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Philippe Meyer : plus jamais de prochaine fois !

Philippe Meyer (photo DR)

Philippe Meyer (photo DR)

« On me prie de quitter l’antenne de France Inter. » Ça y est, après Isabelle Dhordain, après Serge Levaillant, ils ont fini par avoir la peau du dernier des dinosaures de la chanson, de ceux qui savent ce qu’elle est, ce qu’elle vaut, de ceux qui aimaient tant à la partager. Le dernier ilot de résistance « chanson » de France-Inter, le dernier espace non calibré existant encore disparaît avec lui : Philippe Meyer et son émission La prochaine fois, je vous le chanterai, dédiée à la chanson française, quittent la grille de cette radio de moins en moins publique, au sens du service rendu au public. Place à l’industrie du disque, la seule, la vraie, celle qui ne veut et ne peut supporter que les produits formatés des gros labels : Didier Varrod et André Manoukian, fossoyeurs de ce qu’il restait de diversité chanson à France Inter, peuvent faire péter le magnum de champagne offert par Sony, Universal et Cie.

La raison invoquée ? Imbécile et mensongère : Radio France veut cantonner ses producteurs à une seule station (Meyer est aussi sur France Culture). Qu’on m’explique alors ce que fait encore Naguy, le cumulard des jeux débiles sur la télé et de la brosse à reluire pour gros labels. Si encore Inter avait l’honnêteté de dire : on ne veut plus de cette chanson que défendait Meyer, des Anne Sylvestre et Chanson plus bifluorée, des Henri Tachan et Michèle Bernard, des Louis Capart et des Romain Didier, de cette chanson dite « à texte » qui nous emmerde et contrarie le successeur de Pascal Nègre. Si encore… Mais non, on est en plus faux cul.

Le Monde nous rappelle utilement qu’en mars 2015, lors de la crise à Radio France, Philippe Meyer avait publié une tribune dans ses colonnes (à re-lire dans les commentaires en bas de cet article), aux allures de réquisitoire envers la direction de l’entreprise publique et son président, Mathieu Gallet. Meyer a fini par payer le coût de son impertinence.

Voilà, le dernier petit, tout petit bastion (une heure le samedi, pas de quoi changer la face du monde) que cette chanson-là avait pour encore tenter d’exister sur l’antenne publique, c’est terminé ! Y’a plus rien à voir ni surtout entendre.

Personne ne va se rebeller, la plupart de mes chers collègues qui aiment tant lécher les majors ne lèveront pas le petit doigt, n’y consacreront pas le moindre entrefilet. Il n’y a plus rien sur les grands médias pour faire vivre une chanson pourtant majoritaire en nombre d’artistes mais que tous et toutes ont décidé depuis longtemps d’en clouer le bec, de la réduire définitivement au silence, qui crève d’ignorance et donc de public. Car ce n’est pas parce qu’elle n’a plus de public qu’elle ne passe pas à l’antenne : c’est parce qu’elle ne passe plus à l’antenne que ce qu’elle pourrait avoir de public ne sait pas ou plus qu’elle existe. Il n’y a plus rien non plus en kiosque (ou si peu, si désespérément léger), plus rien dans la presse quotidienne depuis longtemps vidée de tout réalité d’éducation populaire. Il ne reste plus que quelques sites, quelques blogs, eux aussi souvent légers, nombrilistes, parfois sectaires. Et NosEnchanteurs, qui sera de plus en plus utile, comme les maquisards l’étaient durant la Résistance.

Mesdames, messieurs qui aimez la chanson dans sa diversité, vous n’avez désormais plus aucune raison d’écouter France-Inter. Boycottez le reste de l’antenne.

94 Réponses à Philippe Meyer : plus jamais de prochaine fois !

  1. Christian Camerlynck 7 juin 2016 à 12 h 46 min

    Boycottons et allons dans les salles. Pour la CHANSON, VIVE RADIO LIBERTAIRE ET LES FESTIVALS LIBERES !

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    • Malène 12 juin 2016 à 22 h 27 min

      Salut Christian ! Vive la chanson. Et je ne me sens pas du tout dinosaure… Mais ça devient bien dur…
      Malène (tu te souviens ?). À + l’ami

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  2. Alain Lecomte 7 juin 2016 à 12 h 50 min

    France inter veut faire en sorte que ses auditeurs n’aient plus rien « entre les oreilles » !

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    • William Gacquer 7 juin 2016 à 14 h 34 min

      C’est exactement ça.

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  3. PALMA Brigitte 7 juin 2016 à 13 h 23 min

    On n’aura donc plus rien d’authentique

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  4. DANIEL MAILLOT 7 juin 2016 à 14 h 16 min

    Michel, pour mémoire pourrais-tu remettre en ligne la lettre ouverte de Philippe Meyer si tu l’as ? ça serait intéressant…

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  5. gicquel marc 7 juin 2016 à 14 h 26 min

    Il est vrai que Philippe Meyer a commis un grave crime….je l’ai entendu récemment parler d’Agnès Bihl et annoncer qu’elle serait à Barjac en août…..bon, qu’il ne se fasse pas de bile, il y sera encore plus le bienvenu…Une suggestion, si le festival « chansons de caractère » en faisait son invité d’honneur ? Ca aurait de la gueule, non ? NE peut relayer si l’idée ne paraît pas saugrenue ?

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  6. Jerry OX 7 juin 2016 à 14 h 43 min

    Cette radio me déçoit de plus en plus ! L’émission de Philippe Meyer était un petit délice et il était bon d’y entendre Anne Sylvestre , Allain Leprest ou encore Michèle Bernard. D’entendre des pépites rares très loin du formatage des gros tubes FM de Renaud, Céline Dion, Pagny … je vais me brancher de nouveau sur RTL, ils aiment la chanson !

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    • Carles Yvon 10 juin 2016 à 10 h 43 min

      Comment oser se priver du plus brillant esprit parmi les journalistes qui permettait de débuter la journée dans la bonne humeur…Effectivement les émissions chères à Nagui (sympathique mais…)

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  7. Bernard PINEY 7 juin 2016 à 14 h 47 min

    C’est la conséquence logique de l’arrivée de la pub sur l’antenne. Il faut de vrais radios libres, des Charlie sur FM!
    Mais le CSA ne laisssera jamais ça exister!

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  8. NosEnchanteurs 7 juin 2016 à 15 h 12 min

    Philippe Meyer : « Il faut stopper la dérive de Radio France » (27 mars 2015)

