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Nouvelle livraison inédite de Brassens !

Yves Uzureau (photo Vincent Capraro)

Yves Uzureau (photo Vincent Capraro)

Je me plais à imaginer que tout amateur de chanson a, sur la peau ou sur le cœur, un tatouage à l’effigie du père Brassens. De lui ou d’une de ses héroïnes : Margot qui donne la gougoutte à son chat, la religieuse satisfaite de ses ondoyantes courbes devant sa psyché, Fernande (surtout pas Lulu), une dame du temps jadis ou cette passante qu’on n’a pas su retenir. Elle est tatouée cette chanson…

Bien qu’il soit sous terre depuis quatre décennies, qu’il ressasse ses vers par la racine, j’aime à penser que le bon maître nous dispense encore de nouvelles chansons. On peut rêver. Et voici qu’Yves Uzureau accomplit nos rêves, fait dans la magie mieux que saurait le faire Gérard Majax.

Voici, par lui, grâce à lui, le second tome des inédits de Brassens, et ce n’est pas là un fallacieux argument de vente : ce sont bien des chansons (paroles et musiques d’origine) inconnues à vos oreilles. Restituées, interprétées par l’incontournable spécialiste ès-Brassens qu’il est. Aussi discret que prodigieusement efficace, ainsi est Yves Uzureau, dont on peut dire sans se tromper qu’il a consacré l’essentiel de son parcours à servir le natif de Sète.

A nouveau, la presse nationale (Télérama inclus) dédaignera cette livraison, au prétexte que le repreneur n’est pas connu, pas coté du grand public (si on n’en parle pas, il ne le sera jamais, pardi !) : c’est pourtant, à nouveau, un événement incroyable.

Georges-Braens-Premieres-Chansons-1942-1949-Volume-2Connaissez-vous Je pleure, Bonjour mon p’tit village ou Personne ne saura jamais ? Non ! Connaissez-vous les chansons d’origine qui ont donné naissance aux classiques que vous savez : Notre amour brûle encore (pour Brave Margot), Je me rappelle (pour Les Quatre bacheliers), Sous le vent qui mord (pour Bonhomme), Les Chansons sont des souvenirs (pour Les Croquants) ou encore Souvenir de parvenue (pour Le Mauvais sujet repenti) ? (liste non exhaustive). Des chansons qui pourront nous apparaître pour des brouillons mais qui n’en sont pas moins d’authentiques chansons, même si Brassens ne les a pas gravées quand on lui a offert d’enregistrer des disques.

Ça et moult documents, reprises et chansons incomplètes (À la soirée dansante, Autour d’un feu de camp, Paris s’est endormi, Profitez-en mesdemoiselles, La fille du passeur, Qu’il te souvienne, Souviens-toi du beau rêve, etc) et ce Coin de bleu dans un ciel noir, prémisse du fameux Parapluie.

Un trésor de chanson populaire et la genèse (de 1942 à 1949) d’une œuvre de premier plan, si ce n’est L’Œuvre majeure de la chanson, au moins du siècle passé. Trente-trois titres dans ce deuxième volet, interprétés certes par Uzureau, aussi par René Iskin (les commentaires de ce dernier, inclus : précieux témoignages !), compagnon d’infortune et de baraquement de Brassens au stalag de Basdorf.

Comme le volume précédent, ce CD est passionnant, formidable. Pour les spécialistes ès-Brassens il s’entend, autant que pour le grand public qui se voit offrir là une somme de documents sonores exceptionnels, qui éclairent plus encore le processus de création de Georges Brassens. Qui, outre leur aspect documentaire, sont un plaisir d’écoute. Car Yves Uzureau a une personnalité, une voix, avec ses nuances, ses malices, ses pleins et ses déliés, qui en font un interprète de premier plan, ce qu’on ne sait pas assez du fait de sa proverbiale discrétion.

 

Yves Uzureau, Georges Brassens Premières chansons (1942-1949) volume 2, EPM 2022. Le facebook d’Yves Uzureau, c’est ici ; ce que NosEnchanteurs a déjà dit de lui, c’est là.

On commande ce disque ici.

 

« Harmonie », un des inédits de Brassens chanté par Uzureau sur le premier volume : Image de prévisualisation YouTube

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