Paul Roman « Rue Bichat »
J’aurais pu prendre une balle perdue
Du simple fait d’être au coin de ma rue
C’est fou comme c’est calme pour un vendredi
Et même si j’aime la solitude
Je n’ai que mes yeux pour pleurer
Je n’ai que mes yeux pour pleurer
Ouais c’est l’horreur
J’étais là juste à côté
Mais je n’ai que mes yeux
Que mes yeux
Et tous ces gens qui m’appellent manqués
Est ce que j’aurai dû le remarquer ?
Je n’ai jamais rien su de leur vie
Et dire que j’ai failli la perdre aussi
Paul Roman
Paroles Tomasi et Paul Roman, Musique Paul Roman. Monotitre 2026
Très touchante chanson de Paul Roman, qui habitait à l’époque des attentats du 13 novembre 2015 rue Bichat, tout près des cafés Le Carillon et Le Petit Cambodge près du Canal Saint-Martin. Sidération, peur rétrospective, empathie pour les victimes et interrogation sur la fragilité du fil de la vie, bien rendues par cette vidéo réalisée en stop-motion (photographie après photographie, un total de six mille clichés pris par Benjamin Vialatte, et montés par Paul Roman lui-même). Comme si chaque instant pouvait être le dernier. Et la nécessité de continuer à vivre.
Nous suivons Paul Roman et sa folk électronique poétique depuis un moment déjà. Nous vous avions présenté La nuit de son Cinq titres « Au spectacle » (2024) mais il faut écouter aussi les sensibles Demain, Au spectacle ou Qui es-tu, toutes ici en acoustique, pour nous rendre compte que Paul Roman n’a nul besoin d’artifice pour distiller son capital d’émotion.
Ce nouveau titre annonce un prochain disque et des duos à venir très prochainement notamment avec Tomasi ou Clio.

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