    Les informations publiées semaine après semaine par Le Canard enchaîné ne sont pas pour rien dans la grève de Radio France, mais on aurait tort de croire qu’elles en sont la cause unique ou même principale. D’ailleurs, lorsque, il y a un an, le même hebdomadaire révéla que le premier geste du PDG fraîchement nommé à l’unanimité par le CSA avait été de réclamer à sa tutelle une substantielle augmentation de salaire, aucune vague d’indignation, de réprobation ou même de simple déception ne parcourut la Maison ronde.
    C’est qu’en 2014, après cinq ans d’une gouvernance médiocre, à la fois indolente et brutale, confiée par Nicolas Sarkozy à des amis ou à des complaisants, les personnels de Radio France n’accordaient d’importance qu’à une chose : avoir enfin un projet et un patron. Lors de l’arrivée de leur nouveau président, la plupart des collaborateurs avaient, comme ils l’ont aujourd’hui, conscience de l’importance des défis à relever.
    Le premier de tous est de demeurer un service public dans un monde où l’on fait bon marché de l’intérêt général, dans un domaine, celui de l’audiovisuel, où la spécificité des programmes proposés par les sociétés nationales n’a fait qu’aller en s’érodant, et dans un secteur d’activité, celui de la culture, d’autant plus difficile à faire vivre qu’il est devenu une auberge espagnole en même temps qu’une variable d’ajustement budgétaire.
    Des talents révélés
    A ceux qui doutent de la nécessité d’un service public, il faut rappeler que, tout au long de son histoire, Radio France a justifié son existence en inventant des émissions et en révélant des talents. Pour les talents, il suffit de parcourir les grilles des radios commerciales : on y verra défiler des noms d’animateurs ou de producteurs dont les premiers pas ont été faits sur les antennes du service public, alors que la situation inverse est inexistante ou exceptionnelle.
    Quant aux programmes, où, ailleurs que sur nos antennes, aurait pu trouver place Pierre Desproges, où pourrait-on entendre aujourd’hui les feuilletons de France Culture, les comparaisons en aveugle de « La Tribune des critiques de disques », tant de programmes de reportage, tant d’entretiens préparés, tant de portraits fouillés ?
    Maintenir et orienter cette spécificité en période d’austérité demande plus que jamais une vision, une volonté et le sens du risque. Ce sont cette vision, cette volonté, ce sens du risque qui ont été si fortement attendus et dont le défaut, pour l’essentiel, explique la grève.
    « Certaines méthodes couramment utilisées feraient même rougir dans des entreprises dont le profit est le seul but affiché »
    Non qu’il n’y ait pas de raisons matérielles à ce mouvement : d’abord parce que les personnels ont le droit de savoir quel avenir leur est réservé, plutôt que d’en être réduits depuis un an à interpréter des bruits de couloir, des déclarations dans des antichambres, des confidences à des journalistes médias, démenties dès qu’elles soulèvent une difficulté. Ensuite parce que la « gestion des ressources humaines » de Radio France n’est pas digne d’un service public.
    Certaines méthodes couramment utilisées feraient même rougir dans des entreprises dont le profit est le seul but affiché. Certains manquements, s’ils n’étaient pas le fait d’une société dont l’Etat est l’actionnaire principal, conduiraient leurs responsables devant les tribunaux.
    Chacun sait que nous sommes entrés dans une période de vaches maigres. Raison de plus pour apporter des réponses stratégiques aux problèmes économiques. Supplier l’Elysée et Matignon de donner à la Caisse des dépôts l’ordre d’acheter l’un de nos deux orchestres pour alléger le budget de la musique entre-t-il dans cette catégorie ? Les musiciens du National ou du Philharmonique n’ignorent pas que, en Allemagne, 37 formations symphoniques professionnelles ont disparu ou ont été contraintes de fusionner depuis 1992, entraînant la disparition d’environ 2 500 emplois de musicien dans un pays qui les protège mieux que beaucoup d’autres.
    Mais ne brandir cette réalité que comme une menace ou une fatalité constitue-t-il une politique ? Pourquoi les formations musicales de Radio France sont-elles aussi gravement sous-utilisées, et pourquoi, hors de France Musique, leur travail est-il pratiquement absent des antennes ? On imagine pourtant quels services pourraient rendre ces orchestres et leurs musiciens dans des programmes d’ouverture et d’initiation à la musique classique, au jazz, à la musique contemporaine. On médite l’exemple donné par le travail approfondi et de long terme de l’Orchestre national de Lille auprès des populations les moins instruites de sa région. Plutôt que de les vendre, pourquoi ne pas associer les musiciens à une redéfinition de leurs missions ?
    Maison mère de deux orchestres symphoniques, Radio France est aussi le premier employeur de comédiens du pays. Y a-t-il secret mieux gardé ? Au lieu d’être mise en avant comme l’un de nos atouts, la fiction souffre d’être considérée comme une inévitable obligation de notre cahier des charges, alors qu’une vision dynamique de ces programmes permettrait de leur donner toute la place que nous sommes seuls à pouvoir offrir.
    Radio France s’est taillé une place particulière dans le domaine de la chanson. En matière d’interprétation, d’écriture, de composition, la période est foisonnante. Or le nombre de salles ouvertes à cet art est, lui, en diminution constante, et les quelques petits lieux qui demeurent en activité sont presque tous des parkings dont l’accès est payant. Si l’on ajoute que l’industrie du disque et le show-biz ont mis la main sur la plupart des radios commerciales, on mesure l’importance et l’utilité qu’aurait, à travers l’ensemble du réseau de Radio France, le développement d’une politique d’accueil et de rendez-vous. Or France Inter – dont Jean-Louis Foulquier avait fait la chaîne de la chanson – a supprimé trois des quatre émissions qui lui étaient consacrées et faisaient connaître les talents nouveaux.
    En matière d’affaires publiques, nos antennes généralistes se perdent dans la multiplication d’émissions de plateau bavardes, dont les invités sont en général vus et entendus dans tous les médias, alors que notre force est de pouvoir produire des émissions de reportages et d’enquêtes approfondis, susceptibles d’informer intelligemment nos auditeurs sur le monde dans lequel ils vivent, de les aider à le connaître et à le comprendre.
    « Notre force est de pouvoir produire des émissions de reportages et d’enquêtes approfondis »
    Ces émissions sont dans notre ADN. Cela est vrai pour toutes les chaînes. Elles ont émaillé aussi bien les productions des rédactions que celles, plus légères, diffusées sous l’étiquette des « programmes ». On les a évoquées glorieusement lors du cinquantenaire, tout en continuant à en contredire ou même à en fouler aux pieds l’esprit et les ambitions. Nous disposons, pour relancer de telles émissions, d’un personnel capable, tant à l’antenne que dans les services techniques ; j’ajouterai même que le savoir-faire de cette dernière catégorie de collaborateurs, véritables travailleurs du son, est gravement sous-employé, et qu’on les cantonne à relayer des bruits de bouche alors qu’ils sauraient saisir et retransmettre les rumeurs du monde et en permettre l’analyse.
    Les dernières années ont vu les chaînes, et notamment France Inter et France Culture, se livrer à une concurrence absurde, exacerbée par des rivalités et des ambitions subalternes. Faute de pouvoir justifier cette rivalité par une politique de programmes, chaque direction s’est arc-boutée sur des sondages dont la moindre variation à la hausse, le plus souvent inférieure à la marge d’erreur de ce type de mesure, est célébrée comme un Austerlitz, à grand renfort de trompette.
    Radio France ne peut pas se payer de cette fausse monnaie, ni se complaire dans cette autosatisfaction ampoulée, ni se replier dans une crainte frileuse. Son mérite a toujours été de proposer à ses publics – je tiens au pluriel – des émissions dont ils ne savaient pas encore avoir envie. C’est ce qui a toujours donné une saveur particulière à son succès. Nous sommes une radio d’offre, avec les risques que cela comporte, pas une radio de marketing, même si le savoir-faire de ceux qui étudient les audiences peut nous aider à placer au mieux nos propositions dans la grille des programmes.
    Au lieu de cela, les rares facilités budgétaires actuelles sont attribuées à une entité dite « multimédia » dont la mission semble être de soulager la présidence de toute responsabilité éditoriale en la gavant de sondages dont les réponses sont induites par les questions, tout en professant que l’avenir de la radio est dans la vidéo !
    Enfin la rénovation du bâtiment a été conduite avec une irresponsabilité ubuesque. Elle ajoute à l’appauvrissement des moyens de reportages et d’émissions à l’extérieur une raréfaction des studios et des moyens internes qui met en péril la production et laisse craindre que nous n’entrions dans la situation que connaît la télévision publique, dont les producteurs privés ont fait leur vache à lait, tout en exploitant éhontément le statut de l’intermittence et les ressources de Pôle emploi.
    Interrogé sur son projet lors d’une récente assemblée générale, le président de Radio France a répondu que, faute de moyens, il lui était impossible de présenter une ambition. Je crains que ce ne soit là que l’on doit trouver la raison la plus forte d’une déception devenue désarroi avant de tourner à la colère.

    Philippe Meyer est ­producteur de « L’Esprit ­public » à France Culture.
    Sur France Inter, il anime ­chaque samedi « La prochaine fois, je vous le chanterai ».
    Né en 1947, il est entré à Radio France en 1982.

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  9. Christiane Simon 7 juin 2016 à 15 h 39 min

    (commentaire publié via facebook)

    La décadence est en route et il faut bien balayer tout ce qui peut la déranger… Pour ce faire, la pensée unique fait son chemin afin que nous devenions tous des bons moutons de Panurge….. Pfffftttt. 1984 n’est même plus une science-fiction. A croire qu’ Orwel a donné des idées à nos politiques…. Grrrrrrrrrrrrrrrrr !!!!!

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  10. Naïma Mergoum 7 juin 2016 à 15 h 41 min

    (commentaire publié via facebook)

    Je n’écoute plus beaucoup France inter depuis qu’ils ont viré Alain Veinstein… et nous ont privés de tous ses invité-és…!

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  11. Yvan Perey 7 juin 2016 à 15 h 43 min

    (commentaire publié via facebook)

    Moi non plus je n’écoute plus Inter depuis longtemps. Manoukian, Nagui… très peu pour moi. Je faisais une exception parfois pour Meyer et Le masque et la plume. Ça se rétrécit…

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  12. Bernard Piney 7 juin 2016 à 15 h 45 min

    (commentaire publié via facebook)

    C’est la conséquence de l’arrivée de la pub ! Une émission qui forme le gout des auditeurs n’a plus sa place !

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  13. Valéry Sauvage 7 juin 2016 à 16 h 26 min

    Bon j’espère que Culture lui donnera un créneau (en plus de son émission dominicale). Et pour moi c’était une des dernières émissions que j’écoutais sur Inter, je n’aurai plus besoin de la touche mémorisée inter, je resterai sur Culture… (parfois musique et D4B, une radio locale qui passe de la bonne chanson) Inter me fait l’effet d’une radio périphérique maintenant.

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  14. Jean-Claude 7 juin 2016 à 16 h 48 min

    Eh oui, après les humoristes impertinents contraints de faire leurs VAL-ises,
    Philippe Meyer et la vraie chanson de qualité balayés de l’antenne,Pauvres FOULQUIER et ARTUR que fait-on de votre radio?
    Où est le service public?

