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	<title>Commentaires sur : Non, Barjac, c&#8217;est pas fini (de faire parler)</title>
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	<description>le Quotidien de la chanson d&#039;expression française</description>
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		<title>Par : Didier Bétored</title>
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		<dc:creator>Didier Bétored</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Feb 2016 14:33:37 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Hé ben, ... que dire !
Attention au vocabulaire, tout le monde a fait des efforts alors je me reprends !
Donc, sans en rajouter une couche sur des faits qu&#039;en grande majorité j&#039;ignore, je peux juste dire que ce manque d&#039;adéquation entre ce que, dans leur majorité, les chansons de Barjac véhiculent et la vraie vie sur place est, je l&#039;apprends via ce fil, aussi vraie dans le public &quot;qu&#039;en face&quot;.
Ça fait toujours un peu mal quand on s&#039;en rend compte par soi même ou qu&#039;on l&#039;apprend en le lisant mais, vu nos ages moyens, on devrait pourtant s&#039;y être un peu habitué vu que c&#039;est quasi toujours comme ça !
Bref, continuer nous ferait vite tomber dans la misanthropie donc c&#039;est inutile et ce d&#039;autant plus que ce n&#039;était pas pour dire ça que j&#039;ai empoigné mon clavier !
Ce que je voulais faire partager, même si Sarclo que j&#039;aime aussi beaucoup n&#039;est pas d&#039;accord, c&#039;est le plaisir que j&#039;ai eu à découvrir Joffroi via ce festival (Il faut dire que depuis des décennies, je suis un fan de Chabrol, ça aide).
C&#039;est bien dommage ce divorce mais espérons que cette fois-ci les enfants ne soient pas oubliés ...
Je ne suis pas sûr, hé oui le monde n&#039;est pas fait que de chansons, d&#039;être disponible cet été mais, si c&#039;est possible, j&#039;espère bien retrouver tout le monde devant un  beau spectacle.
PS1 : juste pour ajouter que le petit détail qui fait mal, c&#039;est l&#039;appropriation en août 2015 de &quot;chanson de parole&quot;. Ce nom appartient au festival et ses festivaliers. Employé du secteur public, je sais, et suis fier, que tout ce que je peux faire pendant ma &quot;période salariée&quot; appartient à mon employeur, c&#039;est à dire à la collectivité. Me voyant interdit d&#039;usage de ce nom pour le seul festival où je vais encore, je me sens spolié et ça n&#039;est pas très agréable. 
PS2 : pas moyen de finir … Encore un truc ! 
À part Thomas  qui visiblement ne sait pas lire les autres, j&#039;ai trouvé fort intéressantes les contributions. Mais deux m&#039;ont vraiment fait plaisir : que 20 chanteurs prennent la peine de faire de faire une lettre collective et qu&#039;un jeune local fasse de même semble de nature à ne pas complètement désespérer pour l&#039;avenir d&#039;un festival comme celui-là !]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Hé ben, &#8230; que dire !<br />
Attention au vocabulaire, tout le monde a fait des efforts alors je me reprends !<br />
Donc, sans en rajouter une couche sur des faits qu&rsquo;en grande majorité j&rsquo;ignore, je peux juste dire que ce manque d&rsquo;adéquation entre ce que, dans leur majorité, les chansons de Barjac véhiculent et la vraie vie sur place est, je l&rsquo;apprends via ce fil, aussi vraie dans le public &laquo;&nbsp;qu&rsquo;en face&nbsp;&raquo;.<br />
Ça fait toujours un peu mal quand on s&rsquo;en rend compte par soi même ou qu&rsquo;on l&rsquo;apprend en le lisant mais, vu nos ages moyens, on devrait pourtant s&rsquo;y être un peu habitué vu que c&rsquo;est quasi toujours comme ça !<br />
Bref, continuer nous ferait vite tomber dans la misanthropie donc c&rsquo;est inutile et ce d&rsquo;autant plus que ce n&rsquo;était pas pour dire ça que j&rsquo;ai empoigné mon clavier !<br />
Ce que je voulais faire partager, même si Sarclo que j&rsquo;aime aussi beaucoup n&rsquo;est pas d&rsquo;accord, c&rsquo;est le plaisir que j&rsquo;ai eu à découvrir Joffroi via ce festival (Il faut dire que depuis des décennies, je suis un fan de Chabrol, ça aide).<br />
C&rsquo;est bien dommage ce divorce mais espérons que cette fois-ci les enfants ne soient pas oubliés &#8230;<br />
Je ne suis pas sûr, hé oui le monde n&rsquo;est pas fait que de chansons, d&rsquo;être disponible cet été mais, si c&rsquo;est possible, j&rsquo;espère bien retrouver tout le monde devant un  beau spectacle.<br />
PS1 : juste pour ajouter que le petit détail qui fait mal, c&rsquo;est l&rsquo;appropriation en août 2015 de &laquo;&nbsp;chanson de parole&nbsp;&raquo;. Ce nom appartient au festival et ses festivaliers. Employé du secteur public, je sais, et suis fier, que tout ce que je peux faire pendant ma &laquo;&nbsp;période salariée&nbsp;&raquo; appartient à mon employeur, c&rsquo;est à dire à la collectivité. Me voyant interdit d&rsquo;usage de ce nom pour le seul festival où je vais encore, je me sens spolié et ça n&rsquo;est pas très agréable.<br />
PS2 : pas moyen de finir … Encore un truc !<br />
À part Thomas  qui visiblement ne sait pas lire les autres, j&rsquo;ai trouvé fort intéressantes les contributions. Mais deux m&rsquo;ont vraiment fait plaisir : que 20 chanteurs prennent la peine de faire de faire une lettre collective et qu&rsquo;un jeune local fasse de même semble de nature à ne pas complètement désespérer pour l&rsquo;avenir d&rsquo;un festival comme celui-là !</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Jean Pierre Binet</title>
		<link>https://www.nosenchanteurs.eu/index.php/2015/10/01/non-barjac-cest-pas-fini-de-faire-parler/#comment-17627</link>
		<dc:creator>Jean Pierre Binet</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Dec 2015 19:22:57 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://www.nosenchanteurs.eu/?p=39619#comment-17627</guid>
		<description><![CDATA[Je ne sais plus comment communiquer avec le Festival ou Chant libre. Voici copie d&#039;un proposition que j&#039;ai envoyée sur le site de Jean Claude Barens :
Bonjour
Je n&#039;ai pas trouvé d&#039;autre lien pour correspondre.
 Au sujet du nouveau nom du festival &quot;Barjac m&#039;enchante&quot; (qui ne m&#039;enchante pas vraiment) n&#039;aurait -on pas pu organiser une sorte de consultation auprès des fidèles participants au festival (il doit bien exister un fichier avec leurs mails)  et solliciter leurs éventuelles propositions pour un nom plus évocateur ou symbollique ou percutant ou ...je ne sais quoi célébrant la musique et les mots.
Cordialement]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je ne sais plus comment communiquer avec le Festival ou Chant libre. Voici copie d&rsquo;un proposition que j&rsquo;ai envoyée sur le site de Jean Claude Barens :<br />
Bonjour<br />
Je n&rsquo;ai pas trouvé d&rsquo;autre lien pour correspondre.<br />
 Au sujet du nouveau nom du festival &laquo;&nbsp;Barjac m&rsquo;enchante&nbsp;&raquo; (qui ne m&rsquo;enchante pas vraiment) n&rsquo;aurait -on pas pu organiser une sorte de consultation auprès des fidèles participants au festival (il doit bien exister un fichier avec leurs mails)  et solliciter leurs éventuelles propositions pour un nom plus évocateur ou symbollique ou percutant ou &#8230;je ne sais quoi célébrant la musique et les mots.<br />
Cordialement</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Michel Kemper</title>
		<link>https://www.nosenchanteurs.eu/index.php/2015/10/01/non-barjac-cest-pas-fini-de-faire-parler/#comment-17450</link>
		<dc:creator>Michel Kemper</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Oct 2015 19:20:42 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://www.nosenchanteurs.eu/?p=39619#comment-17450</guid>
		<description><![CDATA[Pour bien connaître le dossier, pour m&#039;être entretenu avec la plupart des acteurs de ce dossier, et sauf à être naïf et n&#039;y rien comprendre, je ne vois pas la moindre trace de &quot;politique politicienne&quot; encore moins de &quot;communisme&quot;.]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Pour bien connaître le dossier, pour m&rsquo;être entretenu avec la plupart des acteurs de ce dossier, et sauf à être naïf et n&rsquo;y rien comprendre, je ne vois pas la moindre trace de &laquo;&nbsp;politique politicienne&nbsp;&raquo; encore moins de &laquo;&nbsp;communisme&nbsp;&raquo;.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : trochu</title>
		<link>https://www.nosenchanteurs.eu/index.php/2015/10/01/non-barjac-cest-pas-fini-de-faire-parler/#comment-17449</link>
		<dc:creator>trochu</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Oct 2015 18:49:57 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://www.nosenchanteurs.eu/?p=39619#comment-17449</guid>
		<description><![CDATA[Sans prendre parti dans cette affaire que je ne connais pas, j&#039;y retrouve tous les comportements negatifs de notre société: soif de pouvoir, clientélisme mais aussi politique &quot;politicienne&quot;, communisme?

