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Odile Closset, bruissements d’elle

Odile Closset (photo non créditée)

Odile Closset (photo non créditée)

Tombé sous le charme ! Voici un disque qu’on ne peut que vous recommander. Pour le plaisir, le luxe du précieux, du soyeux qui virevolte.

Un disque d’Odile Closset ; paroles et musiques, programmation des instruments, enregistrement et mixage de Manu Markou. Markou-Closset, ça ne peut qu’éveiller la mémoire chansonnesque de nos plus fidèles lecteurs, ceux qui se tiennent à l’affût de la vie et de l’envie de chansons, de toute la chanson. Cinq albums de concert déjà (j’ai dit de concert, pas en public, encore moins en live) pour une œuvre entre toute singulière. C’est le sixième, sauf que cette fois seule Odile chante. Le terme « enchante » vaut tout autant, est même préférable, parce qu’il est vrai, qu’il est ici d’une rare évidence. Tant que ça s’écoute autrement, sans bruit sans geste, autre que le bruissement d’elle. Rien qu’elle sur la platine et vous : « Assise à la fenêtre / Je perds mon temps / Tu pourrais te permettre / D’en dire autant / Et les yeux dans le vague / Au paradis / Nous aiguisons la dague / De nos envies… »

odile-clossetParadis… les photos laiteuses (superbes pochette et livret) nous le suggèrent, la voix nous le confirme. Pas une grande voix, non, mais touchante, émouvante. Qui ne s’habille que de mots, que de la haute-couture, pas le prêt-à-porter du tout-chantant. « Témoigner des vestiges / Et réfuter le temps / Être pris d’un vertige / Et se glisser dedans… »

On dirait tout un orchestre, un carrousel presque, que dirige Manu Markou, avec ici et là de somptueuses percussions, et des cordes, un tuba, un piano… Seul le violoncelle est joué par la chanteuse.

Quand elle chante Prince charmant, c’est comme dans une comédie musicale, un dessin animé, La Reine des neiges mais en mieux. Moi je penche pour Brocéliande, Merlin et Morgane. Car tout suggère un monde parallèle au nôtre, en d’intéressants dédales, la voix claire et pourtant mystérieuse, propos intrigants : « Renoncer à l’envie / Pour que l’ennui revienne / S’enivrer dans l’oubli / Pour que le nuit advienne… » Quarante minutes ne peuvent suffire à explorer cet univers, à tout comprendre. Replay. « Je m’abîme à être sage / J’envie l’inachèvement / Je veux sortir de ma cage / Connaître l’étonnement ».

 

Odile Closset, Floue, autoproduction 2020. Le site d’Odile Closset, c’est ici ; celui d’Odile Closset et Manu Markou, c’est là. Ce que NosEnchanteurs a déjà dit d’eux, c’est là.

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