    Alors que nous reste-t-il? Le très talentueux François Morel mais jusqu’à quand? Tiens bien ton siège Morel je crains qu’il ne soit ejectable!
    Et puis comme le dit Christian Camerlynck tous sur Radio Libertaire
    Là on aime la chanson!
    Ecoutez l’émission « ça urge au bout de la scène » chaque Lundi à 21 heures

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  15. Pierre-philippe Matthieu 7 juin 2016 à 16 h 56 min

    Intéressant de voir comment la médiocrité mercantile prend le pas sur la qualité culturelle. C’est lorsqu’on constate que la culture est désormais gérée par les comptables, qu’on peut se demander si nos valeurs ont encore un avenir.

    Ne nous étonnons pas des « Nuits Debout », de la colère sociale, ceci démontre l’effondrement du système libéral. La preuve est qu’il suffit de bloquer un pays pour récolter des fonds, surtout à quelques mois de l’élection présidentielle.

    Promoteur et producteur de musiques, j’ai investi beaucoup pour créer un festival de musique en milieu rural, un festival soutenu par Serge Le Vaillant. L’idée était de montrer à des jeunes qu’il y avait autre chose que les clips sexistes de M6, la Star Academy et NRJ. Que les artistes de talent ne sont pas nécessairement connus, que la création est partout sur tous les continents, que la musique orientale peut s’accorder avec un blues de la Nouvelle Orléans et que la Kora et le Violoncelle peuvent créer ensemble de nouvelles harmonies.

    Les dirigeants de France Inter sont soumis à la pression de leur Ministère de tutelle qui réduit chaque année les budgets d’intervention. Quand la culture aura disparu et qu’elle sera uniquement financée par le privé, nous n’aurons plus accès qu’à deux formes de cultures : de l’élitisme incompréhensible pour bobos riches et de la médiocrité crasse pour la plèbe.

    En finir avec cette république de comptables pour sauver la culture, les artistes de talents et la création.

    PPM

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    • Antoine Cocquebert 7 juin 2016 à 17 h 53 min

      A l’attention de Pierre-Philippe MATHIEU

      1. Le comptable que je suis t’emmerde toi et tes préjugés à la con.

      2. FRANCE INTER est mort, essayons au moins de sauver FRANCE CULTURE, le prochaine sur la liste, dernier refuge de ceux qui veulent préserver quelques neurones.

      Répondre
      • Pierre-philippe Matthieu 7 juin 2016 à 21 h 27 min

        Je ne pensais pas me faire insulter. C’est donc que ce que je dis a sa part de vérité. Cher Monsieur Cocquebert, prenez un peu de hauteur, réfléchissez à ce que j’ai écrit avant de vous enflammer. Vous comprendrez que je n’en ai pas à un corps de métier, je suis comptable moi-même, mais aux financiers qui dirigent ce monde libéral.

        Bien à vous

        Répondre
        • Yéran lartisien 30 juin 2016 à 6 h 57 min

          Chers comptables, je suis maçon ;
          Je suis fan de France Inter, depuis… toujours !?
          Je réfléchis un peu, parfois, et je travaille en tâchant d’écouter une radio qui m’éclaire, m’amuse, m’oriente…
          La finance est le noeud de beaucoup de guerres, pas toutes…
          Je retourne travailler…

          Répondre
  16. Catherine Laugier 7 juin 2016 à 19 h 11 min

    C’est le moment de se référer à cet article sur nos radios résistantes : http://www.nosenchanteurs.eu/index.php/2013/08/31/ces-radios-ou-se-refugie-la-chanson/
    à compléter et modifier par les gens de bonne volonté.
    Dernier classement du réseau, pris sur Radio Rennes : http://www.radiorennes.fr/radio-rennes/quota/
    Que du français et que du bon, il y en a bien d’autres encore (des artistes). On peut regarder les classements précédents.
    Et d’autres radios associatives qui ont des émissions sur la chanson d’expression (on doit parfois supporter des publicités, malheureusement):
    Radio Arverne à Gerzat : http://www.radioarverne.com/chansonfeerique.html
    Radio G à Angers : http://www.radio-g.fr/content/est-l-pour-voir-le-d-fil
    Radio Zinzine à Aix : http://www.radiozinzineaix.org/index.php/les-emissions/le-peuple-d-orion
    Sans oublier l’une des dernières du réseau public, Chanson Boum sur France Culture (Jusqu’à quand ?)
    http://www.franceculture.fr/emissions/chanson-boum
    Et « Evy…demment » sur Canal francophonie, en suspens malheureusement depuis mars pour indisponibilité de son animatrice, mais riche d’une belle collection d’émissions thématiques (trois heures tous les mercredis) http://evy330.free.fr/index.html
    A vous !

    Répondre
  17. Denis MICHEL 7 juin 2016 à 22 h 21 min

    Bonjour,

    j’ajouterais l »émission Jambon-beurre sur la radio locale de StPierre et Miquelon :
    http://la1ere.francetvinfo.fr/saintpierremiquelon/emissions-radio/jambon-beurre
    http://www.patrickboez.com/jambon_beurre/

    et aussi Bleu-blanc-schnock sur Oui-FM
    http://www.ouifm.fr/category/bleu-blanc-schnock/

    Denis

    Répondre
  18. Maria serrano 7 juin 2016 à 22 h 32 min

    Je suis triste de comprendre que même ma radio préférée supprime les émissions de qualité écoutées chaque semaine.
    Quel gâchis tout ça. Tant pis, il va me rester la lecture de Charlie Hebdo et Causette.

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  19. GILLES 7 juin 2016 à 22 h 56 min

    Je n’écoutais plus que « La prochaine fois je vous le chanterai »
    sur France-Inter, donc pour le boycot, c’est fait!

    Répondre
  20. CAO 7 juin 2016 à 23 h 44 min

    La PUB (même si moins qu’ailleurs) c’est déjà trop !!!!

    Suppression d’émissions qui m’ont fait aimer la radio.

    Je n’ en peux plus et je reprend ma liberté en vous quittant.

    Si tous les bons que l’on jette pouvaient se regrouper en « Auto-entrepreneur » et faire un nouvelle radio, mes oreilles sont Prêtes.

    Répondre
    • SAVAJOL 30 juin 2016 à 16 h 08 min

      Tout à fait d’accord, réunissez vous en auto-entrepreneurs
      je serais à l’écoute. Rendez-vous à Barjac pour le festival
      de la chanson française. Monsieur MOREL Il ne reste que vous
      donc je vous écouterais en replay et je passe sur france culture
      depuis plusieurs temps. Bonne journée à tous et toutes en chansons

      Répondre
  21. Marie Rath 8 juin 2016 à 7 h 57 min

    Ah non !!!! Une émission tant attendue , si originale, si pertinente, avec des textes que l’on entend nulle part ailleurs et sur une chaîne populaire… C’est ma petite douceur du samedi… Laissez-la nous, ne nous faites pas mourir prématurément…

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  22. Odile 8 juin 2016 à 9 h 12 min

    Je suis très surprise d’entendre cette mauvaise nouvelle.
    Un samedi midi, sans Philippe Meyer n’est pas concevable.
    Les thèmes et la programmation de l’émission sont passionnants.

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  23. Rottier Jean-François 8 juin 2016 à 10 h 37 min

    Quelle tristesse ! Du pain et des jeux dans l’arène de la médiocrité.

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  24. Louise Doumerc 8 juin 2016 à 12 h 18 min

    Quel chagrin ! cette émission a enchanté tous mes samedis midi depuis des années, celle des poèmes en chanson la semaine dernière m’a rendue heureuse tout le week-end…

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  25. Daniel Schropfer 8 juin 2016 à 12 h 52 min

    Quand on pense à la « soupe » musicale qui interrompt régulièrement avec goujaterie la parole d’ invités qui ont quelque chose à dire ! ..Cahier des charges, ou/ et bonus pour l’ industrie de la « musique » ?

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  26. Gallet 8 juin 2016 à 13 h 53 min

    Il me semble que nos messages de tristesse, de colère, devraient aussi être adressés au médiateur de France Inter. Il existe un « contact » sur le site.

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  27. Marie Philomène Laouate 8 juin 2016 à 14 h 02 min

    (commentaire posté via facebook)

    Une des dernières émissions de grande qualité sur France Inter ! bon ben j’écoutais de moins en moins cette radio que pourtant j’aimais beaucoup ! Mais là c’est le coup de grâce ! je boycotte

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  28. Lucas Stafiore 8 juin 2016 à 14 h 10 min

    Vraiment Snif ! après Serge Levaillant et Daniel Mermet, ça fait beaucoup… La culture et le service public riment-elles encore ?!