tout ce que dénoncaient les &quot;beaux textes&quot; entendus toutes ces années...de chansons engagées ( sic!)

quelle déception!! 
Bon courage pour ceux qui vont essayer de faire vivre ce festival en esperant le retour d&#039;une certaine congruence ( rapport plus etroits entre les textes et la vraie vie...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Sans prendre parti dans cette affaire que je ne connais pas, j&rsquo;y retrouve tous les comportements negatifs de notre société: soif de pouvoir, clientélisme mais aussi politique &laquo;&nbsp;politicienne&nbsp;&raquo;, communisme?</p>
<p>tout ce que dénoncaient les &laquo;&nbsp;beaux textes&nbsp;&raquo; entendus toutes ces années&#8230;de chansons engagées ( sic!)</p>
<p>quelle déception!!<br />
Bon courage pour ceux qui vont essayer de faire vivre ce festival en esperant le retour d&rsquo;une certaine congruence ( rapport plus etroits entre les textes et la vraie vie&#8230;</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : sarcloret</title>
		<link>https://www.nosenchanteurs.eu/index.php/2015/10/01/non-barjac-cest-pas-fini-de-faire-parler/#comment-17429</link>
		<dc:creator>sarcloret</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2015 21:46:38 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://www.nosenchanteurs.eu/?p=39619#comment-17429</guid>
		<description><![CDATA[Joffroi m&#039;avait demandé de venir à Barjac faire une brève apparition, en 2001 ou 2002, pour chanter deux ou trois chansons puis participer au final du festival. il voulait que je chante un truc de gauche sur l&#039;homme, écrit par je sais plus qui.
je lui ai dit que je trouvais cette chanson trop indigente pour y participer et il m&#039;a dit que dans ces conditions ce n&#039;était pas la peine que je vienne. il était fâché.
ce fut notre dernier contact.
il dit qu&#039;il est pour la chanson de parole, mais je ne trouve pas qu&#039;il écrive grand chose d&#039;autre que des poncifs. qu&#039;on lise ce copier-coller:

&quot;l&#039;homme est bien trop à travailler
à se civiliser à se sécuriser
de choses d&#039;objets de machines
à couper à brosser à mélanger
à soustraire à distraire
si l&#039;on pouvait seulement compter 
sur la sécurité des gens qui nous entourent
on causerait on causerait entre deux verres
s&#039;il pleut s&#039;il fait soleil, c&#039;est autant qu&#039;il ne faut pas faire&quot;

je travaille à la chanson avec la conviction que les platitudes n&#039;y sont pas utiles, ni la morale. j&#039;ai appris le non renouvellement de son mandat avec un soulagement pervers. 20 ans... d&#039;intermittence? Et je me réjouis de revenir à Barjac écouter Loic Lantoine et Bernard Adamus. Mais peut-être les instituteurs retraités qui constituent la branche armée du public de Barjac sauront-ils maintenir le cap et défendre les compositions de 6ème année et les quatrièmes de couverture...

on m&#039;en voudra probablement de vouloir ramener ma fraise et une touche de rigolade, mais je trouve que ce garçon a droit à une retraite largement méritée.

bonne bourre à chacun et vive Barjac]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Joffroi m&rsquo;avait demandé de venir à Barjac faire une brève apparition, en 2001 ou 2002, pour chanter deux ou trois chansons puis participer au final du festival. il voulait que je chante un truc de gauche sur l&rsquo;homme, écrit par je sais plus qui.<br />
je lui ai dit que je trouvais cette chanson trop indigente pour y participer et il m&rsquo;a dit que dans ces conditions ce n&rsquo;était pas la peine que je vienne. il était fâché.<br />
ce fut notre dernier contact.<br />
il dit qu&rsquo;il est pour la chanson de parole, mais je ne trouve pas qu&rsquo;il écrive grand chose d&rsquo;autre que des poncifs. qu&rsquo;on lise ce copier-coller:</p>
<p>&laquo;&nbsp;l&rsquo;homme est bien trop à travailler<br />
à se civiliser à se sécuriser<br />
de choses d&rsquo;objets de machines<br />
à couper à brosser à mélanger<br />
à soustraire à distraire<br />
si l&rsquo;on pouvait seulement compter<br />
sur la sécurité des gens qui nous entourent<br />
on causerait on causerait entre deux verres<br />
s&rsquo;il pleut s&rsquo;il fait soleil, c&rsquo;est autant qu&rsquo;il ne faut pas faire&nbsp;&raquo;</p>
<p>je travaille à la chanson avec la conviction que les platitudes n&rsquo;y sont pas utiles, ni la morale. j&rsquo;ai appris le non renouvellement de son mandat avec un soulagement pervers. 20 ans&#8230; d&rsquo;intermittence? Et je me réjouis de revenir à Barjac écouter Loic Lantoine et Bernard Adamus. Mais peut-être les instituteurs retraités qui constituent la branche armée du public de Barjac sauront-ils maintenir le cap et défendre les compositions de 6ème année et les quatrièmes de couverture&#8230;</p>
<p>on m&rsquo;en voudra probablement de vouloir ramener ma fraise et une touche de rigolade, mais je trouve que ce garçon a droit à une retraite largement méritée.</p>
<p>bonne bourre à chacun et vive Barjac</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Jean Serrure</title>
		<link>https://www.nosenchanteurs.eu/index.php/2015/10/01/non-barjac-cest-pas-fini-de-faire-parler/#comment-17414</link>
		<dc:creator>Jean Serrure</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Oct 2015 10:11:38 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&lt;em&gt;(commentaire paru sous le nom de Jean Serrure mais signé de Romain Herreros, sur la page facebook &quot;J&#039;irai à Barjac en juillet&quot;)&lt;/em&gt;

Chers tous,

Ce n&#039;est pas tant un habitué du festival qui prend ici la parole mais, une fois n&#039;est pas coutume, un (jeune) Barjacois qui y a souvent traîné ses guêtres. Outre les procès d&#039;intention qui minent le discernement de nombreux commentateurs, il est question de prendre un peu de hauteur et de tenter d&#039;apprécier le contexte en des termes objectifs.

Est-ce normal, si talentueux soit-il (ou croit-il), qu&#039;un directeur artistique s&#039;auto-programme sur son propre festival ? La réponse est, assurément, non. C&#039;est même ce que l&#039;on reproche aux puissants. Le fait de s&#039;offrir des médias pour s&#039;y consacrer une place de choix en une. Pourquoi cette manie auto-promotionnelle n&#039;a-t-elle pas interrogée les consciences bien plus tôt ? Le jeune citoyen qui s&#039;exprime ici est autant sidéré par la complaisance de certains à cet égard que par le sentiment d&#039;impunité qui a, semble-t-il, permis au directeur artistique de croire qu&#039;il pouvait s&#039;approprier un festival qui lui pré-existait.

Est-ce normal de changer la date d&#039;anniversaire du festival en fonction de la prise en main de la programmation par son directeur ? La réponse est, encore une fois, non. L&#039;histoire s&#039;est écrite avant et après Jésus Christ, elle saurait donc exister avant et après Jofroi. Là encore, ce n&#039;est pas tant la qualité du travail proposé qui interroge, mais la façon dont il s&#039;est exprimé.

Est-ce normal de déposséder le public, les Barjacois, les bénévoles et l&#039;association &quot;Chant Libre&quot;, du nom du festival au moment où la sentence commence à poindre ? Encore une fois, la réponse est non. Pourquoi cette expropriation ne choque-t-elle pas plus de consciences ? Comment cette bassesse n&#039;heurte-t-elle pas plus d&#039;esprits ? N&#039;y a-t-il rien de plus sidérant que de constater que cette manoeuvre puisse se faire à propos d&#039;une structure qui fait la part belle à la poésie libertaire ? Écoeurant.

Est-ce normal de jeter l&#039;opprobre sur le pouvoir politique, coupable d&#039;un complot à en croire les arguments de la défense, alors qu&#039;on ne s&#039;est somme toute jamais indigné de travailler avec pendant vingt-ans ? Non. Ou plutôt, oui à vrai dire. C&#039;est normal chez des gens qui sont incapables d&#039;admettre qu&#039;ils ont (peut-être) une petite part de responsabilité dans la déliquescence du festival.

