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Cette chanson qui se choppe le Melot

Maxence Melot (photos Wilfried Marcon)

Maxence Melot (photos Wilfried Marcon)

Il y a peu encore, ce Stéphanois faisait partie de cette belle formation chanson/rock qu’était Barrio Populo, promise à un grand succès mais explosée en vol. Victor Coulomb, son chanteur, a entamé une carrière solo, pour l’heure bien discrète. Et c’est Maxence Melot, guitares et chœurs de Barrio, qui nous arrive par un premier album fort respectable, pour tout dire particulièrement délicieux : « quelque chose de vivant et me ressemblant, le tout dans la plus grande indépendance possible ». Un album de chanson française dont on sent – c’est assez rare de nos jours – l’influence du folk-song étasunien dans ce qu’il a de meilleur : écoutez Devant l’entrée, c’est probant. L’horizon musical de Melot est certes bien plus étendu encore mais c’est cet art des folksinger qu’entre tous nous retenons. Ceci dit, on sent la prégnance d’une chanson française auquel il se rattache, comme dans cette description de La rue (là, Renaud semble jouer au coin de celle-ci…) ou dans L’écrin (vidéo ci-dessus) et dans d’autres. Rock vintage avec le titre suivant, Carmine, histoire d’une demoiselle qui cache son visage à tout le monde, même à son prince (l’histoire nous dit pourquoi) : pas le meilleur du disque mais un retour à des sonorités bien plaisantes et follement dansantes. Rock tout court avec Le plaisir par procuration, et teinté pop avec Qu’elles seraient belles.

pochette front2Plein d’influences dans ce disque, comme autant de parrainages : au gré des plages, Renaud déjà nommé, Cabrel, Perret aussi que trahissent les notes de Voler un musicien...

Melot semble être seul à tout faire, tout jouer, guitares et clavier d’où il tire pas mal de sons. On imagine à peine le sursaut qualitatif que ferait un ensemble de musiciens, en chair et en os, à chacun donner son art, ses notes. On le regrette mais ce n’est là qu’un premier album, prometteur et charmant, plaisir pour les acquéreurs du disque et carte de visite pour se frayer un chemin à venir, dont on souhaite à Melot pas mal d’étapes. Chanteur à suivre…

 

Maxence Melot, L’écrin, Carotte production/InOuïe Distribution 2020. Le site de Maxence Melot, c’est ici ; ce que NosEnchanteurs avait dit de Barrio Populo, c’est là.

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