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Les couilles en or du bébé Nirvana

Nevermind-20th-anniversaryC’est l’album-phare d’un groupe mythique : Nevermind, de Nirvana (1991), dont la pochette s’orne d’un bébé nageur nu, un mâle. Forcément, vous avez déjà vu ce 33 tours, qui s’est vendu à plus de 30 millions d’exemplaires…

Trente ans après, le bébé sort de l’eau, clame son indignation que son petit zizi ait ainsi été exposé et réclame, avec avocate à l’appui, 150 000 dollars à chacune de quinze personnes, physiques (les membres encore vivants de Nirvana, des directeurs artistiques et la succession de Kurt Cobain) et morales (des maisons de disques), qui ont osé ce crime. Avec l’imparable argument – sans rire, on est prié de le croire – que cette plainte « n’est pas motivée par l’argent » mais seulement par « respect de son intimité ».

Car, pour le plaignant Spencer Elden, cette image est à « caractère sexuel ». Preuve en est : « les parties génitales du bébé constituent le point de fuite de la photo » selon la ligne de mire de sa défenseuse. A un tel niveau de prétention financière, constatons que ce n’est pas le « point de fuite » mais le « nombre d’or » ! Quinze fois 150 000 dollars, ça ne fait pas moins que 2 millions 250 000 dollars : ça fait cher le zizi du chérubin, tant que le Manneken piss risque d’en être jaloux. Le plaignant avance que son identité et son nom « sont à jamais liés à l’exploitation commerciale » de cette image et que celle-ci lui a causé « une vie de souffrance ». Pour son avocate, il est clair que, pour l’éternité, ce cliché fait de son client un « travailleur du sexe », rien de moins.

On ne sait dans l’histoire pourquoi Spencer n’a pas déposé plainte contre ses géniteurs qui ont eu l’outrecuidance de retirer les couches du nouveau né devant un photographe et avaient touché pour cela la coquette somme de 200 dollars. On ne sait non plus pourquoi, il y a cinq ans, il célébrait cette photo en se remettant en scène dans le bain, en slip toutefois, exhibant son tatouage à l’effigie du groupe, devant un autre photographe.

On s’imagine que Spencer ne peut sortir dans la rue sans que des myriades d’assoiffé[e]s mirent son entre-jambe, certains d’y retrouver les mélodies grunge et partitions de Nirvana. Elles ont raison : s’il gagne son affaire, il se fera des couilles en or. Ce serait alors une nouvelle ruée…

 

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