Car oui, et il faudra bien un jour consentir à regarder cette réalité en face, le festival ne paraît plus adapté aux aspirations d&#039;un public plus jeune, celui qui achètera des billets quand les habitués historiques ne pourront plus venir. Encore une fois, d&#039;un point de vue strictement objectif, est-ce normal d&#039;avoir (en 2015) à envoyer un chèque par la poste pour réserver ses places ? Là encore, l&#039;archaïsme du fonctionnement du festival a favorisé le sentiment d&#039;un &quot;entre-soi&quot;. Comment se fait-il que la jeunesse des alentours, comme on peut le voir dans plein d&#039;autres manifestations culturelles de qualité, ne soit quasiment pas représentée parmi les bénévoles ? Comment se fait-il que ce festival qui constitue une formidable opportunité de transmission, ne se soit jamais trop alarmé de l&#039;uniformité de son public ? Lequel public est, et je suis navré de le dire en ces termes, dangereusement vieillissant.

Le mépris de classe aurait-il eu droit de cité au sein du festival ? La façon dont la lettre ouverte du &quot;docteur&quot; (excusez moi au passage si je m&#039;abstiens de joindre mon CV à cette missive) qualifie Barjac de &quot;bourg&quot; peut, malheureusement, le laisser penser.

Donnons à &quot;Chant Libre&quot; l&#039;opportunité de donner un second souffle à &quot;Chansons de Parole&quot;, afin que puisse perdurer cette exception artistique sans pareille et qui saura, sans nul doute, prendre encore plus de hauteur. À la condition que celle-ci soit délivrée du joug des intéressés.

Longue vie au festival,
Romain Herreros]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p><em>(commentaire paru sous le nom de Jean Serrure mais signé de Romain Herreros, sur la page facebook &laquo;&nbsp;J&rsquo;irai à Barjac en juillet&nbsp;&raquo;)</em></p>
<p>Chers tous,</p>
<p>Ce n&rsquo;est pas tant un habitué du festival qui prend ici la parole mais, une fois n&rsquo;est pas coutume, un (jeune) Barjacois qui y a souvent traîné ses guêtres. Outre les procès d&rsquo;intention qui minent le discernement de nombreux commentateurs, il est question de prendre un peu de hauteur et de tenter d&rsquo;apprécier le contexte en des termes objectifs.</p>
<p>Est-ce normal, si talentueux soit-il (ou croit-il), qu&rsquo;un directeur artistique s&rsquo;auto-programme sur son propre festival ? La réponse est, assurément, non. C&rsquo;est même ce que l&rsquo;on reproche aux puissants. Le fait de s&rsquo;offrir des médias pour s&rsquo;y consacrer une place de choix en une. Pourquoi cette manie auto-promotionnelle n&rsquo;a-t-elle pas interrogée les consciences bien plus tôt ? Le jeune citoyen qui s&rsquo;exprime ici est autant sidéré par la complaisance de certains à cet égard que par le sentiment d&rsquo;impunité qui a, semble-t-il, permis au directeur artistique de croire qu&rsquo;il pouvait s&rsquo;approprier un festival qui lui pré-existait.</p>
<p>Est-ce normal de changer la date d&rsquo;anniversaire du festival en fonction de la prise en main de la programmation par son directeur ? La réponse est, encore une fois, non. L&rsquo;histoire s&rsquo;est écrite avant et après Jésus Christ, elle saurait donc exister avant et après Jofroi. Là encore, ce n&rsquo;est pas tant la qualité du travail proposé qui interroge, mais la façon dont il s&rsquo;est exprimé.</p>
<p>Est-ce normal de déposséder le public, les Barjacois, les bénévoles et l&rsquo;association &laquo;&nbsp;Chant Libre&nbsp;&raquo;, du nom du festival au moment où la sentence commence à poindre ? Encore une fois, la réponse est non. Pourquoi cette expropriation ne choque-t-elle pas plus de consciences ? Comment cette bassesse n&rsquo;heurte-t-elle pas plus d&rsquo;esprits ? N&rsquo;y a-t-il rien de plus sidérant que de constater que cette manoeuvre puisse se faire à propos d&rsquo;une structure qui fait la part belle à la poésie libertaire ? Écoeurant.</p>
<p>Est-ce normal de jeter l&rsquo;opprobre sur le pouvoir politique, coupable d&rsquo;un complot à en croire les arguments de la défense, alors qu&rsquo;on ne s&rsquo;est somme toute jamais indigné de travailler avec pendant vingt-ans ? Non. Ou plutôt, oui à vrai dire. C&rsquo;est normal chez des gens qui sont incapables d&rsquo;admettre qu&rsquo;ils ont (peut-être) une petite part de responsabilité dans la déliquescence du festival.</p>
<p>Car oui, et il faudra bien un jour consentir à regarder cette réalité en face, le festival ne paraît plus adapté aux aspirations d&rsquo;un public plus jeune, celui qui achètera des billets quand les habitués historiques ne pourront plus venir. Encore une fois, d&rsquo;un point de vue strictement objectif, est-ce normal d&rsquo;avoir (en 2015) à envoyer un chèque par la poste pour réserver ses places ? Là encore, l&rsquo;archaïsme du fonctionnement du festival a favorisé le sentiment d&rsquo;un &laquo;&nbsp;entre-soi&nbsp;&raquo;. Comment se fait-il que la jeunesse des alentours, comme on peut le voir dans plein d&rsquo;autres manifestations culturelles de qualité, ne soit quasiment pas représentée parmi les bénévoles ? Comment se fait-il que ce festival qui constitue une formidable opportunité de transmission, ne se soit jamais trop alarmé de l&rsquo;uniformité de son public ? Lequel public est, et je suis navré de le dire en ces termes, dangereusement vieillissant.</p>
<p>Le mépris de classe aurait-il eu droit de cité au sein du festival ? La façon dont la lettre ouverte du &laquo;&nbsp;docteur&nbsp;&raquo; (excusez moi au passage si je m&rsquo;abstiens de joindre mon CV à cette missive) qualifie Barjac de &laquo;&nbsp;bourg&nbsp;&raquo; peut, malheureusement, le laisser penser.</p>
<p>Donnons à &laquo;&nbsp;Chant Libre&nbsp;&raquo; l&rsquo;opportunité de donner un second souffle à &laquo;&nbsp;Chansons de Parole&nbsp;&raquo;, afin que puisse perdurer cette exception artistique sans pareille et qui saura, sans nul doute, prendre encore plus de hauteur. À la condition que celle-ci soit délivrée du joug des intéressés.</p>
<p>Longue vie au festival,<br />
Romain Herreros</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Lettre de vingt artistes</title>
		<link>https://www.nosenchanteurs.eu/index.php/2015/10/01/non-barjac-cest-pas-fini-de-faire-parler/#comment-17410</link>
		<dc:creator>Lettre de vingt artistes</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2015 09:10:05 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://www.nosenchanteurs.eu/?p=39619#comment-17410</guid>
		<description><![CDATA[Cher président,
Cher bureau,
Chers membres du conseil d’administration de l’association Chant Libre,

C’est en nos qualités de chanteuses et de chanteurs très liés au Festival Chansons de parole de Barjac que nous nous permettons de vous adresser ce courrier.

Nous venons d’apprendre récemment, par voie non officielle, que le conseil d’administration de l’association Chant libre venait de prendre la décision de changer de directeur artistique pour la prochaine édition. Autrement dit, il s’agit de dessaisir Jofroi de ses fonctions et peut-être prochainement aussi Anne-Marie. 

Nous ressentons de la tristesse devant cette décision subite. Nos expériences respectives avec le Festival nous ont permis de constater l’entièreté de leur engagement et de leur sérieux au service de cette chanson que nous défendons tous.

Cette tristesse n’affecte en rien la gratitude que nous ressentons à l’adresse de Barjac, de ses élus et de tous les bénévoles qui ont participé à construire, au fil des années, ce rendez-vous unique et tellement précieux aux yeux et aux oreilles de tous les amoureux de la chanson, public, artistes et professionnels. Nous sommes heureux d’entretenir avec les uns et les autres des relations de confiance et d’amitié, d’où cette difficulté pour nous de constater que ce savant équilibre des compétences, des passions et des engagements est sérieusement menacé.

Devant la disparition de centaines de festivals et devant la précarisation de tous les vecteurs de chanson et de façon plus globale de culture, nous avons peine à assister à l’ébranlement d’une manifestation comme Chansons de parole qui a rencontré un nouveau succès  à l’occasion de l’édition 2015 et qui, à notre connaissance, se porte bien.

