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Stéphane Mondino : Babylone, tu décolles

Stéphane Mondino (photo DR)

Stéphane Mondino (photo DR)

Pour Stéphane Mondino, tout est parti d’une lecture de Richard Brautigan, Un privé à Babylone, polar prétexte à des digressions farfelues, poétiques et humoristiques… De là sont nés Les rêves de Babylone. Puis, de ce titre, l’album éponyme que voici… une Babylone en dur qui perdure, un rêve éveillé qui se nourrit de cette thématique universelle qui, de Bob Marley à Boney M, de Bill Deraime à Tryo, à tracé ses sillons dans la chanson.

Dans cette Babylone de Mondino, tout semble n’être qu’apparences et énigmes. Comme cette cité dessinée sur la pochette et au dos du dépliant-livret : une pyramide tête à l’envers dont le socle est celui de la Cité où trône sa Babel en flammes : « Oh frère je reviens de là-haut / Oh frère et j’ai vu le chaos / L’enfer et le démon dansaient / Des remparts aux jardins c’est / Le feu à Babylone ». A chaque titre on fera correspondre, ou non, des endroits, des allusions empruntées à la mythologie, aux textes de référence. L’amour court sur les murailles, les étoiles ne sont pas qu’au ciel ni les feux au Bengale : « Le feu qui la maquille / C’est comme un baiser ». L’amour durera-t-il comme la cité antique ? « Que restera-t-il à la fin ? » « Des écrits mal écrits dans les lettres / A nos amours ».

Mondino Les reves de Babylone« Elle, insolente et rebelle, belle comme un fauve / Lui, envoie les décibels dans le décor mauve… » Les sentiments, les questionnements, les larmes accrochées au nom de la bien-aimée se jouent dans l’ambiance suggérée de l’enceinte de Babylone, de sa cartographie, de la géographie des lieux, de ses monuments, tour et jardins de l’Alhambra. C’est quasi cinématographique, chorégraphique, en un endroit rêvé, égaré dans l’espace-temps, dans la mémoire des hommes, qui exacerbe et sublime les sentiments, renouvelle l’imaginaire et les possibles corps-à-corps. « Ton ombre a pris forme au milieu de mes bras / Elle me serre depuis combien de temps déjà ? »

Ce sixième album de Mondino, très solaire malgré sa sombre issue (« La vue sera du vitriol / Le sol sera de la poussière / Le temps sera des montres molles / Un jour tu partiras / Si je ne t’aime plus ») est une belle et séduisante pièce pop-rock, volontairement teintée années soixante-dix, qui, sans nul doute, fera date dans le parcours de cet artiste. La preuve : on en parle à présent dans NosEnchanteurs.

 

Stéphane Mondino, Les rêves de Babylone, Sphère France /L’Autre distribution 2017. Le site de Stéphane Mondino, c’est ici. Image de prévisualisation YouTube

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