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Roucaute, s’il était femme ?

Gilles Roucaute (photo d'archives Christian Fayard)

Gilles Roucaute (photo d’archives Christian Fayard)

25 mars 2016, Aix en Provence,

 

Cave du Hublot. Je viens d’y voir Gilles Roucaute dans son Concert Cracheur de mots déjà présenté à l’Off d’Avignon et, l’an passé, à Barjac. Spectacle magique avec projection de photos et d’illustrations de sa tendre Liu Ya Guang, où il est tour à tour et simultanément diseur, chanteur, comédien (et guitariste). Voyageant dans nos vies TGV pour redonner du temps au temps. Habitant les mythes antiques pour mieux se couler dans notre actualité.
Je connaissais le Roucaute engagé (et à l’humour sombre) de J’ai voté Front National, que l’on retrouve ici dans Contrôle d’identité, La frontière (tellement d’actualité) ou le Petit conte d’après Noël, qui analyse les personnages de la crèche, notamment les rois mages, au faciès comme le ferait un de nos médias. Il s’y mêle une poésie tendre, pittoresque, picaresque.

DEVENEZ LE MÉCÈNE DE GILLES ROUCAUTE Le financement d'un disque est problématique pour qui n'est pas né dans l'opulence, pas cornaqué par Varrod & Manoukian ou n'est lui-même fils d'artistes en vue. En général les poètes naissent sans le sou et, sauf à se vendre corps et âmes au pire bizness qui soit, le restent : les François Villon et Gaston Couté de 2016 ont autant les poches perçées que leurs ancètres. Et comme les artistes n'intéressent plus les médias, ils ne risquent pas de garnir leur Livret A qui du reste ne vaut plus rien. J'ai des idées de chansons, j'ai le talent, je veux enregistrer mais n'ai pas le moindre sou. Je fais quoi ? Gilles Roucaute n'est certes pas le seul à se poser la question. Mais lui nous fait une honnête proposition. Chaque mois, il crée et publie une nouvelle chanson. Que vous avez acheté pour 1 euro ou pour plus (c'est vous qui choisissez la somme). Au bout d'un an, vous avez l'équivalent d'un album qui existe en partie grâce à vous. C'est une forme de mécénat pour lequel, en retour, vous obtenez les vifs remerciements de l'artiste, les titres ainsi produits et, selon le montant de votre participation, diverses contreparties. Vous permettez au chanteur de continuer d'écrire, de composer, de chanter. Qui plus est c'est du Roucaute, dont Catherine Laugier, ma consoeur et voisine d'article, dit avec raison le plus grand bien. Copiez-collez ce lien ( https://www.tipeee.com/le-nouveau-roucaute ) et faites comme il vous chante : le Roucaute vous le rendra bien. MICHELKEMPER

DEVENEZ LE MÉCÈNE DE GILLES ROUCAUTE
Le financement d’un disque est problématique pour qui n’est pas né dans l’opulence, pas cornaqué par Varrod & Manoukian ou n’est lui-même fils d’artistes en vue. En général les poètes naissent sans le sou et, sauf à se vendre corps et âmes au pire bizness qui soit, le restent : les François Villon et Gaston Couté de 2016 ont autant les poches percées que leurs ancêtres. Et comme les artistes n’intéressent plus les médias, ils ne risquent pas de garnir leur Livret A qui du reste ne vaut plus rien.
J’ai des idées de chansons, j’ai le talent, je veux enregistrer mais n’ai pas le moindre sou. Je fais quoi ?
Gilles Roucaute n’est certes pas le seul à se poser la question. Mais lui nous fait une honnête proposition. Chaque mois, il crée et publie une nouvelle chanson. Que vous avez acheté pour 1 euro ou pour plus (c’est vous qui choisissez la somme). Au bout d’un an, vous avez l’équivalent d’un album qui existe en partie grâce à vous. C’est une forme de mécénat pour lequel, en retour, vous obtenez les vifs remerciements de l’artiste, les titres ainsi produits et, selon le montant de votre participation, diverses contreparties. Vous permettez au chanteur de continuer d’écrire, de composer, de chanter. Qui plus est c’est du Roucaute, dont Catherine Laugier, ma consoeur et voisine d’article, dit avec raison le plus grand bien.
Copiez-collez ce lien ( https://www.tipeee.com/le-nouveau-roucaute ) et faites comme il vous chante : le Roucaute vous le rendra bien.
MICHEL KEMPER

Mais j’ai découvert aussi le versant féminin de ce colosse aux yeux verts et à la voix douce. Quel homme mieux que lui peut s’adresser aux femmes et aux enfants avec une telle justesse, une telle tendresse ? Déboulonner l’enfant roi tout en donnant quand même envie aux « deux damnés [qui] / s’usent dans l’extase et les transes / à le chérir et le choyer » de répondre à l’appel de bébé ? C’est que lui même rêve dans les deux sens du terme d’être resté enfant. L’un de ces rêves est une adaptation de My father’s house de Bruce Sprigsteen, qu’il chante par ailleurs. D’être un bébé rêvant du sein maternel et naturel, monde divin s’il n’est pas latexé. C’est que ce Minotaure ne veut dévorer sa proie féminine que de baisers. C’est que non content de courir « d’un bout à l’autre de ton corps (…) le souffle au cœur le souffre au corps » le voici parlant au féminin, « Je suis la femme », toutes les femmes, la proie, la reine, l’amie, la compagne. Celle qu’on adore, celle qu’on révère, celle qui fait peur, celle qu’on aime. La sacrée, la terre et la mer, et aussi sa part masculine. Qu’à travers le héros Hercule qui secrètement selon lui, n’a qu’une envie, c’est d’être femme, le voici, lui, Gilles, se mettant dans la peau d’une femme… jusqu’à ce qu’une affolante érection ne le rappelle à la réalité… Alors « Il pleure, pleure à chaudes larmes. »
Parce que, quand il parle de ses imperfections, de son amour offert et refusé parfois, sensuel et charnel, de la tendresse qui n’en finit pas, du souvenir qui ne s’oublie jamais, il touche chacun d’entre nous de son humanité profonde.
En cadeau en rappel, la poignante Un homme dort dehors.


Le site de Gilles Roucaute, c’est ici ; ce que NosEnchanteurs en a déjà dit, c’est là.

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