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Olivier Rech, au cœur du monde

Olivier Rech et Yann Malau en duo - Photo Alain Loret

Olivier Rech et Yann Malau en duo (photo Alain Loret)

En l’appelant Engagé engageant, Olivier Rech nous avait prévenus : son album allait faire le tour de ses préoccupations, et tenter de faire la synthèse de toutes les causes auxquelles il est sensible, et pour lesquelles il s’est déjà impliqué dans sa vie d’homme et d’artiste. C’est le leitmotiv de sa première chanson, sur une musique folk plutôt dansante, Le monde a du souci. Engagements écologiques, défense du patrimoine, respect des animaux, soutien aux combats contre les maladies parsèment sa carrière. En quelque sorte mettre en chansons ses engagements, tout en gardant l’aménité qu’on lui connaît. C’est tâche difficile, si l’on veut que l’ensemble ne soit pas réductible à un ensemble de bons sentiments, ni à une suite de tracts militants.

C’est un plaidoyer pour chanter ce qui lui plaît et qui lui tient à cœur que nous entonne dans sa chanson titre, sur un rythme  entraînant, Olivier Rech qui refuse qu’on l’archive : « A chacun de choisir / Je pense avoir le droit / D’emmener mes amours / Où bon me semblera ». Il se présente : « Arrangeur de mes chants et maître de mes mots ». On peut penser cependant qu’une telle justification serait plus audible en interview qu’en chanson, à laquelle manque la distance qui crée la poésie.

Que les fidèles d’Olivier Rech se rassurent, la Bretagne reste son engagement préféré. On y retrouvera donc un beau duo avec Yann Malau, rendant hommage à la Bretagne traditionnelle et à ses habitants, Enfants d’Aïse. La voix chaleureuse de l’artiste et celle plus folk de son complice préféré font contraste, alternent et fusionnent pour rendre compte du caractère de cette Bretagne rugueuse et tendre, légendaire et aventurière sur de belles mélodies celtiques.

La voix mélodieuse d’Olivier fait encore merveille dans cette Tévenneck Rock dédiée à un homme engagé, Marc Pointud. « Naufragé volontaire » deux mois dans un phare inhabité depuis plus d’un siècle,  sur cet îlot rocheux au large du Finistère, il a réussi à attirer l’attention de mécènes afin d’entamer des travaux de restauration. Cette jolie ballade nous emmène au cœur des éléments, accompagnés seulement par les oiseaux au son de la flûte celtique.

RECH Olivier Engagé Engageant 2017On regrettera le message appuyé du Cœur animal et sa liste trop naïve de type Nos amis les animaux. Si « La viande, ça ne pousse pas dans les arbres » justifiant l’alimentation carnée se discute, là encore en faire une chanson au premier degré est périlleux !

Ils sont tombés s’attaque aux catastrophes naturelles et à la déforestation, et l’on retrouve sans étonnement la musique soufflant dans  la forêt celte, soutenant l’appel à plus d’attention à la nature et à la solidarité humaine. Qui accompagne encore Le chant des petites gens : « Elisons un compagnon/  Sachant trouver l’unisson / De nos voix sortant des rangs ».

D’autres causes, critique de l’argent roi, des petites infidélités : « il ne faut plus jouer à cache-cache », Petite Charlotte rime avec capote, sont traitées avec une musique plus pop, voire rock.

Entre les deux se situe ce Bonhomme de laine, rescapé d’une poubelle, naïf et tendre, qui semble plus humain que les hommes, sur fond d’accordéon folk tourbillonnant. Et l’on pourra rêver avec lui  d’un monde « sans clefs (…) sans cadenas, sans verrous, sans désir de voler, où partout c’est chez nous ».  

 

Olivier Rech, Engagé engageant, Autoproduit 2017.  Le site d’Olivier Rech, c’est ici ; ce que NosEnchanteurs en a déjà dit, .

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