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Philippe Forcioli « Chanson d’homme de boue »

©Cécile Roux

©Cécile Roux

Je fus bercé par des complaintes
Des lamentu, doucement
La voix si douce de ma mère
Les chantait en m’endormant
Oh, la longue chevelure
De la fille qui se noyait
Oh, la profonde blessure
Au cœur du beau chevalier
C’était du tendre avec la peine
C’était du baiser à la mort
Amours vaincues, trahie la reine
Et des larmes au quai d’un port
Toutes ces chansons de pleureuses
Si vous pensez qu’elles sont d’hier
Vous vous trompez, la peine creuse
Les mêmes rides au front des mères

Philippe Forcioli (1953-2023)

Paroles et Musique Philippe Forcioli. Extrait de l’album « Homme de boue », 1998

Enregistré par Alain Withier au concert « La fête aux amis » pour les 40 ans de chansons de Philippe Forcioli le 31 mai 2018 sur la scène de l’Estive à Foix. Accompagné par Bernard Abeille, Hakim Hamadouche, et au chant berbère Amel Duret des Hilhas deu Vent.

De ces amis plusieurs sont déjà partis entre-temps, Anne Sylvestre, Julos Beaucarne, Nilda Fernandez, auxquels nous rendons hommage en même temps qu’à Philippe Forcioli, qui vient de nous quitter. Cette chanson fait révérence aux mères, aux chants d’antan, à la Corse et à son Algérie de naissance, à travers les éternels lamentu (complaintes corses) qui gémissent des douleurs des innocents, causées par les folies humaines. 

Cet homme de boue, pitoyable autant qu’admirable parfois, c’est celui de la bible créé de terre et d’eau, celui aussi qui se traîne dans la boue des tranchées des guerres insensées… « Terre cruelle et onde pure /
Le berceau des innocents ». Tout ce qui fait pleurer les mères… 

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