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  29. Marie-Claire Daloze 8 juin 2016 à 14 h 12 min

    (commentaire posté via facebook)

    Je ne peux pas y croire… Que fera-t-on le samedi à midi ? France Culture, pas facile à capter en Belgique…

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  30. Ladivadurouergue 8 juin 2016 à 15 h 04 min

    Au moins chez nous, consolation ponctuelle et bien évidemment réduite au territoire de l’Aveyron, Philippe Meyer, président de l’Association pour la renaissance du Vieux Palais, (www.vieux-palais.org/) sise à Espalion, œuvre encore pour distiller en milieu rural le meilleur de la production musicale classique en favorisant les rencontres avec des artistes de renommée internationale difficilement accessibles autrement. Preuve que la curiosité, l’éclectisme et le talent au service du partage se moquent des cloisonnements de genres. Là où l’Etat se désengage, des hommes comme lui rassemblent.
    Un homme de son envergure est une aubaine, sa disparition d’une antenne qui me déçoit de jour en jour est un drame pour l’éducation musicale populaire, au sens du plus grand nombre. Je ne compte plus les sources d’inspiration livrées par ce grand curieux iconoclaste qui auront alimenté l’élaboration des cours du professeur d’éducation musicale que je suis. Son éloquence rare, ses facéties dialectiques, son engagement pour maintenir sous perfusion ou exhumer des perles de ce qui a construit le genre de la Chanson française dans toutes ses dimensions, avec un habillage humoristique jamais condescendant ou méprisant, méritent donc qu’on leur y oppose un silence institutionnel en guise de remerciements. J’abhorre cette dérive hélas trop courante de mise à l’écart des libres penseurs au profit de comptables sans vision, artisans d’un sabotage culturel dont la société ne se remettra pas.
    Gageons que le mammifère omnivore s’adaptera à son nouvel environnement en échappant à la dangereuse sécheresse programmée du climat culturel radiophonique (si ce n’était que lui…) et usera de sa liberté d’action et de ton pour nous inviter à le suivre ailleurs, entraînant dans sa migration tous les grands précédemment écartés du PAF et ceux qui n’auront bientôt plus rien à se mettre entre les oreilles.

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  31. paratian 8 juin 2016 à 15 h 07 min

    C’est vraiment lamentable, quand on pense que Nagui reste avec ses brosses à reluire. Une bonne choses les films qu’il propose avec « brio » sont à éviter. France inter va disparaître de mon horizon à certaines heures. C’est pas l’avenir ?
    Bon courage à toutes et à tous, on finira bien par gagner, quoi ?
    A bientôt

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  32. tocade 8 juin 2016 à 17 h 10 min

    La décision -on- de la saison nous est offerte par France Inter.
    L’industrie musicale (sont deux mots qui vont très mal ensemble), à la manoeuvre depuis les années 80 a encore sévi et va nous priver d’un rendez-vous unique où il n’y avait rien à vendre. Les play listes de France Inter sont devenues des plaies.
    Il va nous falloir chercher de nouveaux refuges.

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  33. Marc Servier 8 juin 2016 à 17 h 33 min

    Je vais finir par croire qu’il y a complot.
    Contre la chanson française.
    La presse, dans son ensemble, l’a abandonné, sauf quand il s’agit de traiter des stars, de faire people. Il n’y a plus de magazine sur la Chanson, si ce n’est Platine (une horreur à la langue chargée à force de lécher les idoles), si ce n’est Francofans (mais pour le trouver en kiosque, il faut se lever tôt le matin : il est irréductiblement introuvable). Les salles disparaissent (mais pourquoi donc Anne Hidalgo vient donc de supprimer le Vingtième Théâtre qui chaque lundi était grand refuge pour la chanson ?), les organisations bénévoles vieillissent, s’épuisent, s’amenuisent. Radios et télés ne diffusent que les mêmes artistes : il y a accord entre les maisons de disques et les diffuseurs et ne peut donc avoir la place pour d’autres artistes que ceux signés chez les gros labels. Quel est le choix qui nous est proposé : Kendji Girac, Louane et Maître Gims d’un côté, les vieux et les morts de l’autre, à qui ont consacre les prime-time télé et les disques de reprises à grand renfort de pub ! Rien d’autre. Les subventions se raréfient, les festivals aussi disparaissent. De toute façon les politiques font main basse sur le culturel : voyez ce qui se passe chez les fâcheux du FN, chez Wauquiez et autres dingues de la droite réactionnaire.
    Le rayonnage de disques s’amenuise dans le commerce, même ceux dont c’était la spécialité : la Fnac vend plus sûrement des aspirateurs que des disques et c’est pas Darty qui va faire le service après-vente chanson.
    Ceux qui ne sont pas cultivés dans le vivier sans risque des majors n’ont plus accès ni à la presse (ou alors en page locale de Triffoullis-les oies), ni à la radio (combien de radios « libres » existent encore?) encore moins à la télé, surtout pas aux grandes salles (qui n’ont pas été conçues pour eux), pas aux petites qui toutes disparaissent. Ils n’ont pas ou plus de distributeur (essayez de vous faire distribuer chez l’Autre distribution, vous verrez), plus de chance (ou si peu) d’obtenir quelque part sur un support papier une critique intelligence dont ils pourraient se targuer. Ou alors il est conseillé de payer.
    Même s’il a un talent fou, un artiste n’a plus aucune chance aujourd’hui. S’il est jeune, rusé et intelligent, s’il a suffisamment de personnalité pour ne pas y être broyé, il peut toujours tenter The Voice et autres émissions du genre.
    Le public, lui, n’a aucune chance d’être informé de ce qui existe. Ou alors par le hasard de la toile, s’il ne connaît pas quelques bonnes adresse comme peut l’être NosEnchanteurs.
    A ce public friand de chanson, on vient de lui retirer, de lui voler sa dernière émission radio, sa dernière séance à lui, celle du samedi midi. Il a pas trop gueulé quand Foulquier a été viré. Il a eu tort. Il a pas dit grand chose quand on a éjecté Dhordain et Levaillant. Il doit s’en mordre les doigts. Parce que là on lui supprime la dernière heure de service public qui lui restait, son ultime pitance. Plus jamais vous n’écoutez Laffaille, Bossone, Pierron, Michèle Bernard et Anne Sylvestre, Jehan, encore moins Leprest. De toute façon même dans le dictionnaire amoureux du grand spécialiste Bertrand Dicale ils n’y figurent pas. Ils ont été supprimés de partout, d’un trait de plume, d’un coup de burin sur les sillons des disques. Ils sont de fait interdits.
    Enfin, on a fini par faire taire cette chanson qui les emmerde.
    La seule chose qui me surprend, c’est qu’il n’y a quasiment aucun journaliste chanson digne de ce nom, ou si peu, à avoir élevé la voix pour s’indigner du fait. Tous complices, tous vendus ?

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  34. Beaudoin 8 juin 2016 à 18 h 05 min

    Je déplore très vivement la disparition du mammifère omnivore du samedi matin…
    Je n’écouterai plus grand’chose de ce drôle de service public.
    Pour moi, il reste encore « sur les épaules de Darwin »… pourvu que ça dure !

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  35. CAPELLI BRUNO 8 juin 2016 à 19 h 17 min

    Fidèle à Inter sur mon auto-radio depuis 1980, j’ai vu (entendu) la dégradation de la qualité et de la liberté de ton; infidèle depuis la disparition de Mermet, Villers, et Foulquier des ondes, la venue de Bern à la place de l’impertinence; l’arrivée de la pub; je suis passé à FIP, avec une qualité d’écoute variable ( émetteur de Marseille) mais avec un programme éclectique et surtout sans pub!!!, ou bien je passe un CD.
    J’ai d’ailleurs demandé à FIP de prendre la fréquence d’Inter sur la région d’Avignon, …………..
    Si Meyer part, je n’ai plus rien à entendre; désolé pour Augustin qui avait envie……

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  36. Frédéric Pagès 8 juin 2016 à 19 h 45 min

    Rassures-toi cher Michel, c’est la même chose au Brésil, dont nous revenons, et où, dans la « dynamique » du coup d’état à froid qui est en marche, le rouleau compresseur néo-libéral est en train d’achever et d’enterrer ce qui restait de culture de qualité, en particulier dans le domaine de la chanson. Comme tu me le disais très justement un jour, la chanson, mode d’expression assez facile à transporter et à mettre en oeuvre, a toujours fait très peur aux tenants du ou des « Systèmes » d’oppression quels qu’ils soient.

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  37. Marc Monsigny 8 juin 2016 à 20 h 08 min

    (commentaire posté via facebook)

    Encore une sale nouvelle !
    Encore moins de diversité, plus de formatage et de chansons et musiques commerciales sur une radio de service public, j’ai un peu l’impression, pas exactement pour les mêmes raisons, de me retrouver avant 1980 ! A l’époque, les chansons étaient censurées par les médias parce qu’elles n’étaient pas ‘variétés ». Aujourd’hui, ne se diffusent que celles qui ont un potentiel marchand et commercial.
    NB : j’apprécie certaines chansons dites de « variétés » et je n’aime pas nécessairement toutes les chansons dites à « textes ». Et les catégories étanches n’existent pas !

