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Justine Jérémie, d’elle à nous

Justine Jérémie Photos Jean-Pierre Maybon

Justine Jérémie Photos Jean-Pierre Maybon

14 octobre 2023, Festival de Poche, Miramas,

 

D’elle à nous, le lien est là. Elle, ou faut-il dire elle et son bel accordéon, assortis sobres et éclatants (orange pour Justine, rouge pour son Mengascini), qui d’emblée nous captent dans l’ancienne salle de bal un peu trop grande un peu trop vaste de la populaire cité provençale de Miramas.

On sent qu’elle a l’habitude de se frotter à la scène, Justine Jérémie, pourtant déracinée de son milieu naturel – celui des caf’conc’, des petits bistrots de sa Butte aux Cailles natale, à Paris, et c’est peut-être cette assurance ou bien dans son regard, cette lueur espiègle descendant s’amuser dans ses fossettes qui vient nous chercher (« Avec ton petit air effronté / Qui sent l’amour et la santé… »).

jj 3jj 4Gouaille chansonnière du XXe siècle mêlée aux titres d’un premier album lumineux (posant sous verrières de gare oblige) sorti en mars de cette année, Justine Jérémie et son Mengascini « f [ont] soleil » et créent la proximité. L’intime de ses textes y taquine la vie d’un regard tendre et mutin, au sein duquel un répertoire classique, plus social – d’Aristide Bruant à Graeme Allwright en passant par Colette Renard, Patrick Font et chants traditionnels de résistance – vient se couler parfois presque incognito, dans des interprétations chaudes et chantantes.

Répertoire « nostalgique » diront certains (Emmenez-moi, du bonbon facile qui fait plaisir à l’âme), répertoire intemporel ou toujours pertinent diront d’autres – « chacun sur terre / se fout, se fout / des p’tites misères / de son voisin de d’ssous ». Justine Jérémie nous offre comme clou du spectacle un texte d’Allain Leprest, Tu penses à lui (« je ne fais jamais ce que j’ai prévu », dira-t-elle en coulisses), un texte qui fut mis en musique par Romain Didier en 1998, mais que l’on retrouve ici sous une tout autre couleur, légère et rayonnante.

On la préfère dans la malice (Cette danse) que dans le sentiment (Alban, chanson à son fils) ; on l’aime davantage dans des chansons oubliées (Les Penn Sardines) que dans les rengaines populaires (Santiano) ; on pardonne ses petits oublis (après tout, c’est avec Distraite, son tout premier titre, qu’elle nous met dans le bain) ; et on se dit qu’on la verrait bien plutôt tout proche, un p’tit verre à la main…

On aime en somme la simplicité – ce « juste nécessaire » dira un spectateur ; on aime ses petits coups espiègles d’accordéon qui concluent une chanson ; on aime sa générosité et le régal de chanter de concert. D’elle à nous, Justine Jérémie sait créer le lien et ça, ce n’est pas rien.

 

Son premier album Distraite (Aztec Musiques) est sorti le 10 mars 2023. Elle sera le 28 et 29 octobre à La Souterraine (23) et le 1er novembre au Passage vers les étoiles (75). Vous la trouverez certainement sinon dans quelque bistrot du 13e Le site de Justine Jérémie, c’est ici.

 

« Distraite » : Image de prévisualisation YouTube

« Le Café des roses » : Image de prévisualisation YouTube

Une réponse à Justine Jérémie, d’elle à nous

  1. Fraysse 8 décembre 2023 à 20 h 21 min

    Bonjour, J’aime bien votre musique. N’hésitez pas à m’adresser des informations à l’adresse mail ci-dessus. Cordialement.
    Serge Fraysse

    Répondre

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