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Aux seins de Madame Robert

Madame Robert (photo DR)

Madame Robert (photo DR)

Malgré son format qui est loin de celui d’une affiche, une pochette de CD a les mêmes obligations : attirer et retenir l’attention. Parfois même informer mais convenons qu’avec le visuel de ce disque-là, nous sommes de prime abord loin de cette mission, encore que : c’est mis « Madame Robert » (c’est le nom de ce groupe) et, en guise de Roberts, s’étalent les roploplos d’une dame plantureuse à souhait, à l’écoute sur une platine de 45 tours des Rolling Stone et de Nino Ferrer, de soul aussi. Ces indications sont précieuses pour aborder l’écoute : on sait dans quel univers on entre et là, convenons qu’il n’y a pas trahison. Puisque nous parlons de Nino Ferrer, rappelons-nous que Madame Robert est justement une de ses chansons. Et constatons que ce disque est en son presque ensemble un assez remarquable hommage au chanteur de Mirza, plus encore que s’il s’agissait de reprises (ce qui n’est pas le cas) : c’est d’un esprit, une posthume dont il s’agit (« c’était au temps où Nino chantait Je voudrais être noir » entend-t-on dans Mieux avant), retrouvailles avec une époque. « Ça va de Nino Ferrer et tous les sons sixties… » précise le groupe. De Ferrer, de Dutronc aussi, qui tous deux se partagèrent un temps un segment de la chanson, rigolote et incongrue dans le fond, variété-rock dans la forme.

Comme-De-Niro-DigipackCeci dit, qui se cache dans le soutif acidulé et très rythm’n’blues « généreux » de Madame Robert ? Un trio composé de Reuno (Lofofora) et de la section rythmique de Parabellum (Xa Mesa et Stef Zen) auquel s’adjoignent Mutis à la guitare et Lea Worms au clavier. Ces trois-là se côtoient depuis longtemps, ne serait-ce que pour avoir partagé plus de cent dates commune avec Le Bal des enragés, à faire des jam et se retrouver dans ce style. Leur fonction autoproclamée ? « Faire danser les filles et pleurer les mauvais garçons » ! Et peut-être réunir des générations que tout sépare : les vieux de la vieille des années soixante et les p’tits jeunes d’aujourd’hui, tous attirés par ce jus groove soul et rock’n’roll, cette énergie un rien sauvage, cette douce folie si remarquable (« c’est surtout de la musique à tambourin, comme dit Vx de Punish Yourself » commente un des trois). Plutôt soul, rythm and blues, des trucs qui bougent, quoi ! Qu’on ne peut qu’envisager de voir et bouger sur scène, rien qu’à l’écoute de ce premier disque très très réussi.

 

Madame Robert, Comme De Niro, at(h)ome 2018. Le site de Madame Robert, c’est ici 

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