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Sacré Gaillard !

Ce fier Gaillard (photo Chantal Bou-Hanna)

Festival Paroles et Musique, Saint-Etienne, 16 mai 2012,

Sacré Gaillard que celui-ci. Un chanteur « normal » comme on pourrait le dire d’un président depuis que tout est à nouveau normal. Qui déboule sur scène armé de son seul accordéon (là, la formule est économique qui se prive de musiciens, tant pis), de son allant, de son bagout, d’un sourire dont il ne départit jamais, d’une pèche peu commune. On ne parlera même pas de présence sur scène tant elle est évidente : il est ici comme il le serait ailleurs, dans le civil, dans la rue ou au bar, comme un poisson dans l’eau, comme un glaçon dans le Pastis. Comme un type sympa  qui vient vous entretenir de tas de choses de la vie et vous parle comme si vous vous connaissiez depuis au moins Mathusalem. Bon, là, en cette tente de toile pourpre et de bois qu’est ce magique miroir, ce Magic Mirrors, avec justement le sacro-saint bar en ligne de mire, on le sent non impressionné mais carrément épaté. Alors il débute sa prestation par Dimey : « Si tu me payes un verre, tu pourras si tu veux / Me raconter ta vie, en faire une épopée… » Lui, François Gaillard, fait épopée de notre époque, chronique des temps présents, en envoyé spécial dans son quartier. Là où chaque matin se révèlent les tags fleuris dans la nuit, là où fleurissent aussi les bobos, ces « baba-cools mais très très classes », tous ceux qui, le nez sur l’écran, facebookent à longueur de temps en cyberdépendants… Gaillard écrit d’un crayon sec, d’une plume acide, mais toujours dans le tendre, avec l’amour de son prochain. Il a une proximité étonnante avec le public, de suite copain-copain. Ce n’est pas tant la séduction d’ailleurs que son bon sens. S’il est normal, son quartier, lui, est singulier, qui se demande le pourquoi du nom des rues : y’a le Mac’Do place José-Bové, et la rue Ségolène-Royal, la station de métro Muriel-Robin, le collège Drucker pas loin du stade Bigard… L’aventure est de proximité chez ce gaillard-là, à dimension humaine, dans notre champ de vision, dans notre relation aux autres. Ça le public le comprend qui fait un accueil et des ovations rares à ce lyonnais jusqu’alors inconnu chez les stéphanois et désormais adopté (remarquez qu’ils n’ont ni parlé ni chanté foot, mais on s’en fout…). Il est, comment dire… tellement nature, tellement vrai !

Le site de François Gaillard c’est là. Nous reviendrons dans les prochains jours sur d’autres concert de ce festival stéphanois.

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Une réponse à Sacré Gaillard !

  1. Chris Land 18 mai 2012 à 15 h 31 min

    Joli portrait Michel.
    Tout est vrai et bien senti.
    Aussi vrai que le personnage est authentique et chaleureux comme ses chansons le laissent deviner.
    Chris Land

    Répondre

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