CMS

Les Roches celtiques, toujours grandioses

Carantuhill

Les polonais de Carantuhill, sur scène vendredi et dimanche

Il y a peu encore, en fait l’an passé, le festival Les Roches celtiques relevait, en mairie de Saint-Etienne, du domaine de l’animation, au même titre sans doute qu’une fête de quartier ou un feu d’artifice. A croire qu’entre-temps les élus ont enfin pris conscience de la pépite qu’ils avaient, toujours est-il que ce festival-là change de case : il est désormais « culture ». Ceci sans pour autant changer son envergure (déjà copieuse) ni son budget (qui, lui, confine presque au ridicule : 117 000 euros hors personnel municipal, à savoir nettement moins que le montant de la subvention municipale au festival Paroles et Musiques).

Tenir un festival de musique, chants et danses celtes, au cœur de l’Hexagone, presque au début du fleuve Loire, peut sembler singulier à qui est distrait ou ne connaît pas l’Histoire de France. Les Celtes furent jadis de partout. D’ailleurs nos ancêtres sont tout aussi celtes que gaulois. Les traces de cette civilisation sont de partout.

Belle trace en fait que ces Roches celtiques dont la nouvelle édition se déroulera du 3 au 7 juillet tant au cœur de la cité stéphanoise qu’au château de Rochetaillée et aux Condamines à Saint-Victor-sur-Loire. 22 concerts, des bals il va sans dire, des déambulations, des master class de danses irlandaises, de tambours écossais et de cuillères : le grand jeu, une fois de plus.

Et des artistes venus de six pays : l’Irlande mais aussi l’Italie, la Hongrie, la Pologne, l’Ecosse et la France.

Grumpy Sheep

Les irlandais Grumpy Sheep, sur scène jeudi 4

Né en 1998 dans une cours d’école du village de Rochetaillée (c’est de là dont vient le nom du festival), commune associée à celle de Saint-Etienne, ce festival a vite grandi. L’engouement est de mise et il prend ses aises sur un grand parking du village. Puis s’en va, au grand dam des commerçants du lieu, s’exiler à Saint-Victor (autre commune associée), pour d’évidentes raisons de sécurité. En 2015, changement à nouveau : le festival, désormais sur cinq jours, se partage entre Saint-Etienne, Rochetaillée et Saint-Victor. La fréquentation est à son Zénith, bien plus vaste que deux Zéniths même bondés, soit-dit en passant.

Aux commandes depuis quelques années, Djamel O’Touil, par ailleurs artiste dont on connaît plus volontiers l’oeuvre en direction du jeune public. C’est oublier tout un pan de son art qui, justement, participe grandement à la richesse, au foisonnement de ces Roches celtiques d’exception. Car O’Touil est pleinement un acteur de la culture celte : ses collaborations et son carnet d’adresse l’attestent. Et les gens qu’il convie aux Roches celtiques, souvent pour des prestations en tout point inédites, des rencontres jamais encore provoquées, sont tous des artistes qui comptent ou compteront sur les scènes des grands festivals : Lorient, Quimper, Gévaudan, Ballyshannon et ailleurs. Les Roches celtiques sont tant un laboratoire qu’une alchimie toute particulière, qui tient de l’amitié qu’entretient son programmateur avec toutes ou presque les composantes de la musique celtique.

S’il est facile d’acheter des artistes sur catalogue, il l’est moins de créer une matière originale, pertinente, d’insuffler une âme à mille lieues de ces festivals de pure consommation. Car, ici, vous êtes pleinement acteurs : vous ne pouvez pas vous imaginez à quel point.

CaraNua

Les irlandaises CaraNua, sur scène le samedi 6

Au programme :

Mercredi 3 juillet 2019. Joanne Mclver & Christophe Saunière (Ecosse-Ile d’Arran/France) à la cathédrale Saint-Charles de Saint-Etienne ;

Jeudi 4 juillet. A Rochetaillée : Crêt de folk, Grumpy O’Sheep, Joanne Doyle Celtic Dance, Elven (bal folk) ;

Vendredi 5 juillet. A Rochetaillée : Joanne Mclver & Christophe Saunière (à l’église), The Heart of Italy pipe band (Italie), Willos (Italie), Carrantuohill (Pologne), The Heart of Italy pipe band, Triskeelt ;

Samedi 6 juillet, Les Condamines à Saint-Victor : Willos, Klix Dance Company (Irlande), CaraNua the Goddesses-The voice of Evermore (Irlande), The Heart of Italy pipe band, Jolly Jackers (Hongrie) ;

Dimanche 7 juillet, Les Condamines à Saint-Victor : The Heart of Italy pipe band, Poppy Seeds, Carrantuohill (Pologne), Uncle Bard & the Dirty Bastards (Italie).

 

Le site des Roches celtiques, c’est ici.

Image de prévisualisation YouTube

En 2015, le groupe polonais Carrantuohill s’était déjà produit aux Roches celtiques. Le voici avec, pour chanteur, Djamel O’Touil, le directeur artistique de ce festival. Image de prévisualisation YouTube

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

code

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Archives