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  38. Isabelle Dhordain 8 juin 2016 à 20 h 11 min

    (commentaire posté via facebook)

    Bravo pour ce papier, il est d une justesse et d une justice incroyable ! J’ajouterai juste qu un producteur à radio france est intermittent du spectacle, il a donc le droit de cumuler des activités à l intérieur ou à l extérieur de l entreprise. Si Philippe décide de leur coller un procès…il gagne à tous les coups. Radio france ne peut pas l’empêcher de travailler. Ou alors pourquoi laisser le directeur de la musique de france inter cumuler son poste avec un emploi de producteur et animateur ????
    Quant à vos collègues journalistes papier, ils ne diront rien parce qu ils émargent régulièrement a radio france. Conflit d’intérêt.

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  39. Meulin Daniele 8 juin 2016 à 20 h 27 min

    Voila encore une belle émission qui fout le camp Bravo France inter A qui vendez vous votre âme ? Apres Frederic L’odéon ,Daniel Mermet pascale Clarck Guillaume Berner j’en passe Philppe Meyer
    Honte à vous Madame Bloch
    Et ne me dites pas que ce n’est pas grave qu’ils sont sur France culture ou France musique ,qu’on capte difficilement dans la France profronde Eh oui
    Je suis triste
    Ps et Jean François Zygel a une heure improbable le samedi
    Je prends Nagui en grippe alors qu’il n’y est pour rien

    Répondre
  40. Damien Robillot 8 juin 2016 à 22 h 14 min

    (commentaire posté via facebook)

    Mon émission préférée…, celle par qui je nettoyais mes oreilles et souvent celles de beaucoup d’autres, celle dans laquelle je puisais jusqu’alors des chansons inouïes, des anecdotes…
    Je les ai d’abord enregistrées sur K7, puis sur CD avant le pot de caste…
    Ça faisait un petit moment que je me disais qu’après Mermet, la sape n’allait pas tarder…
    Bêtises…
    On tend vers l’hypo-culture…
    Les nouvelles pub en ont le parfum …
    Voilà une décision bien « honne ».
    « Vous n’êtes plus bien sur France Inter… »

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  41. Jacquin Bruno 8 juin 2016 à 23 h 08 min

    Émission formidable sur France Inter mais sclérosée par de vieux tics de l’entre-deux guerres! Si seulement il avait eu le sens de la modernité en changeant ses présentations ringardes : le pot de cast, la chanson « on », etc… ! C’est un excellent défendeur de la chanson française. Un chercheur de perles, un formidable archéologue de la chanson en générale. C’est pas Naguy qui le remplacera. Il est irremplaçable. Mais bon, il aurait fallu qu’il se renouvelle un peu… Dommage qu’il n’ait pas pu le faire à temps…

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  42. Jean Pierre Gleize Bourras 9 juin 2016 à 0 h 06 min

    François Morel, Nicole Ferroni , vous si pertinents et manifestement si écoutés, allez vous nous faire un billet atomique sur ce débarquement..de France Inter ?
    Monsieur Meyer, vous avez semé …et nous continuerons à diffuser et Leprest et Roucaute et Ferrat et Brassens et Les Ogres et Dimey et Marie Barraton et Francesca Solleville et Yves Jamait et Anne Syvestre et Barbara et Tournée Générale et Les Grandes Bouches et tous ceux que, comme vous, nous aimons.

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  43. ab 9 juin 2016 à 7 h 54 min

    Je commençais à l’écouter de moins en moins…. j’irai sur Fce Culture continuer à suivre Philippe Meyer. Dure, dure, la quête de culture de qualité ! Dommage pour la radio…

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  44. Michel Kemper 9 juin 2016 à 8 h 02 min

    On a lu un peu n’importe quoi sur cette affaire ces dernières heures, notamment sur les réseaux sociaux. Comme ce monsieur Yves Amauger qui, par un post public sur facebook, écrit : « Tiens! le « maquisard  » (d’opérette) va regretter le mielleux Meyer du Modem. Entre profiteurs il faut se tenir la main ! » Et de fournir la « fiche » Wikipédia de Philippe Meyer pour preuve de l’appartenance de celui-ci au parti de François Bayrou. En quoi l’opinion politique de Meyer est utile au présent débat ? En quoi être du Modem, parti qui me semble participer à la démocratie de ce pays, empêche-t-il de défendre, qui plus est avec talent, la chanson d’expression française ? Monsieur Amauger ne le dit pas, tout haineux, sectaire et étroit d’esprit qu’il semble être (à noter que le « maquisard d’opérette » d’Amauger, c’est moi, Michel Kemper).
    Par un post suivant, Amauger dit encore, ce que du reste il n’est pas le seul à colporter à la différence que c’est là encore avec une manifeste volonté de nuire : « Les producteurs de Radio France ne peuvent bosser que sur une seule antenne du groupe; P. Meyer étant producteur de 2 émissions (une sur France Culture et l’autre sur France Inter) doit en abandonner une. C’est lui qui a choisi de quitter La prochaine fois … . mais il garde son émission sur France Culture. Le mielleux Meyer a fait ce choix et il n’est pas à la rue. »
    A lire Amauger, raison de plus pour ne pas avoir à défendre Meyer qui n’aurait pas été viré mais nous a lâché.
    Ce qui n’est pas exactement le cas, pas du tout même. Laissons la parole à Philippe Meyer lui-même qui a tenu à préciser, sans ambiguïté aucune : « En réponse à quantité de messages et de commentaires : je n’ai jamais choisi entre Inter et Culture et personne ne m’a proposé un tel choix. J’ai été informé de la décision du pdg de Radio France de mettre fin à La Prochaine fois je vous le chanterai. C’est tout. Quant à France Culture, pour que je puisse dire si j’y ferai quelque chose et quoi, il faudrait que Radio France s’engage et formule une proposition claire et précise, ce que j’attends depuis le 26 avril. Tout le reste est littérature et enfumage. Le ciel vous tienne en joie. »

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  45. Declercq C. 9 juin 2016 à 16 h 10 min

    Y en a marre de tous ces nouveaux dirigeants qui sont en train de « dézinguer » la qualité du service public audiovisuel. C’est quoi le but ? Nous rendre tous abrutis ? Il est bien loin le bon temps où France Inter nous régalait les oreilles toutes la journée avec marchands d’histoire et tant d’autres émissions inoubliables… Dont « la prochaine fois ».

    Ça commence à bien faire…

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    • Commet Annie 27 juin 2016 à 18 h 25 min

      Comme je suis d’accord, je suis une institutrice de 74 ans et j’écoutais avec bonheur Philippe le samedi, je suis vraiment furieuse ! On court droit vers le nihilisme culturel. On décervelle absolument les cerveaux avec de telles décisions. On prépare ainsi les futurs citoyens ? Balayons la culture. Quelle responsabilité messieurs les directeurs de chaînes !!!

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  46. tocade 9 juin 2016 à 18 h 20 min

    —- Médiateur a écrit —-

    réponse au message déposé le tout de suite sur le site mediateur.radiofrance.fr :

    Réponse du médiateur, à votre appréciation: ggrrrr
    « D’abord merci de votre fidélité. A propos du remplacement de Philippe Meyer, sans rentrer dans le détail des changements d’animateurs ou de producteurs, je dirai simplement qu’il est normal qu’à chaque changement de grille (septembre), les responsables d’antenne modifient une partie de leurs programmes pour différentes raisons: répondre aux attentes des auditeurs (en fonction d’études qui peuvent être menées), tenter de nouvelles expériences de radio, faire entendre de nouvelles voix, attirer de nouveaux auditeurs, rajeunir l’audience, etc. Contrairement à ce que certains auditeurs – un brin nostalgiques – souhaiteraient, une radio ne peut se permettre de rester figée sur des programmes qui n’évolueraient pas. »

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  47. Christopher Murray 9 juin 2016 à 19 h 05 min

    Si l’attente d’un auditeur parmi d’autres est d’écouter de la chanson à texte (d’hier, aujourd’hui et demain), quel sont parmi ceux cités – répondre aux attentes des auditeurs (en fonction d’études qui peuvent être menées), tenter de nouvelles expériences de radio, faire entendre de nouvelles voix, attirer de nouveaux auditeurs, rajeunir l’audience – les critère retenus et quelles sont les chances pour cet auditeur d’en entendre, à quelle fréquence, sur quelles plages horaires ?

    Par rapport au critère « répondre aux attentes des auditeurs », que faut-il comprendre par ce « des » ? Les plus nombreux ? Les plus « profilés » par rapport aux annonceurs ? Quels sont les critères des études menées ? Les souhaits majoritaires d’une audience, ou ce que France Inter, en tant que radio de service public tient à défendre, conserver, transmettre, voire même préserver, même pour une minorité « nostalgique », qui n’est pour autant pas exemptée de redevance.

    Autant de questions, au moment où la direction de Radio France Publicité annonce que son « cahier des charges autorise des secteurs plus commerciaux sur nos antennes ».

