Barjac 2026. Valentin Vander, comme un avant-goût…
Sauvé dans En scène
Tags: Barjac 2026, Les Goguettes en trio, Nouvelles, Valentin Vander
Valentin Vander sur la scène de Barjac (photos Anne-Marie Panigada)
27 juillet 2026, festival Barjac m’enchante, chapiteau du Pradet,
Ses parodies et leurs vidéos durant le confinement ont fait de lui – et de ses trois copains et copine des Goguettes en trio mais à quatre – une célébrité, dont les festivaliers se pourlèchent les babines à l’avance : ils seront sur la grande scène deux jours plus tard à pratiquer devant nous leur jubilatoire chamboul’tout politique. Alors ce récital de Vander est comme une avant-première : on va le découvrir en chanteur solo, constater ce qu’il vaut, ce qu’il a dans les tripes quant il fait autre chose que de la parodie. D’autant qu’il a « retrouvé l’envie d’écrire » et vient en conséquence de sortir un nouvel album, La Consolante, l’exact répertoire qu’il vient nous faire avec pour seule compagne sa guitare en bois.
C’est bien cet artiste, ce Vander, mais pas le même chanteur. Pas d’humour ruisselant ici, pas de banderilles pointues et précises plantées dans le séant des politiques de tout poil, ni chorégraphie ni costumes, mais le calme, de la sérénité. De la poésie : Valentin Vander se présente pour ce qu’il est vraiment. Et d’emblée séduit : ça ne fait pas une demi-chanson qu’il est en scène que c’est déjà adhésion et bientôt ovations. Des chansons comme des caresses, des consolations : « Y’en a qui parlent fort avant d’être oubliés / Ça n’empêche pas le monde de brûler / Ça n’empêche pas les bombes de tomber / C’est juste une consolante / Quand la vie est violente / Nous on chante ».
C’est parti pour un voyage d’une heure, en des destinations variées, sentimentales souvent, d’une voix douce, apaisée, que seule trouble des véhicules plus bruyants que d’autres derrière le chapiteau. On parlera de folk-song, ce n’est que de la chanson, celle qui fait bulle d’oxygène et nous protège du dehors, qui égrène ses mots, ses vers. Et la p’tite musique qui opère en nous.
On voyage, oui : « Oh, les grands lacs / Dans tes yeux / Ou personne ne se noie ». Et quitte à faire, on va plus loin encore : « Moi je connais un flibustier / Un vrai, un pirate, un tatoué / Qu’a vu Bali et Macao / Qu’en a ramené quelques tonneaux… ».
Il chante un titre que, sur disque, il interprète en duo avec un autre et célèbre chanteur. Sauf que là, Vander est seul : c’est drôle ce mimétisme qui veut que, sans qu’il cite Gauvain Sers, il en prend presque la voix : « Oh oh oh oh / Dis-moi drôle d’oiseau / T’aurais pas pris un verre de trop / En trop ? »
Exception politique et final de ce récital, pour les cent-trente ans de cette vieille mais toujours jeune dame qu’est la CGT, Valentin Vander a écrit une chanson de combat, Ça ira (la lutte est belle !), un truc qui peut facilement se reprendre dans les manifs, et qui plus est « emmerde le front national ». Même sur une scène, seul et armé d’une guitare, ça fonctionne. Dans la tonalité, dans le fond, le Vander solo rejoint ce qu’il chante avec ses potes des Goguettes. Cohérent, fraternel, engagé.
Le site de Valentin Vander, c’est ici. Ce que NosEnchanteurs a déjà dit de lui, c’est là.



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