Nous ne doutons pas de la sincérité des arguments qui peuvent s’exprimer de part et d’autre et connaissons votre ténacité à défendre le travail des artistes. La façon dont nous avons été accueillis depuis le départ par toutes vos équipes demeure pour nous une solide référence. Nous nous sentons tout simplement de cette famille, par delà les générations et les sensibilités.

A ce titre, nous vivons douloureusement cette crise et sommes prêts à oeuvrer à l’apaisement, à la reprise des discussions et pourquoi pas, à la réconciliation.

Nous comprenons évidemment la situation d’affect dans laquelle vous êtes plongés, après tant d’années d’implications personnelles et collectives. Pouvons-nous être utiles à la reprise du dialogue ? Si c’est le cas, comme nous l’espérons, sachez que c’est avec grand plaisir que nous vous rencontrerons. Même si nous ne détenons pas les clefs de toutes les problématiques associatives et locales qui vous sont posées, nous trouverions tellement dommage qu’une solution pacifique ne puisse être trouvée à travers la mise en place d’une nouvelle édition sans exclusive, à vivre tous ensemble. La longévité de votre aventure commune, (de notre aventure commune aurions-nous envie de dire), induit forcément une forme d’usure.

Toutefois, notre horizon commun demeure celui d’une chanson vivante !

Nous sommes à votre disposition.

A très bientôt

Amicalement,

Signatures :

Anne Sylvestre, Michèle Bernard, Francesca Solleville, Agnès Bihl, Nathalie Miravette, Michel Bühler, Rémo Gary, Romain Didier, Michel Boutet, JeHaN, Yvan Dautin, Imbert Imbert, François Gaillard, Frédéric Bobin, Gilles Roucaute, Gérard Pitiot, Gérard Morel, Laurent Berger, Bernard Joyet, Thomas Pitiot.]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Cher président,<br />
Cher bureau,<br />
Chers membres du conseil d’administration de l’association Chant Libre,</p>
<p>C’est en nos qualités de chanteuses et de chanteurs très liés au Festival Chansons de parole de Barjac que nous nous permettons de vous adresser ce courrier.</p>
<p>Nous venons d’apprendre récemment, par voie non officielle, que le conseil d’administration de l’association Chant libre venait de prendre la décision de changer de directeur artistique pour la prochaine édition. Autrement dit, il s’agit de dessaisir Jofroi de ses fonctions et peut-être prochainement aussi Anne-Marie. </p>
<p>Nous ressentons de la tristesse devant cette décision subite. Nos expériences respectives avec le Festival nous ont permis de constater l’entièreté de leur engagement et de leur sérieux au service de cette chanson que nous défendons tous.</p>
<p>Cette tristesse n’affecte en rien la gratitude que nous ressentons à l’adresse de Barjac, de ses élus et de tous les bénévoles qui ont participé à construire, au fil des années, ce rendez-vous unique et tellement précieux aux yeux et aux oreilles de tous les amoureux de la chanson, public, artistes et professionnels. Nous sommes heureux d’entretenir avec les uns et les autres des relations de confiance et d’amitié, d’où cette difficulté pour nous de constater que ce savant équilibre des compétences, des passions et des engagements est sérieusement menacé.</p>
<p>Devant la disparition de centaines de festivals et devant la précarisation de tous les vecteurs de chanson et de façon plus globale de culture, nous avons peine à assister à l’ébranlement d’une manifestation comme Chansons de parole qui a rencontré un nouveau succès  à l’occasion de l’édition 2015 et qui, à notre connaissance, se porte bien.</p>
<p>Nous ne doutons pas de la sincérité des arguments qui peuvent s’exprimer de part et d’autre et connaissons votre ténacité à défendre le travail des artistes. La façon dont nous avons été accueillis depuis le départ par toutes vos équipes demeure pour nous une solide référence. Nous nous sentons tout simplement de cette famille, par delà les générations et les sensibilités.</p>
<p>A ce titre, nous vivons douloureusement cette crise et sommes prêts à oeuvrer à l’apaisement, à la reprise des discussions et pourquoi pas, à la réconciliation.</p>
<p>Nous comprenons évidemment la situation d’affect dans laquelle vous êtes plongés, après tant d’années d’implications personnelles et collectives. Pouvons-nous être utiles à la reprise du dialogue ? Si c’est le cas, comme nous l’espérons, sachez que c’est avec grand plaisir que nous vous rencontrerons. Même si nous ne détenons pas les clefs de toutes les problématiques associatives et locales qui vous sont posées, nous trouverions tellement dommage qu’une solution pacifique ne puisse être trouvée à travers la mise en place d’une nouvelle édition sans exclusive, à vivre tous ensemble. La longévité de votre aventure commune, (de notre aventure commune aurions-nous envie de dire), induit forcément une forme d’usure.</p>
<p>Toutefois, notre horizon commun demeure celui d’une chanson vivante !</p>
<p>Nous sommes à votre disposition.</p>
<p>A très bientôt</p>
<p>Amicalement,</p>
<p>Signatures :</p>
<p>Anne Sylvestre, Michèle Bernard, Francesca Solleville, Agnès Bihl, Nathalie Miravette, Michel Bühler, Rémo Gary, Romain Didier, Michel Boutet, JeHaN, Yvan Dautin, Imbert Imbert, François Gaillard, Frédéric Bobin, Gilles Roucaute, Gérard Pitiot, Gérard Morel, Laurent Berger, Bernard Joyet, Thomas Pitiot.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Lettre ouverte de Pascal Menoux</title>
		<link>https://www.nosenchanteurs.eu/index.php/2015/10/01/non-barjac-cest-pas-fini-de-faire-parler/#comment-17409</link>
		<dc:creator>Lettre ouverte de Pascal Menoux</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2015 06:32:29 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://www.nosenchanteurs.eu/?p=39619#comment-17409</guid>
		<description><![CDATA[&lt;em&gt;(Lettre ouverte reçu le 11 octobre 2015 en soirée, par un courriel de contact@chansonsdeparole.com, à savoir l&#039;adresse courriel officielle du festival.)&lt;/em&gt;


Suite à l&#039;éviction de Jofroi, directeur artistique du festival « Chansons de Parole » depuis 1996, par un vote de 8 voix contre sept et un vote blanc, nous vous communiquons en pièce jointe la lettre ouverte au maire de Barjac, écrite par Pascal Menoux, vice-président du CA, faisant partie des sept voix et un vote blanc.
Au nom de ceux qui se rendent compte des vingt ans de passion, d&#039;énergie, d&#039;invention, de recherche, de rigueur et de travail d&#039;Anne-Marie et Jofroi.


Monsieur le Docteur Pascal MENOUX
24 boulevard Raymond POINCARE
55 000 BAR LE DUC
pascal.menoux@wanadoo.fr
Bar le Duc, le 05 octobre 2015


LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE MAIRE DE BARJAC

Monsieur le Maire,

Vous avez donc décidé de mettre brutalement en péril ce festival unique qui se déroulait dans ce beau bourg dont vous êtes le Maire.
Ne nous y trompons pas, c&#039;est bien vous, le seul et unique responsable de ce gâchis.

L&#039;association « Chant libre » n&#039;est qu&#039;un outil entre vos mains et dysfonctionne à loisir. Quelques constats :
-	La révocation du directeur artistique ne peut être prise que par l&#039;organe qui l&#039;a désigné. Or, il a été désigné par l&#039;AG extraordinaire du 08 décembre 1995. C&#039;est à l&#039;AG seule de le révoquer. A toutes fins utiles, je vous signale que cette décision de révocation peut engager la responsabilité de l&#039;association si elle porte atteinte à la réputation ou à l&#039;honneur de la personne révoquée.
-	Composition du Conseil d&#039;Administration. Les statuts prévoient un nombre maximum de 15 membres au CA. Il se trouve que 16 personnes ont pris part au vote, ce qui constitue une irrégularité suffisante pour annuler le vote.
-	Gestion désintéressée et transparence de l&#039;association.
Au moins 8 membres du CA ont un lien direct ou indirect avec la commune de Barjac et vous. Il y a un ex-adjoint (JM. BOVY), une adjointe (A. GUYONNAUD), le Président de l&#039;office du tourisme (A. AGAPITOS), votre épouse et néanmoins conseillère départementale (C. VILLE), votre frère (Y. CHAULET), votre belle soeur (L. SERRANO) et deux membres de droit du Conseil Municipal (A. RAYBAUD et J. VINOLO).
On retrouve au sein de l&#039;AG la même représentation majoritaire des autorités municipales.
Autant d&#039;éléments qui laissent penser qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une association para municipale au sein de laquelle l&#039;indépendance requise dans une association loi 1901 n&#039;a que peu de mise.