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  48. Jean-Marc Alexis André 9 juin 2016 à 20 h 50 min

    (commentaire posté via facebook)

    Je découvre son visage. Je l’écoutais en conduisant ma fille au cheval. Il connaissait si bien la chanson et son répertoire… j’ai découvert des petites merveilles en l’écoutant. Dernièrement je me disait qu’il existait encore des émissions originales. J’en étais heureux. Une autre vision du monde. En plus son visage reflète si bien le « Noiret » de la Radio ! Triste.

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  49. Jean-Claude Moussey 9 juin 2016 à 20 h 54 min

    (commentaire posté via facebook)

    Moi aussi j’étais attaché à cette émission intéressante novatrice toujours et pleine de textes parfois oubliés que Philippe Meyer savait nous faire écouter. Décidément je n’ai plus rien à faire avec France inter.

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  50. Marc Gicquel 10 juin 2016 à 7 h 00 min

    Savoureuse la publication d’Amauger…Outre que Kemper flirterait avec l’opérette (marquis, va !), Meyer serait un vilain pas beau car s’étant égaré au Modem….Eh oui, le ci-devant ex maire de Paris, Bertrand Delanoé, avait attaqué Philippe Meyer lors des municipales de 2008, lui reprochant de ne pas remercier la main qui le nourrissait, rapport à des subventions culturelles (je ne sais plus, mais c’est l’idée)…ah cette belle conception du seigneur qui donne de l’argent au peuple, en oubliant que cet argent a une source collective. Et bien, à Messieurs Delanoe et Amauger, je dis préférer les hommes libres comme Philippe Meyer, qui ne sont pas à vendre

    Philippe Meyer est un artiste (dans son émission et dans son double CD sur Paris….que j’ai écouté en boucle à sa sortie) et les engagements politiques de tel ou tel artiste ne rentrent pas en ligne de compte sur l’appréciation qu’on peut en faire (sauf exceptions que je ne développe pas ici). Les promoteurs de l’anglais (ou plutôt du français couché) étaient sans doute énervés de l’entendre dire « téléchargement » ou « pot de cast » décident de lui dire « pas de pot, casse toi » et nous on va leur dire « nous aussi, on se casse de France Inter » déjà que c’est trop dur d’entendre les « infos » le matin entre Seux, Cohen et Legrand…mais mon atavisme était trop fort…

    sur ce, continuons à chanter, à rire, et à » aimer, boire et danser » comme dans les opérettes

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  51. jean-marie voignier 10 juin 2016 à 8 h 19 min

    honte à gallet, un monsieur qui préfère l’argent à la culture…et qui ne fera que passer car rattraper par ses dépenses sur le dos du contribuable…nous irons écouter philippe meyer là où il diffusera…car ce ‘est que du bonheur quant à France inter, je l’écoute de moins en moins car hélas elle ne propose que des choses similaires aux autres radios… et perd de son éclatante offre qu’elle nous proposait auparavant….

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  52. cougoul 10 juin 2016 à 8 h 45 min

    Quelle tristesse! Que reste-il de la chanson? Les étoiles s’éteignent une par une…
    https://youtu.be/bSDLYJboQc8

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  53. Michel Trihoreau 10 juin 2016 à 11 h 16 min

    (commentaire publié sur la page facebook de Fred Hidalgo)

    Michel Trihoreau Il y a peu, j’écrivais dans La Chanson de Proximité (ed. L’Harmattan) :
    « Les stations nationales accordent peu de place à la Chanson en dehors de la promotion imposée par les marchands par le biais des play-listes qui constituent un insupportable fléau despotique contre la culture.
    Notons quelques exceptions cependant, avec Thierry Lecamp sur Europe 1, Isabelle Dhordain, Philippe Meyer, Serge Levaillant et même Stéphane Bern sur France-Inter. »

    Six ans plus tard, ces valeureux empêcheurs de faire de la chanson un simple produit de consommation ont été soigneusement éliminés. Plus de risque de prendre la chanson pour un art ! Les gros actionnaire du show-business se frottent les mains. Leurs valets jouent les stars jusqu’aux limites de leur médiocrité.
    Le vent tournera…

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  54. HOLLEVILLE 10 juin 2016 à 20 h 38 min

    Une pétition est lancée sur change.org. N’hésiter à la signer. Merci

    Répondre
  55. Selltapiou 10 juin 2016 à 21 h 54 min

    Quelle tristesse de perdre ce moment d’humour, la radio est affaire de rendez-vous, une habitude à laquelle on vient avec plaisir ! Je crois que je migre vers France Culture de plus en plus souvent, je quitte cette radio vendue au privé ! Depuis 45 ans, je marquais ma différence, je m’abreuvais le plus souvent possible sur les ondes, mais trop de libéralisme me font couper le contact. Tant pis pour eux, je les emm…, leur pub ne me touche pas, je n’en veux pas, c’est simple. Allons voir ailleurs, à moins que la résistance ne s’organise !

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  56. Jean Pierre Gleize Bourras 11 juin 2016 à 9 h 40 min

    Salut,
    Comme le vieux Rat de la Fontaine, je me méfie de toutes ces pétitions…
    Holleville (pseudo) et Daniel KNIPPER qui lance la pétition et situe l’émission de Philippe MEYER le Samedi Matin…
    Et qui ne s’est pas exprimé, ci dessus???
    Si Nos Enchanteurs lance une pétition, je signe!

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    • NosEnchanteurs 11 juin 2016 à 11 h 57 min

      « Si NosEnchanteurs lance une pétition, je signe ! »
      Merci pour votre confiance, Jean-Pierre.
      Mais nous avons peur, si nous étions sur un peu tous les fronts, celui de l’info, celui de l’action, de ne pouvoir tout faire et au final de faire mal les choses.
      Là, nous avons, dans des délais très courts, mis en ligne un papier d’alerte et d’info qui a déjà été lu par près de 40 000 personnes (c’est le record absolu pour un article sur NosEnchanteurs, depuis sa création il y a sept ans) dont au moins le quart a cliqué sur le bouton « j’aime ». Nous publions chaque jour, dimanche inclus, un article sur une actualité de la chanson (concert, festival, disque, etc.). Ainsi qu’une Chanson du jour. Difficile pour nous d’en faire plus sauf à le faire mal. Oui, ce monsieur qui lance cette pétition sur Change.org est inconnu de nos radars à nous mais s’il réussit, ce que nous lui souhaitons, à rassembler un maximum de gens, ce sera bien. Quand à savoir l’efficacité d’une telle pétition, c’est autre chose… Nous nous demandons s’il ne serait pas plus utile de faire une pétition directement à la ministre de la Culture, ministre de tutelle quand même : que le gouvernement prenne ses responsabilités, ce n’est pas trop demander il nous semble.
      Des propositions de nos lecteurs, nous en avons souvent. Cette semaine, un d’eux nous demande d’ajouter à NosEnchanteurs une web-radio. L’idée est séduisante mais nons n’en avons pour l’heure pas les moyens. On se console en disant qu’avec une Chanson du jour par jour, c’est peu mais c’est déjà ça.
      Avec le temps qu’ils ont, parfois peu, parfois un peu plus, les quinze membres de l’équipe de NosEnchanteurs tentent de faire vivre l’actu de la Chanson dans sa diversité, dans un spectre volontairement assez large, pas sectaire. Ça va de Morice Benin à Benjamin Biolay, de François Corbier à Cali, de Michèle Bernard au trio EDF, de Chloé Lacan à Louise Attaque, de Jean Vasca à Barrio Populo. Pour l’instant, nous nous limitons à faire bien, à améliorer si possible, ce que nous savons et pouvons faire. En faire plus, ça suppose avoir d’autres moyens : humains, techniques, financiers. La défense et la promotion de la Chanson d’expression française est un vaste et tentaculaire chantier : la Chanson est attaquée de partout et nous tentons – d’autres que nous le font aussi à leur manière – de colmater quelques brèches, de rendre justice à nombre d’artistes. Ça nous est objectivement difficile de faire plus.
      Avec nos salutations, Jean-Pierre.

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  57. NosEnchanteurs 11 juin 2016 à 16 h 46 min

    « Sur France Inter, une génération laisse la place à une autre  »

    Extrait de l’interview de Laurence Bloch, directrice de France-Inter, aujourd’hui sur le quotidien Le Monde

    L’émission de Philippe Meyer, « La prochaine fois je vous le chanterai », est très appréciée des auditeurs. Pourquoi y mettre fin ?
    La direction générale considère que chaque producteur doit incarner une seule chaîne. Or, Philippe est aussi présent sur Culture. Je sais que son départ sera un drame pour certains auditeurs, mais nous allons proposer une nouvelle émission présentée par Jean-François Zygel et consacrée à la musique classique et à la chanson.
    Votre offre musicale va-t-elle évoluer ?
    La soirée du vendredi sera consacrée à la chanson francophone, au live et aux nouveaux talents, sous la conduite de Didier Varrod, qui quitte, dès lors, sa fonction de directeur de la musique. Nous allons proposer une nouvelle émission le soir avec Michka Assayas, qui viendra après « L’Humeur vagabonde », où Kathleen Evin, qui a souhaité basculer en hebdomadaire, laisse la place à Laure Adler (par ailleurs membre du conseil de surveillance du Monde). Nous avons besoin de nouveautés et de standards, c’est pourquoi je crois dans l’idée de Didier Varrod de proposer, chaque mois, un concert qui réunit un grand artiste confirmé et un nouveau talent.

