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Paule-Andrée Cassidy, le parfum des glaces à Bruxelles

 

Paule-Andrée Cassidy à Bruxelles (photos Ghislain Debailleul)

Paule-Andrée Cassidy à Bruxelles (photos Ghislain Debailleul)

21 novembre 2023, Café de la Rue, Bruxelles,

 

Cela fait bien longtemps que nous n’avons pas parlé de Paule-Andrée Cassidy dans nos colonnes, voilà donc qui sera fait suite à son passage à Bruxelles. Après Coline Malice (voir l’article ici), Le Café la Rue recevait donc l’artiste québécoise accompagnée aux guitares par son compatriote Yves Desrosiers. J’avais gardé de très bons souvenirs de Paule-Andrée Cassidy lors de son passage à Bruxelles en mars 2003 et à Barjac le 27 juillet 2008 au Festival « Chansons de Parole ». Le temps ne semble pas avoir de prise sur elle, silhouette élancée, longs bras gracieux, mains expressives et voix riche, pleine de nuances. Sa force est de savoir choisir les chansons qu’elle présente au public et qu’elle marque de son empreinte si personnelle.

pac-03Sobrement accompagnée aux guitares et de temps à autre à la voix par un Yves Desrosiers à la fois complice et attentif, elle chante les titres de son tout nouvel album, Au Bal des Océans, dont elle a souvent écrit les paroles, parfois avec sa fille Lou-Adriane Cassidy. Il est étrange que l’interprète soit devenu tardivement l’autrice de ses chansons car les textes sont remarquables, profonds et empreints d’une grande poésie comme ce Parfum des Glaces : « Quand l’hiver gagne mes yeux clos / Retrouver le parfum des glaces / Par tous les temps fête fugace / Je m’en souviens ». Il est vrai aussi qu’elle a toujours choisi ses textes avec soin et rigueur, et ce depuis le début de sa carrière. C’était encore le cas pendant le présent récital pour lequel elle convoque, parmi d’autres, Gilbert Langevin, Anne Sylvestre, Julos Beaucarne, Bernard Dimey (un J’ai tout vu, tout connu bourré d’énergie), Pierre Perret (une déchirante Petite Kurde) ou Nick Cave (une Malédiction de l’Ascension joliment perverse). Elle termine en fanfare avec le désopilant Avanie et Framboise de Boby Lapointe et enfin et surtout en chantant a capella J’entends, j’entends, le poème de Louis Aragon mis en musique par Jean Ferrat.

De la belle ouvrage par une artiste sensible et profonde. Son dernier album, Au Bal des Océans, est chaleureusement recommandé !

 

Le site du Café de la Rue, c’est ici ; le site officiel de Paule-Andrée Cassidy, c’est là.

 

« Orchidée » : Image de prévisualisation YouTube

« Soleil » : Image de prévisualisation YouTube

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