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Valentin Vander, pile l’amour !

0381a9_b8bee0ed99044e5d9d455c229b79d4a7Ah, l’amour… Pour son premier album, Valentin Vander l’explore à sa manière, en dix tableaux, dix digressions, entre timidité et audace, avec finesse. De la prime approche à la séparation, à croire que c’est désormais une figure obligée du paysage amoureux, presque son accomplissement.

Dix chansons qui, sans révolutionner le genre, l’enrichissent encore.

Donc les tentatives de séduction, mais « Toutes mes nanas elles ont un mec / C’est comme ça faut faire avec. » De toute façon « Je suis un non-événement / Une page de garde dans un roman / Sans fantaisie. » Bien sûr parfois ça marche mais « Un petit peu trop tôt / La fin du rodéo » même si « Je ne suis pas un vieux volcan / Je me réveille facilement / Et soudain je m’allume / Faisant jaillir l’écume / Qui coule sur ta peau… » Passons sur la séparation et philosophons avec Vander : « L’amour, ce concept dépassé / Je t’aime, un peu, beaucoup… Assez ! / L’amour c’est pas intéressant / Ça fait que te ronger les sangs / Ça fait que t’arracher les yeux / Pour un baiser, pour un adieu / Tu crois qu’on mérite pas mieux ? » Et de lister la perte de temps et de mots, l’ennui, le répétitif de l’amour… Surprenant pour un jeune homme, jeune chanteur, qui d’emblée fait un sort à l’amour, le chasse plus qu’il ne le pourchasse. Que nous chantera-t-il la prochaine fois ?

Avec cet album très doux, très musical aussi (clarinette, contrebasse, viole de gambe et de gambettes, piano et glockenspiel, flûte et percussions…) même si jamais les notes prennent le pas, Valentin Vander fait quand même un troublant hommage à l’amour qui fouille les sentiments, les émotions, questionne les postures, les impostures aussi. Joli et c’est utile et promoteur de mettre cet album en exergue.

Dix titres, donc. Et un onzième, d’une toute autre thématique. Un texte de Gaston Couté, Les Bohémiens, qui à ma connaissance, a peu été chanté. Le reprendre désormais ressemble à un acte politique, de défiance, de résistance, de compassion. Plus de cent ans après, pas un vers n’est caduque : tout au contraire est d’une sinon brillante au moins brûlante actualité. Le rejet de l’autre est plus que jamais présent en nous et nous surprendre au détour d’une plage par une telle chanson est bienvenu.

 

Valentin Vander, L’audace et la timidité, Eh ouais Mec productions/Coop Breizh 2015. Le site de Valentin Vander, c’est ici.

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