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    • Annie COMMET 29 juin 2016 à 16 h 59 min

      j’ai lu l’article du « Monde » : l’argumentation est loin d’être convaincante !!!

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  58. Elise 12 juin 2016 à 22 h 32 min

    C’est triste en effet, et je comprends que Nos enchanteurs ne puissent, hélas, tout faire. Cependant il est faux de dire qu’actuellement il n’y a pas de journaux sur la chanson car Hexagone le mag lance un excellent journal papier en vente à partir de septembre. Certes il ne sera pas vendu en kiosque mais sur abonnement. Le numéro zéro consultable sur le site est très prometteur. Ici s’éteint une étoile que l’on regrette déjà beaucoup mais là scintille un autre espoir.

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    • Michel Kemper 13 juin 2016 à 6 h 23 min

      Reconnaissons, Elise, que l’offre Chanson à l’étal des kiosques n’est pas bien folichonne : il n’y a que Francofans, quasi impossible à trouver (on peut s’y abonner), et Platine, ce dernier dans un esprit variétoche qui ne nous intéresse pas. Uniquement par abonnement on trouve Vinyl et Je Chante, dont NosEnchanteurs a souvent fait écho. Et bientôt donc (à la rentrée pour être précis) le trimestriel Hexagone. Nous attendrons la parution du premier numéro pour en faire grand écho auprès de nos lecteurs : ce sera alors un événement. Comprenez qu’on ne chronique pas ici un numéro zéro, qui n’est pas a priori fait pour des lecteurs mais pour de possibles annonceurs même si ce qu’on en voit sur le net est fait aussi pour attirer les premiers abonnés. Nous apprécions à NosEnchanteurs le travail de David Desrumaux, collègue de grand talent. Son projet de magazine semble fou aux yeux de beaucoup : c’est dire s’il est intéressant, s’il est objectivement excitant. Le dernier né des magazines Chanson fut, souvenons-nous, le Serge de Didier Varrod, concept foireux et vide sidéral : huit numéros seulement avant de disparaître sans regrets. Ce même Didier Varrod qui, jusqu’à ce jour, est directeur de la musique à France-Inter : il faudra qu’il nous explique ce qu’il a fait pour défendre ou, le cas échéant, pour enfoncer Philippe Meyer.
      Bien entendu nous souhaitons à Hexagone de rencontrer le succès mais attendons de voir, de l’avoir entre les mains. Ce n’est pour l’instant qu’une promesse. Si nous serons forcément contents de la parution du numéro 1, encore faut-il qu’il s’inscrive dans la durée, qu’il trouve son lectorat. Je croise, nous croisons les doigts.

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  59. Hélène Vulcain 13 juin 2016 à 7 h 14 min

    Le procédé est choquant : Meyer est viré par son patron, Mathieu Gallet, à titre de représailles. Rien que ça est puant : y’a-t-il une ministre de la Culture en ce pays pour mettre de l’ordre et de l’intelligence dans la maison ronde ?! Plus grave encore, la disparition de l’ultime case « chanson », l’éradication d’une certaine forme de chanson sur France Inter, antenne publique.

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  60. Laffaille 13 juin 2016 à 20 h 04 min

    Réponse à tocade le Médiateur: de même que si une station de radio de service public supprime une émission aimée du public (et financée par lui), il est normal que ce public n’écoute plus cette station. Remarque corollaire: votre rôle consiste-t-il à jouer les médiateurs ou à prendre la défense des décisions de la direction ?

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  61. Thoulon 19 juin 2016 à 8 h 33 min

    Fan de « la prochaine fois… »que je podcastais (hum)systématiquement depuis des années.
    Du coup je me souviens de la voix de Meyer sur un rafiot incroyable, au fin fond de l’Indonesie, aussi réconfortante qu’ incongrue, après une nuit sans sommeil!!
    Et ils nous parlent de « la grandeur de la France « , comme si un pays tellement acculturé qu’il ne sait plus chanter dans sa propre langue pouvait se targuer d’être grand!
    Haut les cœurs et merci Monsieur Meyer et l’équipe.
    B. Thoulon

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  62. Florent DESPREZ 19 juin 2016 à 11 h 48 min

    Dégoûté, tout simplement. Partout, la poésie, l’émotion, la sincérité se font trancher le coeur par des ambitions et des intérêts. Vive le spectacle vivant, dernier bastion.

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  63. Joel Luguern 20 juin 2016 à 17 h 56 min

    Le seul avantage lie a la disparition de l’émission de Philippe Meyer, c’est que je ne serai plus oblige de me dépêcher de rentrer du marché à midi le samedi… C’est un « avantage » bien mince…
    On a l’impression qu’à France Inter, ils font tout pour que les auditeurs abandonnent la station afin d’aller vagabonder ailleurs.
    C’est en tout cas ce qui va se passer pour moi.
    Si elle n’est pas interrompue par de la publicité, je resterai fidèle a « CO2 mon amour », et ce sera tout. Le reste du temps, j’écouterai les émissions sur la chanson de France Musique, de Radio Libertaire, Radio Aligre, etc.

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  64. Jean Claude Viodé 23 juin 2016 à 12 h 28 min

    Lettre ouverte à Mathieu Gallet

    Alors Minou, on se fait une bollorite ? Tu t’ennuyais sur ta moquette, tu as vu l’autre casser son jouet et tu t’es dit :
    « Mais, pourquoi pas moi ? Voyons voir ce qui marche le mieux… Tiens, La Prochaine Fois, meilleure audience des radios le Samedi midi, en hausse continue, qualité indiscutée, une des dernières émissions consacrée à la chanson pas con, parfait ! »
    Ben oui, quoi, on ne va pas s’enquiquiner pour une bande de vieux cons qui s’obstinent à vouloir des paroles sur des musiques. Toi, tu fais sûrement partie de ceux qui pensent que l’Anglais, c’est mieux pour chanter. D’abord, on ne comprend pas tout, donc on peut bâcler le texte.
    Et puis, ce Meyer, mammifère omnivore, quel chieur ! Toujours à ânonner ses formules et qui se permet – on aura tout vu – de signer une tribune libre ! Libre, mais enfin, vous n’y pensez pas.
    Eh bien, justement on y pense. Même si personne ne te l’a dit, Radio France ne t’appartient pas, ce n’est pas ton jouet, c’est un service public. En d’autres termes, comme le disait justement Coluche, « c’est nous qui paye » et nous avons notre mot à dire : va chez Bollo, on recrute, et fous nous la paix !
    PS à Philippe Meyer : si, par exemple, vous alliez retrouver Pascal Nègre pour continuer l’aventure, faîtes-le vite savoir par voie de tribune libre. Merci.

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  65. delicado 24 juin 2016 à 10 h 18 min

    C’est une véritable aberration cette histoire ….Honte à France Inter !

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  66. jp Gleize Bourras 24 juin 2016 à 12 h 13 min

    Bonjour,
    C’est fait, François Morel , a écrit un bien joli billet du Vendredi à Philippe MEYER et à son émission.
    Combien a t il cité de nos amis ,vivant ou disparu,qui ne passent jamais à France Inter: sauf à « La prochaine fois… »?
    J’avoue que je n’ai pas conté!
    Mais certains de ses auditeurs auront au moins entendu des noms d’artistes dont ils n’avaient jamais entendu parler.
    Fait attention François, 2016 n’est pas une très bonne année pour les François…
    Mais alors, pas un mot de Monsieur Cohen, pourtant j’ai entendu dire que des chanteurs se produisaient à l’émission où l’on dîne…
    Vos croyez vraiment que c’est demain la dernière?

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  67. denis jouin 25 juin 2016 à 12 h 48 min

    Philippe,
    j’écoute ton ultime, les larmes aux yeux…
    Je n’ai pas été toujours fidèle, et je le regrette amèrement, peut-être aurions-nous été assez nombreux pour éviter cette infamie.
    Adieu
    Denis

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  68. Claude Dequidt 25 juin 2016 à 13 h 35 min

    Merci Monsieur Meyer pour vos émissions. J’ai eu la grande chance d’écouter votre spectacle à Paris.
    Nous devrions donc goûter au cocktail youtubesque ou RTLesque ? C’est cela une mission de service public ?
    On n’en veut pas : on veut de la poésie, du divertissement, de la réflexion.