Il suffit pour s&#039;en convaincre de voir avec quelle légèreté on applique les règles statuaires :

-	Le CA est composé de 15 membres élus pour trois ans. Il est renouvelé par tiers tous les ans. Chaque année, il faut donc renouveler 5 membres, or à l&#039;AG 2015 seuls 3 membres ont été réélus.
-	Voix délibératives des membres de droit au CA :
S&#039;agissant de membres représentants de collectivités territoriales dispensatrices de subventions à l&#039;association, il est communément admis que ces représentants n&#039;aient qu&#039;une voix consultative afin d&#039;éviter toute confusion dans la gestion de l&#039;association et ils n&#039;ont pas d&#039;autres droits que ceux prévus par les statuts.
En l&#039;occurrence, nos statuts prévoient que les représentants du Conseil Municipal au conseil d&#039;administration n&#039;ont le droit de vote que lors de l&#039; assemblée générale.
Si les fondateurs avaient souhaité que ces membres de droit aient une voix délibérative au conseil d&#039;administration, ils l&#039;auraient clairement exprimé comme ils l&#039;ont fait pour l&#039;assemblée générale.
Ils ont sagement voulu éviter les conflits d&#039;intérêt.
Cette sagesse semble avoir manqué à votre épouse, nouvelle élue du Conseil Départemental et toujours membre de notre CA. Nous ne manquerons pas, si nécessaire, de demander son avis à la justice quant au conflit d&#039;intérêt.
Alors que penser du vote du conseil d&#039;administration qui a pris, contre toute attente et en absence de toute mise à l&#039;ordre du jour, la décision de révoquer le directeur artistique, sans aucune consultation préalable, ni possibilité pour l&#039;intéressé de présenter une défense face à ce qu&#039;on peut qualifier de complot ?
Quel aurait été le vote si on retire ces quatre voix au sein de notre conseil (1 personne en trop, 2 membres de droit sans voix délibérative et la Conseillère départementale)

Que penser de l&#039;attitude du Président ?

Il est responsable du laisser-aller fonctionnel de l&#039;association.
Il écrit que les décisions se prennent à quatre (votre adjointe, votre épouse, votre frère et lui) avant les réunions officielles.
Il ne respecte pas l&#039;ordre du jour du dernier CA.
Il ne répond pas à mes questions, il ne me convoque pas à la dernière réunion de bureau à laquelle il a convié votre moitié qui n&#039;en fait pas partie!
J&#039;avais demandé qu&#039;on établisse, un profil de poste précis pour le directeur artistique...pas de réponse. Si nouveau directeur il y a, quel en serait le coût ? Y-a-t-on seulement pensé ?
Nous sommes nombreux à avoir demandé une conciliation que ce soit Michel SIMONOT ou le collectifchanteursbarjac, pour ne citer qu&#039;eux. La aussi, la démocratie n&#039;est pas de mise, et sans concertation du CA, il est décidé de ne pas donner suite à ces demandes.
Pour le prochain CA, il annonce qu&#039;on va connaître le nom du prochain directeur. Encore une fois, cela s&#039;est décidé à quatre ou peut être à cinq et sans doute dans votre bureau.

Monsieur le Maire, vous aurez beaucoup de mal à convaincre quiconque qu&#039;il n&#039;est pas aux ordres, il suffit de lire vos propos dans la presse. Vous n&#039;avez même pas la prudence de rester officiellement en dehors de cette affaire qui n&#039;est en fait qu&#039;un règlement de comptes.
La seule chose qui compte, c&#039;est de virer JOFROI, peu importe l&#039;avenir du Festival, peu importe la responsabilité du Président, qui ne manquera pas d&#039;être engagée, peu importe Barjac.

Je demande donc la démission du Président ainsi que celle de la Conseillère Départementale et des membres de votre entourage proche.
Il conviendra de réécrire les statuts et d&#039;élaborer un règlement intérieur de notre association pour ne plus être en butte à de tels errements et immixtions des personnes à votre solde.
Je ne doute pas qu&#039;un certain nombre de Barjacois indépendants tiennent aussi à la pérennité de ce beau festival et ne demandent pas mieux qu&#039;à s&#039;engager pour poursuivre l&#039;aventure avec Jofroi et Anne Marie et d&#039;autres par la suite.
Je me dois de vous faire savoir que Monsieur le Préfet du Gard, Monsieur le Président du Conseil Régional ainsi que Monsieur le Président du Conseil départemental seront destinataires de ce courrier.

Salutations démocratiques en deuil.

