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Dewis Mira « Mademoiselle »

MIRA Dewis 2026 ARS MORIENDI 500x500L’automne est fait pour que nos corps se serrent
Nos corps se mêlent et s’entremêlent sans bruit
Mademoiselle m’a fait goûter ses délices
Mademoiselle est faite de caprices
Pêche d’or…
Baisers de velours…
Le voyageur connaît cette aventure
Connaît ses risques et chemins de torture
Mais la route est si belle, et le péché, toujours vainqueur
Face à Mademoiselle aux courbes de fureur
Mademoiselle…
M’a touché en plein cœur…

Dewis Mira

Paroles et Musique Dewis Mira. Extrait de l’album « Ars Moriendi » 2026

Après, ou en parallèle à des projets collectifs, Dewis Mira sort un premier album personnel en 2018, It’s never too late qui contrairement à ce que laisse entendre son titre est  essentiellement en français.  Après une incantation à Nick Drake et deux refrains en anglais correspondant aux deux  titres suivants, qui semblent marquer une emprise de l’univers anglo-saxon, l’auteur se détache avec neuf titres sur une guitare réchauffée de l’âme de cordes (Les cœurs d’hiver). L’influence de Nick Drake semble bien présente avec son univers mélancolique et l’originalité des accords, très sensible dans Amoureux. Dewis sait ménager des surprises avec un Dimanche qui paraît heureux « Refaire le monde, t’offrir des roses » et changer son univers musical suivant chaque titre. Il sait éclairer son univers de sombres lueurs avec des accents d’un folk-rock profond qui rappelle les meilleurs souvenirs des années 70. Et son constat pessimiste résonne plus encore huit ans après « Peut-être un jour / Que les fleurs reviendront / Vaincront-elles la fumée grise / Les quelques restes d’usines / Disent que non / Point de salut dans le néant ».  

Demain vendredi 20 février sort officiellement son nouvel album, déjà disponible physiquement en pré-vente en édition limitée dédicacée, ou en CD physique ou numérique. 
« L’Ars Moriendi (ou l’art de mourir) désigne, depuis le XVe siècle, un courant spirituel et artistique qui interroge notre rapport intime à la mort. Ce disque en épouse l’élan, la portée symbolique, et confronte en filigrane ces préceptes anciens aux impasses du monde moderne. Sept pièces comme autant d’ascensions — de l’âme, de l’esprit. » nous présente-t-il. 
C’est donc un album ambitieux qu’il nous présente, s’attachant aux choses essentielles : la vie, la mort, et l’amour avec ce Mademoiselle qui se veut cœur et corps de vie, sensuel, cosmique, pause dans un album empreint d’une spiritualité sombre. Évoquer encore une fois la chaleur de la nuit, la difficulté de la relation sexuelle et humaine, le mystère sacré de l’énergie vitale. Toujours très attentif  à la mise en images, réalisant lui-même texte, musique et vidéo au sein de sa maison de production SDL04. 

Dewis nous en a déjà présenté Vivre et mourir chaque jour, atmosphérique et intense, sur le sens de la vie « Arrivés d’on ne sait où / Quelle était la saison / Quelle en était la raison / Où est le fil / Pourquoi je cours / Vivre et mourir chaque jour (…) Immortels que nous sommes / L’art nous aura sauvés / Vivre et mourir à jamais ». Et puis Le Signal, comme une fresque où l’humain s’ancre dans le monde, la nature, retrouve autant son animalité que son âme, un très beau cri où s’unit le passé qui a construit l’humain et l’élan qui l’amène à l’avenir « Mais soudain retentit le signal / Un reflux humain, animal / Du fond de nos vies, de nos entrailles / Un reflux humain, ancestral. / Retentit le signal ». Un avenir qu’il ne peut s’empêcher de voir en perdition « L’or a tout emporté /  Désormais, le soleil est voilé / Tourbillons de cendres et de sel ».

Il nous reste quatre titres à découvrir. Gageons que la profondeur des sujets, l’ampleur de la voix et de la musique sauront nous plaire, dans la lumière du noir. 

 

 

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