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	<title>Commentaires sur : &#171;&#160;Servir la chanson, pas se servir de la chanson !&#160;&#187;</title>
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	<description>le Quotidien de la chanson d&#039;expression française</description>
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		<title>Par : joan</title>
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		<dc:creator>joan</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 May 2011 18:48:03 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Aïe! Quitte à passer pour l&#039;esprit chagrin de service, je viens de jeter un tympan attentif aux clips de ce Lapointe, et l&#039;ai trouvé fort émoussée, cette pointe. Ca casse pas trop pattes à un canard de l&#039;Anticosti. 
Je retourne dare_dare me repasser un vieux Vigneault des années 60 ou 70.
La bordée étant lâchée et la barge québécquoise dûment coulée, soyons plus constructifs et tentons une analyse: pourquoi ce déclin ? Pourquoi, à l&#039;instar de la chanson française, la québecquoise n&#039;en fini ,elle aussi,de couler lamentablement dans les eaux du Saint-Laurent, à défaut de celles de la scène, de la seine ou de nos glorieuses rivières ? Trop lestée d&#039;à peu près, de concessions au chobiz, de mélodies banales, de voix impersonnelles et de textes à l&#039;avenant ? La faute à l&#039;infecte et très funeste Plamondon ?
Eh bien cela n&#039;est peut-être du qu&#039;à une mutation de société. Bref un fait sociologique dont on ne peut leur tenir rigueur, seul des caractères supérieurs pouvant échapper à l&#039;air -ressassé-de leur époque. 
On pourrait donc penser que jadis les chanteurs s&#039;abreuvaient, dès leur jeunesse, à la culture la plus exigeante: poésie, littérature, musique classique, et chanson puisant ses racines dans un terreau immémorial, mais aussi à leur contact vivant et charnel avec l&#039;âme du peuple, dont ils savaient devenir, l&#039;espace d&#039;une chanson , d&#039;un disque ou d&#039;un concert, la vivante incarnation.Cela fécondait leur art qui de mineur s&#039;élevait alors parfois, et pour certains souvent, à la hauteur du sublime. Alors qu&#039;à présent, les jeunes pousses poussifs qui prétendent à porte-paroler l&#039;esprit du peuple n&#039;ont guère biberonné qu&#039;à la tétine mollasse de la world-culture et au robinet d&#039;eau saumâtre de la variété dite &quot;internationale&quot;, sans guère de culture que celle d&#039;un ersatz très oublié d&#039;un Lagarde et Michard allégé par les réformes successives des diafoirus Folamour de l&#039;Enseignement.
Foin des lettrés comme Vigneault, ancien élève du séminaire, fi des Leclerc et des Ferré ou de profundis les Couture ou les Lavilliers fous de poésie dès leur jeunesse, kaput les Brel amoureux de mélopées classiques. Les petits nouveaux nés de la chanson, nouveaux niais plutôt, nous dégurgitent donc fort conséquemment, de leur gosier mal nourris, une bouillie tiédasse, dont nulle mouette criarde ne voudrait pour son repas de déchets!
Et ce qui est le plus effrayant dans ce constat, c&#039;est qu&#039;étant absolument innocents de ce qu&#039;on leur a fait subir, ces petits enfants de choeur n&#039;en moins pas moins terriblement coupables de n&#039;avoir ni la lucidité, sans parler de la modestie élémentaire, d&#039;évaluer leur manque à sa juste valeur pour épargner au moins à des oreilles étrangères le supplice de leur production.]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Aïe! Quitte à passer pour l&rsquo;esprit chagrin de service, je viens de jeter un tympan attentif aux clips de ce Lapointe, et l&rsquo;ai trouvé fort émoussée, cette pointe. Ca casse pas trop pattes à un canard de l&rsquo;Anticosti.<br />
Je retourne dare_dare me repasser un vieux Vigneault des années 60 ou 70.<br />
La bordée étant lâchée et la barge québécquoise dûment coulée, soyons plus constructifs et tentons une analyse: pourquoi ce déclin ? Pourquoi, à l&rsquo;instar de la chanson française, la québecquoise n&rsquo;en fini ,elle aussi,de couler lamentablement dans les eaux du Saint-Laurent, à défaut de celles de la scène, de la seine ou de nos glorieuses rivières ? Trop lestée d&rsquo;à peu près, de concessions au chobiz, de mélodies banales, de voix impersonnelles et de textes à l&rsquo;avenant ? La faute à l&rsquo;infecte et très funeste Plamondon ?<br />
Eh bien cela n&rsquo;est peut-être du qu&rsquo;à une mutation de société. Bref un fait sociologique dont on ne peut leur tenir rigueur, seul des caractères supérieurs pouvant échapper à l&rsquo;air -ressassé-de leur époque.<br />
On pourrait donc penser que jadis les chanteurs s&rsquo;abreuvaient, dès leur jeunesse, à la culture la plus exigeante: poésie, littérature, musique classique, et chanson puisant ses racines dans un terreau immémorial, mais aussi à leur contact vivant et charnel avec l&rsquo;âme du peuple, dont ils savaient devenir, l&rsquo;espace d&rsquo;une chanson , d&rsquo;un disque ou d&rsquo;un concert, la vivante incarnation.Cela fécondait leur art qui de mineur s&rsquo;élevait alors parfois, et pour certains souvent, à la hauteur du sublime. Alors qu&rsquo;à présent, les jeunes pousses poussifs qui prétendent à porte-paroler l&rsquo;esprit du peuple n&rsquo;ont guère biberonné qu&rsquo;à la tétine mollasse de la world-culture et au robinet d&rsquo;eau saumâtre de la variété dite &laquo;&nbsp;internationale&nbsp;&raquo;, sans guère de culture que celle d&rsquo;un ersatz très oublié d&rsquo;un Lagarde et Michard allégé par les réformes successives des diafoirus Folamour de l&rsquo;Enseignement.<br />
Foin des lettrés comme Vigneault, ancien élève du séminaire, fi des Leclerc et des Ferré ou de profundis les Couture ou les Lavilliers fous de poésie dès leur jeunesse, kaput les Brel amoureux de mélopées classiques. Les petits nouveaux nés de la chanson, nouveaux niais plutôt, nous dégurgitent donc fort conséquemment, de leur gosier mal nourris, une bouillie tiédasse, dont nulle mouette criarde ne voudrait pour son repas de déchets!<br />
Et ce qui est le plus effrayant dans ce constat, c&rsquo;est qu&rsquo;étant absolument innocents de ce qu&rsquo;on leur a fait subir, ces petits enfants de choeur n&rsquo;en moins pas moins terriblement coupables de n&rsquo;avoir ni la lucidité, sans parler de la modestie élémentaire, d&rsquo;évaluer leur manque à sa juste valeur pour épargner au moins à des oreilles étrangères le supplice de leur production.</p>
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