Spa 2018. Geneviève Laloy, sacré bout de flamme | NosEnchanteurs

Spa 2018. Geneviève Laloy, sacré bout de flamme

Geneviève Laloy sur le scène des Francofolies (photo Florence Laloy)

Geneviève Laloy sur le scène des Francofolies (photo Florence Laloy)

 

Francofolies de Spa, 19 juillet 2018,

 

Depuis leurs débuts (ou presque), les Francofolies de Spa ont la bonne idée d’ajouter un volet « jeune public » à leur programmation, histoire que ce pan important du secteur de la chanson ne soit pas oublié dans un festival qui se veut avant tout familial et convivial. Cette édition 2018 ne déroge pas à la règle, avec trois spectacles au menu. On regrettera juste l’horaire choisi : 13 heures, est-ce vraiment le bon moment ? N’est-ce pas un peu tôt, tant pour les enfants visés que pour les parents accompagnateurs ? Est-ce si inimaginable de les proposer un peu plus tard, au milieu des autres tours de chants ? Un adulte sans enfants ne serait-il pas à même de goûter un spectacle bien mené, fût-il destiné à une autre tranche d’âge ? Le débat est ouvert.

LES FRANCOS DE SPA ONT 25 ANS C’est en 1994 que les fameuses Francofolies de la Rochelle ont ouvert leur succursale spadoise. Pour fêter ce quart de siècle, pas réellement de petits plats dans les grands, la crise du disque, les restrictions budgétaires et les mesures de sécurité exorbitantes étant passées par là. L’affiche de cette édition 2018, sur papier, est donc fort faible, avec son maigre quota de grands noms populaires qui attirent la foule (Cabrel, Calogero, Vianney, et puis c’est quasi tout !) et son lots d’habitués. Espérons donc que les bonnes surprises et les découvertes seront présentes en masse. Le gros changement est plutôt d’ordre géographique, puisque les organisateurs ont regroupé l’ensemble des scènes dans un seul et même espace, au lieu des deux qui étaient utilisés depuis l’origine (les salles couvertes des débuts ont déjà été abandonnées depuis quelques années). Pour avoir testé aujourd’hui cette nouvelle configuration, je dois avouer que la chose a été bien pensée. Restera à voir quand la grande scène affichera complet (ce qui est annoncé pour ce samedi, avec Calogero), si le confort de vision et d’écoute resteront satisfaisants. Une chose devra à coup sûr être améliorée pour les prochaines éditions : 2 scènes ne sont pas assez éloignées l’une de l’autre et les spectacles qui se donnent sur l’une d’elle, destinée justement aux concerts acoustiques, souffrent de cette distance insuffisante et du télescopage de sons que cela provoque. Quoi qu’il en soit, un bon point pour les organisateurs, qui ont osé sortir de leur zone de confort pour nous proposer des Francofolies new look. S’ils pouvaient avoir les mêmes hardiesses pour leur programmation et oser voir plus loin que les artistes rap-pop-rock qui mettent de l’ambiance… C’est qu’une tranche du public (les plus âgés, certes) nourrit la nostalgie des endroits – tous supprimés les uns après les autres - où l’on pouvait assouvir sa faim de concerts plus posés, où l’accent était davantage mis sur les textes que sur la musique. Combat d’arrière-garde ? Ce sont parfois les plus beaux…

LES FRANCOS DE SPA ONT 25 ANS
C’est en 1994 que les fameuses Francofolies de la Rochelle ont ouvert leur succursale spadoise. Pour fêter ce quart de siècle, pas réellement de petits plats dans les grands, la crise du disque, les restrictions budgétaires et les mesures de sécurité exorbitantes étant passées par là. L’affiche de cette édition 2018, sur papier, est donc fort faible, avec son maigre quota de grands noms populaires qui attirent la foule (Cabrel, Calogero, Vianney, et puis c’est quasi tout !) et son lot d’habitués. Espérons donc que les bonnes surprises et les découvertes seront présentes en masse.
Le gros changement est plutôt d’ordre géographique, puisque les organisateurs ont regroupé l’ensemble des scènes dans un seul et même espace, au lieu des deux qui étaient utilisés depuis l’origine (les salles couvertes des débuts ont déjà été abandonnées depuis quelques années).
Pour avoir testé aujourd’hui cette nouvelle configuration, je dois avouer que la chose a été bien pensée. Restera à voir quand la grande scène affichera complet (ce qui est annoncé pour ce samedi, avec Calogero), si le confort de vision et d’écoute resteront satisfaisants. Une chose devra à coup sûr être améliorée pour les prochaines éditions : 2 scènes ne sont pas assez éloignées l’une de l’autre et les spectacles qui se donnent sur l’une d’elle, destinée justement aux concerts acoustiques, souffrent de cette distance insuffisante et du télescopage de sons que cela provoque.
Quoi qu’il en soit, un bon point pour les organisateurs, qui ont osé sortir de leur zone de confort pour nous proposer des Francofolies new look. S’ils pouvaient avoir les mêmes hardiesses pour leur programmation et oser voir plus loin que les artistes rap-pop-rock qui mettent de l’ambiance… C’est qu’une tranche du public (les plus âgés, certes) nourrit la nostalgie des endroits – tous supprimés les uns après les autres – où l’on pouvait assouvir sa faim de concerts plus posés, où l’accent était davantage mis sur les textes que sur la musique. Combat d’arrière-garde ? Ce sont parfois les plus beaux…

Toujours est-il que le premier concert qu’il m’aura donc été donné de voir pour cette 25ème édition des Francos est un spectacle intitulé Allumettes, de la chanteuse bruxelloise Geneviève Laloy. Excellemment entourée de 4 musiciens (dont l’harmoniciste Thierry Crommen, une pointure dans son domaine, qui a longtemps accompagné Michel Fugain, et Marie-Sophie Talbot, multi-instrumentiste, qui s’est chargée aussi des arrangements), s’accompagnant elle-même parfois à la guitare, l’auteure-compositrice nous a livré un set des plus réjouissants, sans aucune barrière d’âge. Les enfants présents auront apprécié les rythmes variés, la multitude d’instruments utilisés (guitare, clavier, flûte, harmonica, triangle…), les invitations à frapper dans leurs mains ou à mimer quelqu’un qui a froid, les intermèdes clownesques, tandis que les plus grands se seront offert le plaisir d’écouter de belles chansons françaises, classiques, bien construites et pleines de trouvailles, qui ne dénoteraient pas forcément dans un concert « normal ». Vous appréciez Michèle Bernard dans ses disques pour jeunes oreilles ? Vous aimerez Geneviève Laloy.

Allumettes, en spectacle ou en disque, décline la thématique du feu sous toutes ses acceptions. Qu’il s’agisse de donner le départ (de la vie ou du spectacle) au moyen de la formule 3,2,1… Feu ! Partez !, qu’on y ait recours pour fêter la fin de l’hiver (Le grand feu), qu’il se change en incendie ravageant la forêt (La part du colibri), qu’il se métaphorise en appel à la fraternité (Cessez le feu) ou qu’il exprime les émois variés de l’amour (le feu aux joues, le feu sacré, le regard de braise…). Autant d’occasions où le thème du feu est intelligemment exploité, par une écriture inventive et imagée, qui n’exclut personne, ni grands ni petits. Bref, comme la chanson qui conclut le spectacle, un vrai feu d’artifices !

Avance un peu, chante Geneviève Laloy, le bonheur est au bout des yeux. Au bout des oreilles également.

 

Le site de Geneviève Laloy, c’est là. Image de prévisualisation YouTube

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