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Concèze 2012 : Marsh triomphale

Emilie Marsh (photo d’archives DR)

Entre pommes et framboises, de Pompadour à Concèze, à force d’y creuser son sillon, le nom d’Emilie Marsh, la fille aux cheveux rouges, est loin d’être inconnu dans ce coin de la Corrèze. C’est dire si ce concert sur la scène du festival DécOuvrir était attendu, comme si tout tendait vers cet événement. Ses musiciens (un sextet tout de même, bel écrin dirigé par son musicien et arrangeur Etienne Champollion) s’étaient fait la main, la note, toute la semaine avec les uns, avec les autres. Sans être le concert de sa vie, cette prestation avait cependant tout du grand moment, de ceux qu’on met en valeur sur une bio, dont on peut se targuer avec un rien de fierté.

Bingo ! Prestation impeccable, tant et si bien que le format de ce co-plateau (trois chanteurs, autant de poètes en une seule et même soirée) nous semble frustrant : nous en aurions voulu bien plus !

Ce que nous avons eu, en quelque sorte. Avec presque que du nouveau, de l’inédit discographique, si ce n’est ce tendre et complice Vanille (clip ci-dessous) aux féminines amours. Emilie Marsh a le don d’écrire des chansons chargées d’images autant que d’émotions, des court-métrages bien cadrés, aux jolis plans. Et ce n’est peut-être pas pour rien si le premier titre nous parle de Super 8. Ses chansons-caméra vont explorer des domaines fort différents, sans fil conducteur, sans nulle thématique si ce n’est l’extrême précision des mots, qu’elles nous entretiennent des loups où du crash Rio-Paris : là c’est l’amoureuse qui perd la vie qui nous parle. Emouvant, au-delà des mots… Comme l’est ce superbe Je n’dis rien, ici en duo avec l’auteure, Céline Caussimon : « Je n’dis rien parce que mes rêves sont si fragiles / Que si vous en parlez, ils vont se casser… » Là, le xylophone de Champollion fait boîte à rêves, à illusions.

Belle harmonie, superbe accompagnement (il n’y a que sur Le loup que la musique fait désagréable surimpression). Emilie Marsh fait dans une variété haut de gamme, sans commune comparaison avec nombre de chanteuses playlistées qui toutes se ressemblent et se clonent. Pas elle, qui nous arrive avec un univers bien calé, une personnalité vraie, qui plus est attachante.

« Comment lire dans votre regard / Qu’il ne s’agit pas que d’un soir » termine-t-elle son court set avec A quoi je tiens… Je doute, à voir le public de ce soir-là, que ce ne soit que pour un soir. De toutes façons, elle revient à Concèze à l’automne, là et partout où se trouvent les Bistrots de pays. La ferveur y sera démultipliée. Logique.

Sortie nationale de l’album La rime orpheline en février 2013. Nous y reviendrons.

http://www.dailymotion.com/video/xm19zq

Une réponse à Concèze 2012 : Marsh triomphale

  1. collier 21 août 2012 à 14 h 52 min

    Fraicheur mutine , émotion , sensualité , agréable cocktail , d’accord avec vous…..j’aurais moi aussi aimé l’écouter un peu plus …..par gourmandise !

    Répondre

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