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Calogero, sincères artifices

CALOGERO Les feux d'artifice 2014A l’occasion de la sortie sur les plateformes de téléchargement en juillet de l’album Les feux d’artifice (sorti physiquement fin 2014 et certifié disque de diamant mi avril 2015), pourquoi ne pas se pencher sur le succès de cet album.

Il s’agit d’un curieux mélange de pop aux influences anglo-saxonnes (Je veux conduire en Angleterre, l’Éclipse, Jimmy, bilingue avec Cats on Tree) – cet album est réalisé et arrangé par Allan O’Connel – et d’interrogations existentielles (Le monde moderne). Les musiques sont composées par l’artiste, qui a fait appel pour les textes à Alex Beaupain, Paul Ecole ou Marie Bastide. On y retrouve les interrogations de ces chanteurs arrivant à la maturité de leurs quarante ans, tels Cali ou Raphaël, faisant le bilan de leur vie personnelle, tout autant qu’une analyse de la société.  Et puis des mélos réussis (Le portrait, sur le deuil d’une mère, Avant toi, chanson d’amour, musique Calogéro, paroles Alex Beaupain).

Il s’ouvre sur Fidèle « à son quartier, à ses choix, à sa mauvaise foimais surtout fidèle à la musique», sorte de bilan de vie qui m’a touchée à la seconde écoute, avec ses contradictions, et l’efficacité de son rythme pop entêtant. 

Reprise de la chanson de circonstance Un jour au mauvais moment, sur les évènements d’Échirolles, qui irrite ou touche, malgré son rythme à danser et ses chœurs d’enfants cousins de ceux de Raphaël.

Légèreté de la voix, qui évoque parfois celle de Michel Polnareff, particulièrement dans Avant toi ou dans Cristal, et des arrangements pop. Émotions simplement exprimées, mêlées d’énergie dans le très actuel J’ai le droit aussi.

Fragilité du personnage qui veut cueillir les étoiles dans une atmosphère planante (Les feux d’artifice).

Jolie évocation de la ballerine contrariée qui sommeille dans toutes les jeunes filles dans la boîte à musique, délicate sans tomber dans la mièvrerie.

La version Deluxe compte deux titres bonus, avec la très réussie Au clair de la lune aux soucis écologiques, sur un texte de Paul Ecole (« Oh qu’elle est triste ma comptine / Qu’elle est inquiète ma chanson ») et des versions acoustiques épurées du Portrait et d’Un jour au mauvais endroit.

Les ballades romantiques sont agréables. Plus que l’ambiance trop 80’s d’Elle me manque déjà, pourtant écrite par Dominique A. Le mélange efficace de sensibilité fragile et de mélodies douces ou plus acidulées, la facilité à partager ses émotions avec la foule font le succès populaire de cet artiste.

 

Calogero, Les feux d’artifice, 2014. Le site de Calogero, c’est iciImage de prévisualisation YouTube

Une réponse à Calogero, sincères artifices

  1. catherine Laugier 1 septembre 2015 à 11 h 19 min

    A réserver à ceux qui ont gardé leur âme d’enfant, ceux qui rêvent avec des étoiles plein les yeux, Les feux d’artifice:
    https://www.youtube.com/watch?v=Tu3EZZUyu_4

    Répondre

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