Docteur Pascal MENOUX
Vice Président de l&#039;Association « Chant libre »]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p><em>(Lettre ouverte reçu le 11 octobre 2015 en soirée, par un courriel de <a href="mailto:contact@chansonsdeparole.com">contact@chansonsdeparole.com</a>, à savoir l&rsquo;adresse courriel officielle du festival.)</em></p>
<p>Suite à l&rsquo;éviction de Jofroi, directeur artistique du festival « Chansons de Parole » depuis 1996, par un vote de 8 voix contre sept et un vote blanc, nous vous communiquons en pièce jointe la lettre ouverte au maire de Barjac, écrite par Pascal Menoux, vice-président du CA, faisant partie des sept voix et un vote blanc.<br />
Au nom de ceux qui se rendent compte des vingt ans de passion, d&rsquo;énergie, d&rsquo;invention, de recherche, de rigueur et de travail d&rsquo;Anne-Marie et Jofroi.</p>
<p>Monsieur le Docteur Pascal MENOUX<br />
24 boulevard Raymond POINCARE<br />
55 000 BAR LE DUC<br />
<a href="mailto:pascal.menoux@wanadoo.fr">pascal.menoux@wanadoo.fr</a><br />
Bar le Duc, le 05 octobre 2015</p>
<p>LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE MAIRE DE BARJAC</p>
<p>Monsieur le Maire,</p>
<p>Vous avez donc décidé de mettre brutalement en péril ce festival unique qui se déroulait dans ce beau bourg dont vous êtes le Maire.<br />
Ne nous y trompons pas, c&rsquo;est bien vous, le seul et unique responsable de ce gâchis.</p>
<p>L&rsquo;association « Chant libre » n&rsquo;est qu&rsquo;un outil entre vos mains et dysfonctionne à loisir. Quelques constats :<br />
-	La révocation du directeur artistique ne peut être prise que par l&rsquo;organe qui l&rsquo;a désigné. Or, il a été désigné par l&rsquo;AG extraordinaire du 08 décembre 1995. C&rsquo;est à l&rsquo;AG seule de le révoquer. A toutes fins utiles, je vous signale que cette décision de révocation peut engager la responsabilité de l&rsquo;association si elle porte atteinte à la réputation ou à l&rsquo;honneur de la personne révoquée.<br />
-	Composition du Conseil d&rsquo;Administration. Les statuts prévoient un nombre maximum de 15 membres au CA. Il se trouve que 16 personnes ont pris part au vote, ce qui constitue une irrégularité suffisante pour annuler le vote.<br />
-	Gestion désintéressée et transparence de l&rsquo;association.<br />
Au moins 8 membres du CA ont un lien direct ou indirect avec la commune de Barjac et vous. Il y a un ex-adjoint (JM. BOVY), une adjointe (A. GUYONNAUD), le Président de l&rsquo;office du tourisme (A. AGAPITOS), votre épouse et néanmoins conseillère départementale (C. VILLE), votre frère (Y. CHAULET), votre belle soeur (L. SERRANO) et deux membres de droit du Conseil Municipal (A. RAYBAUD et J. VINOLO).<br />
On retrouve au sein de l&rsquo;AG la même représentation majoritaire des autorités municipales.<br />
Autant d&rsquo;éléments qui laissent penser qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une association para municipale au sein de laquelle l&rsquo;indépendance requise dans une association loi 1901 n&rsquo;a que peu de mise.</p>
<p>Il suffit pour s&rsquo;en convaincre de voir avec quelle légèreté on applique les règles statuaires :</p>
<p>-	Le CA est composé de 15 membres élus pour trois ans. Il est renouvelé par tiers tous les ans. Chaque année, il faut donc renouveler 5 membres, or à l&rsquo;AG 2015 seuls 3 membres ont été réélus.<br />
-	Voix délibératives des membres de droit au CA :<br />
S&rsquo;agissant de membres représentants de collectivités territoriales dispensatrices de subventions à l&rsquo;association, il est communément admis que ces représentants n&rsquo;aient qu&rsquo;une voix consultative afin d&rsquo;éviter toute confusion dans la gestion de l&rsquo;association et ils n&rsquo;ont pas d&rsquo;autres droits que ceux prévus par les statuts.<br />
En l&rsquo;occurrence, nos statuts prévoient que les représentants du Conseil Municipal au conseil d&rsquo;administration n&rsquo;ont le droit de vote que lors de l&rsquo; assemblée générale.<br />
Si les fondateurs avaient souhaité que ces membres de droit aient une voix délibérative au conseil d&rsquo;administration, ils l&rsquo;auraient clairement exprimé comme ils l&rsquo;ont fait pour l&rsquo;assemblée générale.<br />
Ils ont sagement voulu éviter les conflits d&rsquo;intérêt.<br />
Cette sagesse semble avoir manqué à votre épouse, nouvelle élue du Conseil Départemental et toujours membre de notre CA. Nous ne manquerons pas, si nécessaire, de demander son avis à la justice quant au conflit d&rsquo;intérêt.<br />
Alors que penser du vote du conseil d&rsquo;administration qui a pris, contre toute attente et en absence de toute mise à l&rsquo;ordre du jour, la décision de révoquer le directeur artistique, sans aucune consultation préalable, ni possibilité pour l&rsquo;intéressé de présenter une défense face à ce qu&rsquo;on peut qualifier de complot ?<br />
Quel aurait été le vote si on retire ces quatre voix au sein de notre conseil (1 personne en trop, 2 membres de droit sans voix délibérative et la Conseillère départementale)</p>
<p>Que penser de l&rsquo;attitude du Président ?</p>
<p>Il est responsable du laisser-aller fonctionnel de l&rsquo;association.<br />
Il écrit que les décisions se prennent à quatre (votre adjointe, votre épouse, votre frère et lui) avant les réunions officielles.<br />
Il ne respecte pas l&rsquo;ordre du jour du dernier CA.<br />
Il ne répond pas à mes questions, il ne me convoque pas à la dernière réunion de bureau à laquelle il a convié votre moitié qui n&rsquo;en fait pas partie!<br />
J&rsquo;avais demandé qu&rsquo;on établisse, un profil de poste précis pour le directeur artistique&#8230;pas de réponse. Si nouveau directeur il y a, quel en serait le coût ? Y-a-t-on seulement pensé ?<br />
Nous sommes nombreux à avoir demandé une conciliation que ce soit Michel SIMONOT ou le collectifchanteursbarjac, pour ne citer qu&rsquo;eux. La aussi, la démocratie n&rsquo;est pas de mise, et sans concertation du CA, il est décidé de ne pas donner suite à ces demandes.<br />
Pour le prochain CA, il annonce qu&rsquo;on va connaître le nom du prochain directeur. Encore une fois, cela s&rsquo;est décidé à quatre ou peut être à cinq et sans doute dans votre bureau.</p>
<p>Monsieur le Maire, vous aurez beaucoup de mal à convaincre quiconque qu&rsquo;il n&rsquo;est pas aux ordres, il suffit de lire vos propos dans la presse. Vous n&rsquo;avez même pas la prudence de rester officiellement en dehors de cette affaire qui n&rsquo;est en fait qu&rsquo;un règlement de comptes.<br />
La seule chose qui compte, c&rsquo;est de virer JOFROI, peu importe l&rsquo;avenir du Festival, peu importe la responsabilité du Président, qui ne manquera pas d&rsquo;être engagée, peu importe Barjac.</p>
<p>Je demande donc la démission du Président ainsi que celle de la Conseillère Départementale et des membres de votre entourage proche.<br />
Il conviendra de réécrire les statuts et d&rsquo;élaborer un règlement intérieur de notre association pour ne plus être en butte à de tels errements et immixtions des personnes à votre solde.<br />
Je ne doute pas qu&rsquo;un certain nombre de Barjacois indépendants tiennent aussi à la pérennité de ce beau festival et ne demandent pas mieux qu&rsquo;à s&rsquo;engager pour poursuivre l&rsquo;aventure avec Jofroi et Anne Marie et d&rsquo;autres par la suite.<br />
Je me dois de vous faire savoir que Monsieur le Préfet du Gard, Monsieur le Président du Conseil Régional ainsi que Monsieur le Président du Conseil départemental seront destinataires de ce courrier.</p>
<p>Salutations démocratiques en deuil.</p>
<p>Docteur Pascal MENOUX<br />
Vice Président de l&rsquo;Association « Chant libre »</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Alexis Roger</title>
		<link>https://www.nosenchanteurs.eu/index.php/2015/10/01/non-barjac-cest-pas-fini-de-faire-parler/#comment-17399</link>
		<dc:creator>Alexis Roger</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Oct 2015 16:16:48 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://www.nosenchanteurs.eu/?p=39619#comment-17399</guid>
		<description><![CDATA[Vous avez sans doute raison, François, dans votre scénario idéal. Mais ça ne s&#039;est pas passé comme ça, on ne refait pas l&#039;histoire. Ce qui vient de se passer est une accumulation de souffrances, sur des années et des années, deux décennies, de violences psychologiques, de non-dits, de choses tues. Et de captation de pouvoirs, de tous les pouvoirs, tant qu&#039;il n&#039;en restait plus un seul à l&#039;association. Sauf celui de dire stop ! Combien d&#039;administrateurs et de présidents de l&#039;association Chant Libre se sont usés sur ces difficiles relations en vingt ans ? Ça fait des années qu&#039;ils voulaient le dire mais n&#039;osaient pas, ne pouvaient pas, espérant toujours des lendemains meilleurs. Qui ne sont pas arrivés, se sont même aggravés. L&#039;été 2015 a été celui des gouttes de trop dans le vase plein. Les principaux administrateurs ont faillit alors démissionner. Finalement ils trouvent le courage de « remercier » leur directeur artistique. L&#039;affaire est grave et les détails scabreux, qui ne pouvaient qu&#039;aboutir à cette décision qu&#039;on peut regretter être un peu tardive. Mais nous ne sommes pas à leur place, nous n&#039;avons pas vécu ce qu&#039;ils ont vécu, les affres par lesquels ils sont passé.
L&#039;important est désormais que le festival se poursuive. Et ça ne va pas être simple, il y aura peut-être des surprises, des bâtons dans les roues. Il nous faut soutenir l&#039;association Chant libre.]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Vous avez sans doute raison, François, dans votre scénario idéal. Mais ça ne s&rsquo;est pas passé comme ça, on ne refait pas l&rsquo;histoire. Ce qui vient de se passer est une accumulation de souffrances, sur des années et des années, deux décennies, de violences psychologiques, de non-dits, de choses tues. Et de captation de pouvoirs, de tous les pouvoirs, tant qu&rsquo;il n&rsquo;en restait plus un seul à l&rsquo;association. Sauf celui de dire stop ! Combien d&rsquo;administrateurs et de présidents de l&rsquo;association Chant Libre se sont usés sur ces difficiles relations en vingt ans ? Ça fait des années qu&rsquo;ils voulaient le dire mais n&rsquo;osaient pas, ne pouvaient pas, espérant toujours des lendemains meilleurs. Qui ne sont pas arrivés, se sont même aggravés. L&rsquo;été 2015 a été celui des gouttes de trop dans le vase plein. Les principaux administrateurs ont faillit alors démissionner. Finalement ils trouvent le courage de « remercier » leur directeur artistique. L&rsquo;affaire est grave et les détails scabreux, qui ne pouvaient qu&rsquo;aboutir à cette décision qu&rsquo;on peut regretter être un peu tardive. Mais nous ne sommes pas à leur place, nous n&rsquo;avons pas vécu ce qu&rsquo;ils ont vécu, les affres par lesquels ils sont passé.<br />
L&rsquo;important est désormais que le festival se poursuive. Et ça ne va pas être simple, il y aura peut-être des surprises, des bâtons dans les roues. Il nous faut soutenir l&rsquo;association Chant libre.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : François</title>
		<link>https://www.nosenchanteurs.eu/index.php/2015/10/01/non-barjac-cest-pas-fini-de-faire-parler/#comment-17394</link>
		<dc:creator>François</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Oct 2015 07:28:05 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://www.nosenchanteurs.eu/?p=39619#comment-17394</guid>
		<description><![CDATA[Il faut en effet laisser un peu d’eau couler sous les ponts avant d’intervenir dans un tel débat.

J’ai vécu une petite dizaine de « Barjac ». Fort de cette expérience, je pense que l’on se doit d’abord de remercier la municipalité et l’association Chant Libre d’avoir permis que se déroule annuellement ce festival si typé, si utile à la chanson, et à Jofroi et à Chansons de parole de nous avoir fait découvrir des artistes que nous n’aurions jamais connus autrement. Le public de Barjac est essentiellement un public d’amoureux de la chanson qui, pour des raisons géographiques, professionnelles ou familiales, n’a pas beaucoup de facilités à y accéder pendant l’année et vient s’en faire une « cure » pendant une petite semaine de vacances. En majorité, ce public racé, cultivé et respectueux des artistes, accepte à l’avance les déconvenues possibles liées aux risques de la découverte et sait gré au festival des bonnes surprises qu’il lui réserve. Il revient d’année en année, preuve qu’il adhère à la démarche. Il pense que ce festival est précieux et serait navré qu’il disparaisse ou simplement qu’il se banalise et perde sa réputation, sa spécificité et son audience. Mais, ce public a aussi atteint l’âge au-delà duquel on aime les choses paisibles et tranquilles, on rejette la brutalité des décibels et on est revenu du conflit des générations ou de la lutte de classes. Bref, ce public n’aime pas la violence. Y a-t-on bien pensé ?

