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Après Hippocrate, La Rochefoucauld, Nietzsche : Agnès Bihl

Agnès Bihl (photo non créditée tirée de sa page facebook)

Agnès Bihl (photo non créditée tirée de sa page facebook)

Les aphorismes, maximes, proverbes et autres sentences ont été de tous temps des éléments importants de la culture populaire. Brefs, facile à retenir et à répéter, ils donnent un air intelligent à celui qui sait les sortir à bon escient.

Il en existe deux sortes, suivant l’intention de leur auteur et l’usage que l’on en fait : des leçons de sagesse péremptoires, moralisatrices et souvent ennuyeuses ou des figures de style humoristiques, souriantes ou délirantes derrière lesquelles on saisit une pensée subtile parfois gratuite, parfois utile. Même si souvent les genres se mélangent, on trouve plutôt dans la première catégorie Confucius, Blaise Pascal ou Victor Hugo et dans la seconde Rabelais, Mark Twain ou Pierre Dac. Un maître se distingue : Jacques Prévert, cité en exergue du recueil d’Agnès Bihl.

AB 03Ceux qui connaissent sa verve en matière de chanson – et ses huit albums en témoignent – ne seront pas surpris qu’elle se situe dans la liste des plaisantins, des rigolos, des foutraques qui cachent pudiquement derrière leur humour des intentions avouables ou non. Sans déflorer son ouvrage, je me bornerai à trois exemples :

AB 02« C’est fou, l’effet d’une jupe en cuir sur les mecs, à croire que ça leur évoque l’odeur d’une nouvelle voiture. » Si Sacha Guitry se parait d’humour et d’élégance pour cracher d’ignobles pensées misogynes, Agnès Bihl rétablit l’équilibre !

« Le capitalisme est aussi utile à l’homme que la cage l’est à l’oiseau. » Le message politique n’est pas sans rappeler quelques graffitis d’un vieux mois de mai.

« Ne cherchez pas midi à quatorze heures, vous risquez de rater l’apéro. » Il y a dans cette dernière sentence le caractère essentiel qui se dessine dans tout le livre : un hymne à la joie de vivre et à la liberté.

Il faut reconnaître que nous en avons bien besoin et c’est la raison pour laquelle je ne saurai trop vous recommander cet ouvrage comme un indispensable vaccin contre la morosité et la déprime, joyeusement illustré par Margaux Dubail.

Maintenant, si vous êtes antivax, c’est à vous de voir !

 

Agnès Bihl, Les unijambistes ne courent pas les rues – Éditions Signe Particulier, 2021. À commander ici, sur sa boutique en ligne. Ce que NosEnchanteurs a déjà dit d’elle, c’est là.

Et, pour le plaisir, une p’tite chanson d’Agnès Bihl… « Ni parfaite ni refaite » : Image de prévisualisation YouTube

 

 

 

 

 

 

 

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