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Avec le temps 2017. François and the Atlas mountains, au sommet des rêves

François and the Atlas mountains

François and the Atlas mountains

10 mars 2017, festival Avec le temps, Espace Julien à Marseille,

 

Deuxième co-plateau à l’espace Julien, voici  le Charentais Frànçois Marry, auteur, chanteur et guitariste, et ses « montagnes », Amaury Ranger aux percussions et à la basse, Jean Thévenin à la batterie, et depuis peu David Nzeyimana aux claviers et à la guitare.

Après le concert de Fishbach, telle une Pythie tragique sur une musique électronique dansante, l’atmosphère est toute différente avec ce voyageur rêveur, presque idéaliste, qu’est Frànçois, de Bristol à la Belgique, de l’Afrique à la Colombie. S’il est bien conscient de sa chance de pouvoir vivre confortablement de son art, puisant dans ses rencontres humaines et musicales l’inspiration de sa musique, il est aussi attentif aux interrogations de ses contemporains, à la confusion dramatique du monde qui l’entoure. Le voici en lutte contre Le grand dérèglement « L’essence du pays échappe / L’histoire la rattrape, l’exode les happe / S’étale sur plusieurs années / Au milieu avale la méditerranée ».

ENTRE LA SOIE ET LE CHANVRE Après trois albums plus confidentiels en anglais, seul ou en groupe, François Marry nous livre ici le quatrième de ses  LP sous le nom de Frànçois and the Atlas mountains, 10 titres entièrement en français bien que sorti sous le label anglais Domino. Plaine inondable en 2009 ne comportait que 3 titres en français, E volo love, 2011, 4 , et Piano ombre, 2014, 7, avec La vérité et La fille aux cheveux de soie qui ont assis la réputation du groupe, une pop des grands espaces fantastique et tribale. S’y ajoute en 2015 un EP de 4 titres, L’homme tranquille. L’album de 2017, enregistré d’une traite à Molenbeek en Belgique, ne se veut plus seulement poétique mais plus ancré dans le monde qui l’entoure, avec des chansons engagées, Le grand dérèglement,  Apocalypse à Ipsos ou 1982 sur la désillusion des rêves humanistes. La fragilité d’un adolescent , la perte amoureuse plus dramatique que tous les malheurs de l’humanité, l’érotisme, la femme éternelle sont aussi thèmes abordés dans l’album. Les sonorités vont de la douce ballade où la voix susurrée peut évoquer celle de Polnareff, sur fond de sonorités et de chœurs entêtants (Rentes écloses), au rock délirant presque punk de la Bête morcelée, en passant par les sonorités répétitives et primitives d’Âpres après qui tournent comme un manège fou. A part le daf (tambour turc) du Grand dérèglement, les sons y sont moins africains que dans de précédents albums. Les textes autour de phrases revenant en leitmotiv semblent  au choix, poésie fulgurante « le cœur devenu lourd comme un caillou de Cayenne »,  ou écritures automatiques; la voix, un peu nasale, un peu fragile, suivant les goûts, suave ou irritante. Mais l’album devrait vite devenir addictif, le premier étonnement dépassé.

« SOLIDE MIRAGE », NOUVEL ALBUM 2017, ENTRE LA SOIE ET LE CHANVRE
Après trois albums plus confidentiels en anglais, seul ou en groupe, François Marry nous livre ici le quatrième de ses LP sous le nom de Frànçois and the Atlas mountains, dix titres entièrement en français bien que sorti sous le label anglais Domino. Plaine inondable en 2009 ne comportait que 3 titres en français, E volo love, 2011, 4 , et Piano ombre, 2014, 7, avec La vérité et La fille aux cheveux de soie qui ont assis la réputation du groupe, une pop des grands espaces fantastique et tribale. S’y ajoute en 2015 un EP de 4 titres, L’homme tranquille.
L’album de 2017, enregistré d’une traite à Molenbeek en Belgique, ne se veut plus seulement poétique mais plus ancré dans le monde qui l’entoure, avec des chansons engagées, Le grand dérèglement, Apocalypse à Ipsos ou 1982 sur la désillusion des rêves humanistes. La fragilité d’un adolescent , la perte amoureuse plus dramatique que tous les malheurs de l’humanité, l’érotisme, la femme éternelle sont aussi thèmes abordés dans l’album. Les sonorités vont de la douce ballade où la voix susurrée peut évoquer celle de Polnareff, sur fond de notes et de chœurs entêtants (Rentes écloses), au rock délirant presque punk de la Bête morcelée, en passant par les portées répétitives et primitives d’Âpres après qui tournent comme un manège fou. A part le daf (tambour turc) du Grand dérèglement, les sons y sont moins africains que dans de précédents albums. Les textes autour de phrases revenant en leitmotiv semblent au choix, poésie fulgurante « le cœur devenu lourd comme un caillou de Cayenne », ou écritures automatiques ; la voix, un peu nasale, un peu fragile, suivant les goûts, suave ou irritante. Mais l’album devrait vite devenir addictif, le premier étonnement dépassé.

Même si sa musique utilise largement les possibilités de l’électronique, les guitares et basse, soutenues par les percussions, s’y taillent la part du lion dans une rock-pop festive et mélodique, mixée de musiques du monde. Les rythmes à dominance africaine rapportés de ses voyages, l’entrain qu’il met à jouer avec ses musiciens dans des défis dansants, la longue mèche sur son front qui se balance au gré de ses mouvements, les chœurs des musiciens et notamment les vocalises de David, donnent une ambiance d’espoir et de solidarité humaine.

Le concert fait la part belle au dernier album Solide Mirage, avec Tendre est l’âme où David rythme la guitare lead de notes électroniques acidulées, Jamais deux pareils où Frànçois nous exécute une pirouette dans une parfaite chorégraphie, le calme plein d’espoir d’Apocalypse à Ipsos : « Je veux voir ma France débarrassée de tous ses irascibles ». 100 000 000 (prononcer cent millions, mais c’est écrit comme cela sur le disque) sur la perte amoureuse résonne en doux « heeyou heeyou » sur les chœurs stellaires.

Le groupe n’oubliera pas ses débuts avec Royan, sa nostalgie et toujours son message d’espoir : « Ecoute ne t’en fais pas trop, sans doute le vent dans le dos reviendra bientôt. Après les mauvaises vagues ». Nous offrira les tubes de ses précédents disques, La vérité, l’entraînant Dessine de  l’EP de 2015 « Si le chemin se dessine à temps, je pourrai le suivre » ou en final Les plus beaux de 2011 « dénuder ton cou / C’était un stratagème pour l’ouvrir aux lèvres, pour y glisser des dons / Soyons les plus, soyons les plus beaux ». Reprendra joyeusement Didi de Khaled.

Une pop que certains trouveront un peu lisse, le groupe n’ayant pas repris les chansons les plus surprenantes du dernier album (voir encadré), mais d’un romantisme assumé dynamisant et réconfortant.

 

Le site de Frànçois and the atlas mountains c’est icice que NosEnchanteurs a déjà dit de lui, c’est là. Actuellement en tournée en France.

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