Barjac 2013 : Cour (se) fait Long | NosEnchanteurs

Barjac 2013 : Cour (se) fait Long

Rémy, un chanteur au Long court (photo Catherine Cour)

Rémy, un chanteur au Long cours (photo Catherine Cour)

 

Pour une fois que j’ai le droit de faire long… Rémy Long… je ne vais pas me priver !

Rémy Long nous a présenté un spectacle poétique et d’une écriture très homogène. Je ne sais pas si c’est un défaut ou une qualité, pour un spectacle. J’imagine que c’est selon le vécu, le ressenti de chacun. Pas d’aspérités pour accrocher l’attention, tout coule de source, tout est dit, les indignations et les désespoirs… mais enrobés dans du papier-velours. Ne pas choquer, ne pas heurter pour que le message passe. Tout ce que je sais c’est que j’ai apprécié ce moment de voyage un peu hors du temps. Les amateurs d’innovations dans la chanson en seront pour leurs frais : l’écriture de Rémy Long est classique, paroles ou musique. Pas d’esbroufe, pas d’effets tapageurs, pas de racolage du public. Qu’il propose de découvrir son enfance, ses amours ou qu’il s’indigne de la façon dont on traite la planète et ses habitants, c’est d’une façon aimable, posée et discrète. Même les meurtres qu’il commet sont économiques et politiques «  Si j’ te tue pas s’suis ton ami ». Si le spectateur accepte l’invitation, la main tendue, alors il part vers la haute-mer – c’est normal : l’auteur est vendéen. Dès le début, Rémy Long annonce la couleur : ses chansons, ses « Bouteilles à la mer », ses mots, sont « un supplément d’âme pour trouver le repos / Quelques cordes sensibles qui vibrent sous ta peau / des mots sur une gamme pour s’envoler plus haut que les oiseaux ». Les mots, les maux de l’enfance sont là, les tristesses, l’amour (« Je ne sais sans elle que vivre sans exister »), les indignations, (« La pire des offenses, c’est de vivre à genoux »), la vie sur un fil (« Chanter c’est tirer sur une corde »), les espoirs et les déceptions du « Genre humain ».

J’adhère davantage à cette façon de faire passer les messages qu’à celle qui consiste à me hurler dans les oreilles qu’il faut faire ci, qu’il faut faire ça… et je me sens davantage encline à embarquer sur le bateau du capitaine Rémy Long, « Entre l’iode et le goémon, des odeurs de sable mouillé / Entre les genêts, les ajoncs / redescendre par le sentier », même s’il faut faire partie des moussaillons de l’équipage à qui est dédié le dernier CD de Rémy : « à ma tribu, aux sincères, à ceux qui cherchent, à ceux qui doutent, aux rencontres, à l’amitié, à ceux qui se reconnaîtront ».

 

Le site de Rémy Long, c’est ici.

 

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