Le succès de ce festival a reposé pendant vingt ans sur une coopération entre deux entités complémentaires : Chant libre et Chansons de parole. Tout arrangement de ce type est temporaire et a vocation à prendre fin un jour : c’est la loi du genre acceptée par tous, les contrats sont reconductibles tous les ans, et peuvent ne plus être reconduits. Lorsque cela arrive, la qualité du festival et de ses fidèles mériterait que cela se passe avec élégance. Pourquoi, par exemple ne pas avoir bien en amont réuni tout le monde autour de la table, signifié à Chansons de parole que c’était la dernière année qu’on lui confiait la programmation du festival, que d’autres allaient prendre la relève et que cela devait se faire dans la continuité et en bonne intelligence. Si Chant libre avait procédé de la sorte, Chanson de parole aurait pu avec distinction faire cet été ses adieux au public, recueillir les ovations qu’il méritait et surtout éviter la virulence de ce déballage d’accusations toutes aussi désagréables les unes que les autres. Le changement sans drame et sans heurts.

Par ailleurs ce public n’est plus angélique ni naïf au point de croire que la programmation d’un festival peut se faire sans copinage, sans retours d’ascenseurs, sans petits conflits d’intérêt sous jacents. Il faut toujours d’une façon ou d’une autre être connu du programmateur pour être programmé dans un festival. Après tout, l’avantage d’employer un artiste comme directeur artistique, c’est de pouvoir bénéficier de son carnet d’adresses, de sa connaissance du milieu et de sa réputation. L’artiste ne va pas se trancher en deux entités étrangères l’une à l’autre, et mettre sa « carrière » en sommeil sous prétexte qu’il est directeur artistique d’un festival. Il faut admettre à l’avance qu’il y aura des passerelles entre les deux fonctions et ne pas chercher à le nier sous prétexte de je ne sais quelle virginité scrupuleuse qui ne trompe personne. Et cela n’est pas grave si le programmateur est irréprochable dans son boulot. J’ajoute que la personnalité et la « carrière » de celui qui fait la programmation impose un certain respect et une certaine tolérance qu’on n’accorderait pas à tout le monde. S’il est parfois arrivé que l’on critique certaines programmations douteuses de Jofroi, il n’est venu à l’esprit de personne de réclamer sa tête ! Tout devrait bien se passer si l’artiste veille à la discrétion des liens entre ses deux fonctions, et si la structure qui l’emploie le lui rappelle de temps en temps, et ne laisse pas s’amplifier ce qu’elle considère comme des dérives et s’accumuler les incompréhensions non exprimées en attendant d’abattre le couperet.

Ce qui s’est passé à Barjac ressemble à ce que l’on a vécu à Arras en d’autres temps, et avec des protagonistes dont les portraits étaient comparables : des artistes reconnus d’un côté, des dirigeants ayant eu une formation politique de même famille de l’autre. Le travail complémentaire des deux sur un festival produit une notoriété croissante, de l’exposition médiatique amplifiée et du pouvoir grandissant associé à la gestion d’une masse financière de plus en plus importante, toutes choses que les protagonistes vivent avec plaisir et avec griserie. La suspicion s’installe dès que l’une des deux parties a l’impression – à tort ou à raison, souvent à tort parce que ces choses-là se raisonnent difficilement - que l’autre lui confisque sa part, la vassalise. Par essence, et quelque soit le bord, l’exercice du pouvoir prédispose plus à sa concentration qu’à son partage. Les susceptibles héritiers de certaines cultures politiques peuvent privilégier le règlement des conflits par l’exaspération, l’affrontement et le rapport de forces au lieu d’essayer d’aboutir au même résultat par l’anticipation et le dialogue. Il est parfois plus important pour certains de montrer qui a le pouvoir, plutôt que de l’exercer subtilement et efficacement au quotidien dans la compréhension et l’intérêt de tous, public compris. Dans les cas de différends, c’est toujours – quelque soient les grandes déclarations de principe – ceux qui ont la mainmise sur l’argent qui sont vainqueurs, qu’ils aient raison ou non, et ils le savent d’avance ! C’est un peu dans cette concurrence à la notoriété qu’il faut rechercher l’origine des agacements, puis des impatiences, des irritations et des exaspérations qui aboutissent au clash et au triste déballage public qui ne grandit personne, qui laisse des traces, et surtout qui interdit ensuite toute reprise de relations, certes différentes, mais normales, courtoises et avec le minimum d’arrière-pensées. Elles peuvent se récupérer cahin-caha avec le temps, si les protagonistes font preuve d’intelligence et de la lucidité, et si ça arrive très heureusement, ce n’est pas toujours le cas et c’est bien dommage ne serait-ce que pour l’intérêt de la chanson en général.