    Répondre
  69. NosEnchanteurs 25 juin 2016 à 18 h 10 min

    L’hommage de François Morel à l’émission de Philippe Meyer, c’est ici : https://www.franceinter.fr/emissions/le-billet-de-francois-morel/le-billet-de-francois-morel-24-juin-2016

    L’ultime émission de Philippe Meyer, c’est là : https://www.franceinter.fr/emissions/la-prochaine-fois-je-vous-le-chanterai/la-prochaine-fois-je-vous-le-chanterai-25-juin-2016

    Répondre
  70. Odile 25 juin 2016 à 20 h 50 min

    Moi aussi j’ai écouté la dernière émission avec les larmes aux yeux et le coeur serré.
    Toujours fidèle au poste, je n’arrive toujours pas à croire qu’il n’y aura plus de « La prochaine fois… »
    c’est trop injuste…

    Répondre
  71. tocade 26 juin 2016 à 11 h 08 min

    A Lafaille,
    Mon opinion est dans mon 1er message du 8 juin ; mon deuxième , du 9 juin, recopiait la réponse condescendante et à la limite de la politesse du médiateur à qui j’avais écrit pour protester contre la suppression de l’émission (avec, désolé, une fausse manip dans le copier-coller qui vous a induit en erreur).

    J’ai écouté aussi la dernière d’hier, avec le cœur serré, ému aussi d’y entendre ‘les gens de mon pays’, peut-être ma chanson préférée, qui célèbre des valeurs humaines bien peu à l’œuvre dans la décision de Radio-France.
    Merci encore Monsieur Meyer

    Répondre
  72. André DROUET 26 juin 2016 à 11 h 33 min

    … le burn out culturel nous pendra-t-il tous par les ouilla-as du bruit récurrent que font les casseroles du bigbuzz aux ordres uniquement d’un bizness qui se mantera religieusement de ce qui perdure de la création qui nous chatouille les escouades ?…

    … en tout cas, il est tellement facile de prôner par France Inter et autres radios publiques un « mieux disant » culturel, vu le désert alentour qui sévit dans le privé …

    http://www.lagrosseradio.com/webzine/humeur-global/p15075-quotas-radio-les-radios-vont-devoir-varier-leurs-playlists.html

    Et ainsi de saborder petit à petit, à l’aise dans ses Pompes funèbres, la maigre exception française à l’autel d’un narquois avis de fin de non recevoir, prétextant du privé, ce qui devient un prétexte sans précaution pour mieux ne garder qu’un contenant culturellement de bonne facture, dans le même temps de plus en plus vide de sens et de contenu !

    Ce qui se passe pour le spectacle vivant, pour les médias, pour la création musicale française, vaut pour la radiodiffusion comme on ne l’appelle plus…

    On peut se référer également à l’article paru ici sous l’aulne de l’esprit frappeur de Nos Enchanteurs :

    http://www.nosenchanteurs.eu/index.php/2014/04/20/quid-de-la-creation-et-de-la-diffusion-de-la-musique-en-france/

    bien à vous,

    A.D

    Répondre
  73. Plouvier 26 juin 2016 à 12 h 11 min

    Philippe Meyer anime sur France Culture une émission, genre « analyse politique », intitulée « L’esprit public », le dimanche de 11 heures à midi, qui est tout sauf pluraliste : on n’y entend que des lieux communs centristes, centriste de gauche, centriste de droite, extrême centrisme… Son émission de chansons était sans doute bonne, vue la levée de boucliers ci-dessus. Si Philippe Meyer devait rester sur une antenne et non deux il aurait été préférable qu’il restât sur France Inter… Mais le petit tyran qui règne sur Radio France en a décidé autrement ! Tant pis pour la chanson française… et tant pis pour le pluralisme.

    Répondre
  74. e 26 juin 2016 à 18 h 47 min

    Une superbe émission depuis des années qui met en valeur la bonne chanson française.
    Pour découvrir les Leprest, tachan, Gallet, Jamait.

    émission Jambon-beurre sur la radio locale de StPierre et Miquelon :
    http://la1ere.francetvinfo.fr/saintpierremiquelon/emissions-radio/jambon-beurre
    http://www.patrickboez.com/jambon_beurre/

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  75. labeyrie babou 27 juin 2016 à 22 h 22 min

    une véritable aberration ! honte à France Inter; prenons le maquis, enchantons nos granges, nos terrasses, nos salons, nos places de villages, nos caves avec nos artistes, ils n’attendent que ça… Nous les soutiendrons contre vents et marées !

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  76. Charlesège Paul 29 juin 2016 à 13 h 53 min

    Quelle tristesse.!!! Une dévaluation supplémentaire de la culture du pays france. Rien à ajouter au commentaire précédent .Babou tout à fait d’accord.

    Répondre
  77. LHENRY Olivier 29 juin 2016 à 18 h 17 min

    Que reste-t-il de … France Inter

    Une heure, une heure seulement, une petite heure par semaine pour défendre, aimer, promouvoir et chérir la chanson francophone ; celle qui fait notre culture profonde et se refile en fredonnant d’une génération vers l’autre ; invisible enchantement … Celle qui ne veut pas gagner des millions mais sait encore construire une belle phrase, celle qui peut nous faire gagner des frissons …
    Et qui, du passé vers le présent, nous emmène en refaisant la romance …

    Chaque Samedi, juste un peu après midi, France Inter nous proposait la plus belle, la plus originale, la plus sauvage aussi de ses émissions ; un fier bastion dressé contre la médiocrité, la banalité, le lieu commun et le prêt-à-porter du disque ; une sorte de village gaulois irréductible, rigolard et frondeur qui résistait encore et encore à l’empire romain des labels et des publicités …

    Que les financiers qui produisent de la chanson en conserve se rassure, la direction de la station vient de déduire la celtique cité, son barbe, mammifère, omnivore, bien trop gourmand de culture et bien trop connaisseur de curiosité, a été banni de cette antenne publique à la fallacieuse raison qu’il officie également sur France Culture …

    L’empereur romain directeur qui a fait taire le barbe dissonant l’accuse de cumule …
    Si la raison évoquée est véritable et honnête, le directeur devrait également nous débarrasser d’un ultra cumulard animateur producteur dont les carences de professionnalisme, le manque de culture globale et surtout les euh … euh … euh … euh … Récurrence insupportable et fort impolie qui nous fait parfois aller quérir les sons d’autres antennes entre 11 heures et 12 heures 25 …

    Mais il est cependant très probable que le directeur garde les brosses à reluire des labels discographiques et des diffuseurs qui ont main mise sur nombre des émissions de France inter et continue de à s’enrichir en faisant belle publicité des dits labels …

    Voilà, la prochaine fois, il ne nous le chantera plus …
    Ainsi les belles chansons pourront aller se faire entendre ailleurs, pour peu qu’elles trouvent un ailleurs … Un endroit suffisamment désintéressé, délicat et cultivé pour les recevoir et les protéger …

    Et les auditeurs sachant auditer, presque 2 millions, un bon record d’audience pour une telle émission, devront aussi aller se faire voir ailleurs …

    France Inter ne les voit plus, ni ne les écoute, son médiateur est un communiquant qui ne fait que reformuler la bonne parole de son directeur …

    Beaucoup d’auditeurs de France Inter écoutaient cette station pour échapper à la bêtise et à l’abrutissement de la publicité : toutefois, pour enrichir les producteurs et les labels, la publicité, à peine lentement et très sûrement, fait son entrée dans ce qui fut une des plus belles de nos stations …
    Que reste-t-il de … France Inter ; que reste-t-il de tout cela …

    Répondre
  78. sandrine 30 juin 2016 à 20 h 25 min

    Je n’écoutais déjà plus que rarement FRANCE INTER et la radio en général à cause des chansons débiles qu’on est obligé de supporter toutes les 5 mn, mais alors là… c’est définitivement terminé.
    Quelle honte. Shame, shame !

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  79. Albrecht 1 juillet 2016 à 7 h 33 min

    Y a pas de mal à boycotter France Inter ! cela ne fait qu’une raison de plus. Comme le dit Christian Camerlink : sortons dans les salles voir les artistes, les poétes, les auteurs compositeurs !

    Répondre
  80. D'Aleyrac jacques 9 juillet 2016 à 19 h 18 min

    Mr Gallet vient d’écrire la plus on des chansons ons.
    Où écoutera t on une émission aussi intelligente ?

    Répondre
  81. Monique SANZ 12 juillet 2016 à 18 h 01 min

    Le ciel vous tienne en joie !
    il m’est tombé sur la tête ,le ciel !
    C’est avec beaucoup d’émotion que j’ai écouté votre dernière émission ,Monsieur MEYER
    J’ai 76 ans ,j’ai grandi avec Paris-Inter ,et je vieillissais BIEN avec France-Inter !
    J’attendais le samedi avec gourmandise .
    Mais je plains l,parmi les auditeurs ,les plus jeunes qui ne connaitront pas la chance que j’ai eue !
    Merci ,Monsieur MEYER

    Répondre
  82. Edith Juigner 26 juillet 2016 à 21 h 34 min

    Je ne connaissais pas avant cette mauvaise nouvelle, merci de me l’apprendre.

    Répondre

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