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Jacky Galou, un indien dans la chanson

Jacky Galou (photo non créditée)

Jacky Galou (photo non créditée)

« Un petit indien, un petit indien
Nagawicka, Nagawicka
Chantait gaiement sur le chemin
Nagawicka, Nagawicka »

Cette chanson est devenue, à l’instar de La baleine bleue de Steve Waring ou de L’oiseau et la bulle de Pierre Chêne, un tube des centres de loisirs, des colonies de vacances, des camps scouts et stages BAFA. Mais qui se souvient aujourd’hui de son auteur compositeur interprète, Jacky Galou ?

« Je suis né le 10 décembre 1942 à Paris 12e, écrit-il sur son site internet. C’était la guerre, les murs de l’hôpital Saint Antoine ruisselaient d’humidité. J’ai eu une enfance assez solitaire, une adolescence plutôt tristounette et ce n’est qu’à 17 ans, pour ma réussite au concours d’entrée à l’École Normale d’instituteurs de Paris, que mon père m’offrit une guitare. Elle devait changer ma vie… »

Un des nombreux albums de Jacky GalouRaymond Fau, Jean-Naty Boyer, Jean Humenry ont permis à Jacky Galou d’enregistrer de nombreux disques, dont beaucoup sont épuisés dans les grandes surfaces culturelles. C’est bien dommage, car les enfants d’aujourd’hui gagnent à découvrir tout un répertoire que je résumerais ainsi : des chansons toujours intelligentes sans être « intellos » ou réservées à une élite, de jolis textes où il est question de grands espaces, d’animaux, de rencontres humaines, des musiques entraînantes et de beaux arrangements avec de vrais instruments – quand il suffit d’aller sur Youtube pour trouver toutes ces horreurs de chansons pour enfants sur des orchestrations réalisées au pifomètre et dont les textes, souvent, prennent les enfants pour des crétins.

Ce qui est certain, c’est que Jacky Galou les considère comme des êtres en devenir, intelligents, sensibles, curieux et bien plus ouverts d’esprit et de cœur que bon nombre d’adultes.

Alors, Messieurs les dirigeants des labels et distributeurs, à quand une réédition des CD de Jacky ? Heureusement, dans ce monde ultra-connecté, les enfants et les parents pourront les écouter sur l’excellente application munki.audio  (tout comme les CD de Steve Waring, Henri Dès, Pierre Chêne et de tant d’autres).

chronique jeune publicÉcoutez donc sa dernière chanson, Le chat de Vivaldi (ci-dessous), publiée fin novembre, un petit bijou plein d’humour et de douceur (on en a bien besoin dans ce monde de brutes).

 

Le site de Jacky Galou, c’est ici. ; l’étendue de sa chaine Youtuve, c’est ici.

Image de prévisualisation YouTube

Une réponse à Jacky Galou, un indien dans la chanson

  1. JEAN HUMENRY 5 décembre 2019 à 10 h 34 min

    Et oui voici un excellent de mes camarades !
    J’aime Jacky, Jacky est mon ami.
    Il a fait le délice des cours de récréation, des écoles des buissons.
    Son voyage nous emporte loin, très loin des chansons « bétifiantes » à destination du jeune public sous le prétexte que ce serait un public facile, une cible à faire du fric.
    L’itinérance de Jacky est joyeuse, enrichissante mais c’est vrai (je le sais) qu’il ne vit pas sur une montagne d’or. Il est comme ces chercheurs d’or avec un énorme tas de terre, devant une pépite minuscule.
    J’ai chanté Jacky, je l’ai porté lors de mes responsabilités chez ADF-BAYARD.
    Chacun sait que les murs ont des oreilles et que les oreilles ont des murs.
    Quel manque de courage dans cet univers des producteurs !
    Soyez tous des Galous !

    Répondre

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