les mots dans sa langue était prometteur.

Ressenti mitigé. Le disque produit par Johnny Hostile se veut pop, l’électronique plus dance que planante a remplacé le rock très 70’s. Cette musique plutôt élaborée de Baby ou de So much trouble, où elle déployait une énergie à la Janis Joplin. Et l’expression en français fait parfois ressortir le manque d’originalité des paroles…

Après l’indigent Hey de son auteur Mathieu Peudupin, et ses sept phrases, viennent La Vague et You dont elle a écrit textes et musiques. Un peu d’ampleur, malgré quelques redites et la manie de ponctuer le texte d’onomatopées Oh ou yeah : « Tes signes se perdent dans le souffle du vent  / Tu sèmes les rafales et le temps Ooh  / Sous ta peau Le sel et le sang se mélangent  / Du sable mouvant jusqu’aux hanches Ooh » « Yeah You  / Je te donne tout /  Hou hou hou  / Yeah You  / L’amour les coups / Hou hou hou /Yeah You ». Elle y replonge avec des AaaaaaaHaaa dans Reptiles, au rythme, avec ses ruptures, assez prenant cependant.

Les ennuis  commencent avec Orelsan et les cœurs très pop derrière, continuent avec Silence radio et cette voix un peu aiguë, un peu agaçante, qui ne s’infléchit vers les graves que dans l’anglais de la bilingue Bridges.

On finit heureusement sur le tourbillonnant Autour de toi (vous pourrez vous laisser aller à danser par une belle nuit d’été) et surtout sur Tomber, coécrit avec Mathieu Peudupin pour le texte et Sébastien Hoog pour la musique, où sa voix se fait enfin nuancée, tour à tour grave et montant doucement dans les hauteurs, avec un accompagnement sobre et un rythme lancinant. Le texte ne comprend encore que quatre phrases banales, plus un refrain plus conséquent, où son interprétation convaincante nous fait entrer : « Par tous les étages on m’a vue passer / Traversant le vide les deux poings serrés / Tomber dans ton jeu en sortir brisée…»
Il reste à Izia, si elle veut continuer en français, à trouver le goût de faire chanter les mots et les sonorités de sa langue avec l’originalité de son père ou de son frangin… Elle en a certainement les moyens, avec déjà à 25 ans un bon palmarès derrière elle ! 

 

Le site d’Izi, c’est ici ; ce que NosEnchanteurs en a déjà dit, c’est là. Image de prévisualisation YouTube

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