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Bruno Brel « Les émigrants »

BREL BRUNO Détours d'horozon 2011Ils ont au fond de leurs yeux
Un peu du ciel de chez eux
Ils ont au fond de leur cœur
Des accents venus d’ailleurs
Ils ont encore dans leurs mains
Un peu de terre de leur coin
Ils ont les larmes de ceux
Qu’ils ont laissés derrière eux

Ils ont des chansons à boire
Mais le vin n’est pas le même
Ils racontent des histoires
Plus douces que des poèmes
Ils brûlent leurs souvenirs
Pour être moins malheureux
Et s’inventent un avenir
Qui ne dépendra pas d’eux

Bruno Brel

Paroles et Musique de Bruno Brel. Chanson extraite de l’album « Détours d’horizon » (2011)

 

Même s’il manque une strophe et demie à cet enregistrement,  il me semble indispensable d’écouter ce titre… CL

Une réponse à Bruno Brel « Les émigrants »

  1. catherine Laugier 2 septembre 2015 à 11 h 40 min

    Texte intégral :

    Ils ont au fond de leurs yeux
    Un peu du ciel de chez eux
    Ils ont au fond de leur cœur
    Des accents venus d’ailleurs
    Ils ont encore dans leurs mains
    Un peu de terre de leur coin
    Ils ont les larmes de ceux
    Qu’ils ont laissés derrière eux

    Ils ont des chansons à boire
    Mais le vin n’est pas le même
    Ils racontent des histoires
    Plus douces que des poèmes
    Ils brûlent leurs souvenirs
    Pour être moins malheureux
    Et s’inventent un avenir
    Qui ne dépendra pas d’eux

    Les émigrants ont le cœur si grand
    Qu’ils ont tout l’univers dedans

    Les fatigues du voyage
    Dessinent sur leur visage
    Des rides qui à vingt ans
    Vieillissent un peu le printemps
    Ils ont vingt mille chansons
    Ramenées de l’horizon
    Et d’une noce rythmique
    Naît la nouvelle musique

    Ils ont amené les cousins
    Et les enfants de voisins
    Les filles pour faire la cuisine
    Et des garçons pour l’usine
    Ils ont amené une vieille
    Pas encore trop près du lit
    Pour que les soirées de veille
    Elle les emmène au pays

    Les émigrants ont le cœur si grand
    Qu’ils ont tout l’univers dedans

    Quand au bout de leur voyage
    Ils débarquent dans un nid
    Ça ressemble à un naufrage
    Mais pour eux c’est le paradis
    Les murs gris sont des fenêtres
    Pour ceux qui viennent d’ailleurs
    Car il suffit d’un peut-être
    Pour faire jaillir le bonheur

    Ils vont peindre la maison
    Avec les cris des enfants
    Et tendre sur les saisons
    Le linge qui claque au vent
    Ils vont nourrir de leur sang
    Les racines de vos vergers
    Quand repoussera le printemps
    Ils ne seront plus des étrangers

    Les émigrants ont le cœur si grand
    Qu’ils ont tout l’univers dedans

    Certains enfants du voyage
    Refont toujours leurs bagages
    Parce qu’ils ont dans le cœur
    Le goût d’un lointain ailleurs
    Parce qu’ils faut des rivières
    Pour que s’abreuve la mer
    Parce qu’il faut des mains de fer
    Pour arracher les frontières

    {x2:}
    Pour que toutes les ordures
    Soient pas sur le même tas
    Pour qu’il y ait de l’aventure
    En dehors des cinémas
    Pour perpétuer la race
    Du seul pays qu’est la Terre

    Pour montrer à ceux d’en face
    Qu’on est presque tous des frères

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