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Spa 2017. BaliMurphy gonfle ses voiles

BaliMurphy (photo Christelle Anceau)

BaliMurphy (photo Christelle Anceau)

22 juillet 2017, Francofolies de Spa,

 

Voilà déjà quelques années que le groupe belge BaliMurphy arpente les scènes qui veulent bien l’accueillir. En 2017, il remet cela, histoire d’y défendre les morceaux de son nouveau CD sorti au printemps, Nos voiles. L’occasion idéale de les (re)découvrir.

BaliMurphy 1BaliMurphy, ce sont cinq musiciens : un violoniste/pianiste, un contrebassiste, un batteur, un guitariste-chanteur et un autre guitariste qui chante pas mais qui est très bien aussi. Formation costaude qui donnait dans le pop-folk, parfois mâtiné de country ou de blues. Un groupe dans la mouvance de la scène alternative française, des Ogres de Barback aux Hurlements d’Léo. A l’occasion de ce nouvel album toutefois, le ton s’est un peu durci et le rock s’est invité à la table, avec ses guitares hurlantes et ses bons gros sons de caisse. Ce qui donne à certains morceaux, quand le violon se fait particulièrement entendre, un côté « Louise attaque » pas piqué des vers.

Vous l’aurez compris : en concert, la musique de BaliMurphy ne demande pas à être écoutée religieusement assis sur une chaise. Elle réclame qu’on s’y adonne à plein, en battant des mains, des pieds ou des oreilles, tout en se trémoussant sur place. Chose que le public venu en nombre a du reste parfaitement assimilé.

MAIS ENCORE… En ce 22 juillet, un autre artiste belge était mis en vedette. Chouchou du public depuis sa participation à The Voice Belgique, puis à l’Eurovision, et enfin à l’émission de TF1 Danse avec les stars, Loïc Nottet s’est vu bombarder directement tête d’affiche sur la grande scène. Reconnaissons-lui le haut fait d’avoir quasi rempli la place (qui peut accueillir jusqu’à 10.000 personnes), avec seulement un disque à son actif ! Soutenu par un producteur qui croit en lui, il a pu bénéficier de moyens importants (un immense plateau nu avec un écran géant pour accueillir des projections, un light-show puissant digne des plus grands…) et a pu aller au bout de son rêve en nous offrant un spectacle tenant à la fois du tour de chant et de la danse contemporaine. C’était assurément impressionnant, mais cliniquement froid et dénué d’émotion. Ambitieux à tous les coups. Et prétentieux ? Chacun jugera.

MAIS ENCORE…
En ce 22 juillet, un autre artiste belge était mis en vedette. Chouchou du public depuis sa participation à The Voice Belgique, puis à l’Eurovision, et enfin à l’émission de TF1 Danse avec les stars, Loïc Nottet s’est vu bombarder directement tête d’affiche sur la grande scène. Reconnaissons-lui le haut fait d’avoir quasi rempli la place (qui peut accueillir jusqu’à 10.000 personnes), avec seulement un disque à son actif ! Soutenu par un producteur qui croit en lui, il a pu bénéficier de moyens importants (un immense plateau nu avec un écran géant pour accueillir des projections, un light-show puissant digne des plus grands…) et a pu aller au bout de son rêve en nous offrant un spectacle tenant à la fois du tour de chant et de la danse contemporaine. C’était assurément impressionnant, mais cliniquement froid et dénué d’émotion. Ambitieux à tous les coups. Et prétentieux ? Chacun jugera.

L’originalité du groupe pourtant n’est pas tant la musique qu’il propose, mais bien les paroles de ses chansons, de la plume de deux auteurs, François Delvoye et Mathieu Catala. Des textes denses et poétiques, nécessitant parfois plusieurs écoutes pour être assimilés. Le fond en est bien souvent noir, en contraste avec la musique festive qui les accompagne. Les histoires d’amour finissent mal (« Je me rappelle à votre souvenir / De ces minutes où nous volions / Vous étiez belle à en souffrir / Nos peaux jouaient l’accordéon »), la guerre est latente (« L’ombre calme s’étire / Le triomphe est complet / Pour ceux qui chantent les armes / C’est le temps des sifflets ») et la méfiance généralisée (« Entre les rideaux à peine ouverts / Ma silhouette voit enfin partir cet inconnu, cet étranger »)… On en apprécie d’autant plus les traces d’humour grivois (« C’est une histoire sans queue ni tête / Enfin, surtout sans tête »).

BaliMurphy est un groupe à découvrir sur scène pour s’éclater sans arrière-pensée et à écouter chez soi pour en apprécier les aspects plus littéraires. A voir la foule qui se pressait, à l’issue du concert, à leur stand de vente de CD, le message est bien passé.

 

Le site de BaliMurphy, c’est ici ; ce que NosEnchanteurs a déjà dit d’eux, c’est là. Le site de Loïc Nottet, c’est ici.

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