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Ewen, Delahaye et Favennec électrifient la Route 66

Ewens, Delahaye et Favennec, le trio EDF (photo Mary Le Lez)

Patrick Ewens, Gérard Delahaye et Melaine Favennec, le trio EDF (photo Mary Le Lez)

Ces trois-là, on les nomme aussi par leurs initiales : ça fait « EDF » (comme [Patrick] Ewen, [Gérard] Delahaye et [Melaine] Favennec) et, vu l’énergie qu’ils dégagent, ça leur va plutôt bien. C’est pas qu’ils se le jouent rockers (il le sont un peu, très folk-rock, un peu blues) mais ils ont les mêmes codes. Que ce soit pour l’aqueu Johnny ou pour eux, ça passe notamment par la Route 66. Sauf que la leur relie Saint-Jean-du-Doigt, dans le nord, à la Pointe de la Torche, dans le sud, axe de leur bel imaginaire.

A bien se renseigner sur leur âge, on s’aperçoit aussi que 66 c’est le leur : au moins celui d’Ewen et de Delahaye ; Favennec, faut l’excuser, est leur cadet de deux ans. Gamin, va !

Eux trois chanteurs, guitaristes et violoneux (Patrick Ewen cumule avec son banjo, son harmonica et son accordéon ; Gérard avec son banjo et sa mandoline). mènent chacun une carrière solo. Et souvent unissent leur art respectif pour des disques, pour des tournées. C’est même leur quatrième album (tiens, le premier que notre ami commun, Jean Théfaine, n’écoutera ni ne commentera, c’est con…).

Ils sont bretons, du Finistère (pour eux le début du monde), pas loin de Kemper donc : et s’il est une chasse gardée au sein de NosEnchanteurs

EDF 001C’est du folk, mais pas du trad’. Ou plutôt si, mais d’aujourd’hui, qui justement le perpétue. Et pis je crois qu’ils se foutent bien de l’étiquette : eux s’amusent à chanter ensemble, croyez-moi que c’est contagieux ! Selon que que chacun d’entre eux chante et bien souvent écrit et compose, on sait qui est qui. Le chamanisme est pour Delahaye : la défense des bocages ou ce qui se passe dans le cœur des baleines c’est pour Favennec. Quant à Ewen il est de tous les coups, solidaire du trio, à chanter dans les bars et les gares, les caves à vins et les cages à lapins, à évoquer la singulière vie de Madame Winchester aux prises avec les fantômes de ceux qui se firent tuer par l’invention de son mari. A savourer la vie aussi, comme ses copains.

Oui, c’est un disque de copains qui, quitte à faire, font une nouvelle fois un enregistrement très bien, bien plus même. Avec des chansons qui, toutes neuves, s’inscrivent déjà dans le terreau breton même si, parfois, elles rêvent de le quitter : « Quitter Ouessant pour un jour / Quitter Ouessant pour toujours / Ce petit trop petit pour mes rêves bien trop grands… » Car c’est un disque qui, à l’image de ce trio, a la bougeotte, toujours Quelque part sur la terre qui tourne, qui parfois ne tourne pas rond. Un disque de voyageurs, qui sans doute relie les pôles, qui relie aussi sûrement les extrémités de la vie. Et fait part belle aux souvenirs qui n’en sont pas moins des traditions, comme l’évocation des vendeurs d’oignons partis les écouler jusqu’en Écosse. Un disque de choses simples (la vie, la mort…) baigné de nature, de paysages.

Un disque plus celte que poivre, où on ne s’étonnera qu’à peine d’y entendre, parmi la douzaine de chansons, une reprise de Paul Mac Cartney, Mull of Kintyre, par eux transformée en une valse lente écossaise.

 

 

Ewen, Delahaye, Favennec, Route 66, Dylie 2014/Coop Breizh. Leur page Wikipédia c’est ici ; ce que NosEnchanteurs a déjà dit d’eux, c’est là. Image de prévisualisation YouTube

Une réponse à Ewen, Delahaye et Favennec électrifient la Route 66

  1. Danièle Sala 30 octobre 2014 à 16 h 21 min

    Shaman où ? Shaman où ? Du côté de Montmartre …Norbert habite chez lui .

    Répondre

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