Que les causes en soient réelles ou exagérées pour la circonstance, les traces de ces échanges au vitriol, de ces rancœurs accumulées, de ces non-dits trop longtemps enfermés, vont rester longtemps sous-jacentes dans l’esprit des festivaliers, susciter méfiance et suspicion, et entacher la réputation du festival. Et peut-être aussi éloigner un certain nombre de ses cautions artistiques, de ses bénévoles indispensables et de ses fidèles secoués par la violence des rapports. En ces temps où les subventions à la culture deviennent squelettiques et mettent en péril nombre de manifestations et où la chanson est en péril, un peu de raison, de doigté et de vision à plus long terme de la part des décideurs n’aurait-elle pas pu faire l’économie de ce lamentable psychodrame qui éclaire « Barjac » d’une lumière désagréable ?]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Il faut en effet laisser un peu d’eau couler sous les ponts avant d’intervenir dans un tel débat.</p>
<p>J’ai vécu une petite dizaine de « Barjac ». Fort de cette expérience, je pense que l’on se doit d’abord de remercier la municipalité et l’association Chant Libre d’avoir permis que se déroule annuellement ce festival si typé, si utile à la chanson, et à Jofroi et à Chansons de parole de nous avoir fait découvrir des artistes que nous n’aurions jamais connus autrement. Le public de Barjac est essentiellement un public d’amoureux de la chanson qui, pour des raisons géographiques, professionnelles ou familiales, n’a pas beaucoup de facilités à y accéder pendant l’année et vient s’en faire une « cure » pendant une petite semaine de vacances. En majorité, ce public racé, cultivé et respectueux des artistes, accepte à l’avance les déconvenues possibles liées aux risques de la découverte et sait gré au festival des bonnes surprises qu’il lui réserve. Il revient d’année en année, preuve qu’il adhère à la démarche. Il pense que ce festival est précieux et serait navré qu’il disparaisse ou simplement qu’il se banalise et perde sa réputation, sa spécificité et son audience. Mais, ce public a aussi atteint l’âge au-delà duquel on aime les choses paisibles et tranquilles, on rejette la brutalité des décibels et on est revenu du conflit des générations ou de la lutte de classes. Bref, ce public n’aime pas la violence. Y a-t-on bien pensé ?</p>
<p>Le succès de ce festival a reposé pendant vingt ans sur une coopération entre deux entités complémentaires : Chant libre et Chansons de parole. Tout arrangement de ce type est temporaire et a vocation à prendre fin un jour : c’est la loi du genre acceptée par tous, les contrats sont reconductibles tous les ans, et peuvent ne plus être reconduits. Lorsque cela arrive, la qualité du festival et de ses fidèles mériterait que cela se passe avec élégance. Pourquoi, par exemple ne pas avoir bien en amont réuni tout le monde autour de la table, signifié à Chansons de parole que c’était la dernière année qu’on lui confiait la programmation du festival, que d’autres allaient prendre la relève et que cela devait se faire dans la continuité et en bonne intelligence. Si Chant libre avait procédé de la sorte, Chanson de parole aurait pu avec distinction faire cet été ses adieux au public, recueillir les ovations qu’il méritait et surtout éviter la virulence de ce déballage d’accusations toutes aussi désagréables les unes que les autres. Le changement sans drame et sans heurts.</p>
<p>Par ailleurs ce public n’est plus angélique ni naïf au point de croire que la programmation d’un festival peut se faire sans copinage, sans retours d’ascenseurs, sans petits conflits d’intérêt sous jacents. Il faut toujours d’une façon ou d’une autre être connu du programmateur pour être programmé dans un festival. Après tout, l’avantage d’employer un artiste comme directeur artistique, c’est de pouvoir bénéficier de son carnet d’adresses, de sa connaissance du milieu et de sa réputation. L’artiste ne va pas se trancher en deux entités étrangères l’une à l’autre, et mettre sa « carrière » en sommeil sous prétexte qu’il est directeur artistique d’un festival. Il faut admettre à l’avance qu’il y aura des passerelles entre les deux fonctions et ne pas chercher à le nier sous prétexte de je ne sais quelle virginité scrupuleuse qui ne trompe personne. Et cela n’est pas grave si le programmateur est irréprochable dans son boulot. J’ajoute que la personnalité et la « carrière » de celui qui fait la programmation impose un certain respect et une certaine tolérance qu’on n’accorderait pas à tout le monde. S’il est parfois arrivé que l’on critique certaines programmations douteuses de Jofroi, il n’est venu à l’esprit de personne de réclamer sa tête ! Tout devrait bien se passer si l’artiste veille à la discrétion des liens entre ses deux fonctions, et si la structure qui l’emploie le lui rappelle de temps en temps, et ne laisse pas s’amplifier ce qu’elle considère comme des dérives et s’accumuler les incompréhensions non exprimées en attendant d’abattre le couperet.</p>
<p>Ce qui s’est passé à Barjac ressemble à ce que l’on a vécu à Arras en d’autres temps, et avec des protagonistes dont les portraits étaient comparables : des artistes reconnus d’un côté, des dirigeants ayant eu une formation politique de même famille de l’autre. Le travail complémentaire des deux sur un festival produit une notoriété croissante, de l’exposition médiatique amplifiée et du pouvoir grandissant associé à la gestion d’une masse financière de plus en plus importante, toutes choses que les protagonistes vivent avec plaisir et avec griserie. La suspicion s’installe dès que l’une des deux parties a l’impression – à tort ou à raison, souvent à tort parce que ces choses-là se raisonnent difficilement &#8211; que l’autre lui confisque sa part, la vassalise. Par essence, et quelque soit le bord, l’exercice du pouvoir prédispose plus à sa concentration qu’à son partage. Les susceptibles héritiers de certaines cultures politiques peuvent privilégier le règlement des conflits par l’exaspération, l’affrontement et le rapport de forces au lieu d’essayer d’aboutir au même résultat par l’anticipation et le dialogue. Il est parfois plus important pour certains de montrer qui a le pouvoir, plutôt que de l’exercer subtilement et efficacement au quotidien dans la compréhension et l’intérêt de tous, public compris. Dans les cas de différends, c’est toujours – quelque soient les grandes déclarations de principe – ceux qui ont la mainmise sur l’argent qui sont vainqueurs, qu’ils aient raison ou non, et ils le savent d’avance ! C’est un peu dans cette concurrence à la notoriété qu’il faut rechercher l’origine des agacements, puis des impatiences, des irritations et des exaspérations qui aboutissent au clash et au triste déballage public qui ne grandit personne, qui laisse des traces, et surtout qui interdit ensuite toute reprise de relations, certes différentes, mais normales, courtoises et avec le minimum d’arrière-pensées. Elles peuvent se récupérer cahin-caha avec le temps, si les protagonistes font preuve d’intelligence et de la lucidité, et si ça arrive très heureusement, ce n’est pas toujours le cas et c’est bien dommage ne serait-ce que pour l’intérêt de la chanson en général.</p>
<p>Que les causes en soient réelles ou exagérées pour la circonstance, les traces de ces échanges au vitriol, de ces rancœurs accumulées, de ces non-dits trop longtemps enfermés, vont rester longtemps sous-jacentes dans l’esprit des festivaliers, susciter méfiance et suspicion, et entacher la réputation du festival. Et peut-être aussi éloigner un certain nombre de ses cautions artistiques, de ses bénévoles indispensables et de ses fidèles secoués par la violence des rapports. En ces temps où les subventions à la culture deviennent squelettiques et mettent en péril nombre de manifestations et où la chanson est en péril, un peu de raison, de doigté et de vision à plus long terme de la part des décideurs n’aurait-elle pas pu faire l’économie de ce lamentable psychodrame qui éclaire « Barjac » d’une lumière désagréable ?</p>
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	<item>
		<title>Par : Evelyne</title>
		<link>https://www.nosenchanteurs.eu/index.php/2015/10/01/non-barjac-cest-pas-fini-de-faire-parler/#comment-17386</link>
		<dc:creator>Evelyne</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2015 19:56:48 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[« ... Pour le reste, ils ont défendu Jofroi. »
Le reste ? Jofroi. Et Anne Marie Hénin, femme du directeur et salariée de l&#039;association elle même membre du CA avec droit de vote, qui disposaient de deux mandats. C&#039;est si simple de le dire.]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>« &#8230; Pour le reste, ils ont défendu Jofroi. »<br />
Le reste ? Jofroi. Et Anne Marie Hénin, femme du directeur et salariée de l&rsquo;association elle même membre du CA avec droit de vote, qui disposaient de deux mandats. C&rsquo;est si simple de le dire.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Marc Servier</title>
		<link>https://www.nosenchanteurs.eu/index.php/2015/10/01/non-barjac-cest-pas-fini-de-faire-parler/#comment-17368</link>
		<dc:creator>Marc Servier</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Oct 2015 08:05:57 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Il suffisait de lire attentivement le programme du festival 2015 pour comprendre à quel point la captation avait été faite et parachevée par Jofroi. 
Sur la première page, sous le titre, le slogan est cette fois-ci signé Jofroi ! Comme si les précédents n&#039;avaient été là que pour justifier celui-ci. On ouvre : la soirée qui est la mieux présentée (en nombre de lignes et de photos) est celle d&#039;ouverture : « JOFROI ET SES INVITES fêtent la vingtième ». Et l&#039;édito, une page entière signée « Jofroi, directeur artistique ». Tout est conjugué à la première personne. Sauf la mention d&#039;Anne-Marie (Jofroi n&#039;écrit même pas son nom, c&#039;est tellement évident) : « en 1996, Anne-Marie et moi, soufflions sur les braises et j&#039;écrivais Que la chanson soit à Barjac ce que la cigale est au soleil ». C&#039;est vraiment le festival de Jofroi, sa propriété. 
Et l&#039;organisateur, le vrai, cette association au nom de Chant libre, c&#039;est où ? Pour le savoir, il faut aller dans la rubrique « Les partenaires », Jofroi n&#039;a pas dû trouver de place ailleurs et surtout pas dans son éditorial à lui. Chant libre est ravalée au même rang que les institutionnels et les sponsors. Le message est clair : l&#039;association Chant libre n&#039;était qu&#039;un partenaire parmi d&#039;autres au service de Jofroi et d&#039;Anne-Marie. Le titre d&#039;une chanson de Michel Bühler s&#039;impose en cette circonstance à propos de Jofroi : « Vulgaire ».]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Il suffisait de lire attentivement le programme du festival 2015 pour comprendre à quel point la captation avait été faite et parachevée par Jofroi.<br />
Sur la première page, sous le titre, le slogan est cette fois-ci signé Jofroi ! Comme si les précédents n&rsquo;avaient été là que pour justifier celui-ci. On ouvre : la soirée qui est la mieux présentée (en nombre de lignes et de photos) est celle d&rsquo;ouverture : « JOFROI ET SES INVITES fêtent la vingtième ». Et l&rsquo;édito, une page entière signée « Jofroi, directeur artistique ». Tout est conjugué à la première personne. Sauf la mention d&rsquo;Anne-Marie (Jofroi n&rsquo;écrit même pas son nom, c&rsquo;est tellement évident) : « en 1996, Anne-Marie et moi, soufflions sur les braises et j&rsquo;écrivais Que la chanson soit à Barjac ce que la cigale est au soleil ». C&rsquo;est vraiment le festival de Jofroi, sa propriété.<br />
Et l&rsquo;organisateur, le vrai, cette association au nom de Chant libre, c&rsquo;est où ? Pour le savoir, il faut aller dans la rubrique « Les partenaires », Jofroi n&rsquo;a pas dû trouver de place ailleurs et surtout pas dans son éditorial à lui. Chant libre est ravalée au même rang que les institutionnels et les sponsors. Le message est clair : l&rsquo;association Chant libre n&rsquo;était qu&rsquo;un partenaire parmi d&rsquo;autres au service de Jofroi et d&rsquo;Anne-Marie. Le titre d&rsquo;une chanson de Michel Bühler s&rsquo;impose en cette circonstance à propos de Jofroi : « Vulgaire ».</p>
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	</item>
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