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Claudio Zaretti, la guitare pour drapeau

Claudio Zaretti (photo non créditée tirée de sa page facebook)

Claudio Zaretti (photo non créditée tirée de sa page facebook)

Ballade un rien country pour une chanson-titre qui, d’un hôtel, s’approche du cosmos et des étoiles, porte de passage pour le rêve, le désir, l’évasion : « Le proprio, derrière le comptoir / Te file les clefs pour passer / De l’autre côté du miroir ». Ainsi débute ce nouvel album de Claudio Zaretti, folk-singer à sa façon, aux accents musicaux pluriels, latinos mais pas que, ici accompagné par Hervé Morisot aux guitares, banjo, mandoline et mélodica, et Ricardo Feijao à la basse.

A chaque nouvel opus de Zaretti, on redécouvre cet artiste discret, depuis toujours dans l’ombre de la re-connaissance publique. Aux propos souvent peu farouches, d’une grande tendresse, mais qui parfois assène quelques belles et bonnes vérités : « Depuis le temps que je fais la route / Invité à tout leurs festins / Mes vérités je les dis toutes / Et ça descend comme du bon pain ». Comme du bon pain, oui : ses chansons se savourent, se dégustent sans faim. « Est-ce que l’esprit s’invite à table ? » chante-t-il. Avec lui, oui.

(pour commander ce disque, cliquez sur le visuel)

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Italo-Suisse passé par Lyon avant d’arriver dans la Capitale, Zaretti a la voix chaude, accentuée (qui peut parfois faire songer à Macias, parfois à Jonasz si peu qu’elle se mette à swinguer), méditerranéenne, au croisement des cultures. Nulle surprise d’y trouver cette ode au manouche « à la fine moustache au d’ssus d’ta bouche et le foulard pour la french’touch » : bel hommage qui nous fait penser que peu de chansons sont désormais consacrées aux tziganes, comme si d’autre peuples, d’autres causes s’étaient substituées à eux. Mais Zaretti est fait de cet ADN, aux sangs mêlés, à la sagesse métissée. A croire que, chez lui, la guitare fait nationalité, fait drapeau.

Volontaires, amicales, parfois nostalgiques, ses chansons font à chacun de ses albums (si nous comptons bien, c’est le cinquième) recueil de délices, loin de toutes modes, chansons presque intemporelles au sens que l’obsolescence n’y est pas programmée, qu’après-demain vous les re-découvrirez avec le même plaisir.

 

Claudio Zaretti, Cosmos Hôtel, Variations music/Inouïes distribution 2019. Le site de Claudio Zaretti, c’est ici ; ce que NosEnchanteurs a déjà dit de lui, c’est là.

 Image de prévisualisation YouTube

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Une réponse à Claudio Zaretti, la guitare pour drapeau

  1. Claudo Zaretti 23 mars 2020 à 14 h 23 min

    Merci Michel, de mieux faire connaître l’album « Cosmos Hotel » avec ce joli article dans Nos Enchanteurs! Des mots qui me touchent!

    Répondre

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