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Musicales de Flamarens 2014 : La Rouquiquinante dans son Nougaro chaud

La Rouquiquinante (photo Claude Fevre)

La Rouquiquinante (photo Claude Fevre)

5 août 2014 dans la cour du château,

 

Le hasard de nos chroniques nous entraîne une fois encore dans le domaine contesté parfois, (souvent ! et de quelles façons…) de la reprise ! Pour Karin, la généreuse, la passionnée, la tendre, c’est son domaine de prédilection. Plus encore, c’est sa vie. A la première rencontre, elle affiche haut les couleurs de sa mission. Elle revendique d’être interprète, partout, tout le temps, toutes chansons belles et fortes posées à même la peau, le cœur. Alors, où que vous l’invitiez, elle s’empare de sa guitare et vous offre illico sa voix de femme qui connaît son monde, ferme et décidée : Piaf, Brassens, Ferrat et les autres… Impossible de résister ! Très vite, vous vous surprenez à chanter avec elle ! Car elle a aussi ce talent inné du partage.

ELODIE KEITH POUR PREMIERE PARTIE La scène, elle connaît la jolie brunette du Lot & Garonne, qui ouvre la soirée dans sa petite robe juponnée années 50. Elle la fréquente depuis l’adolescence, et fait très tôt de belles rencontres qui ne semblent pas vouloir s’arrêter là puisque Bernard Joyet écrit pour elle ! Accompagnée par un piano aux accents jazzy, elle décline, joyeuse et impertinente de quoi faire grincer quelques esprits chagrins ou frileux, comme « les vieux, faudrait les tuer à la naissance », sa première chanson écrite à la « Manufacture Chanson » qui a concocté la 3ème soirée du festival. Provocante, oui, mais elle peut aussi entonner des chansons tendres qui ont eu ma préférence : « Fidèle à l’autel de ses hanches / Et je m’y rends tous les dimanches / Nuit blanche. »

ELODIE KEITH POUR PREMIERE PARTIE
La scène, elle connaît la jolie brunette du Lot & Garonne, qui ouvre la soirée dans sa petite robe juponnée années 50. Elle la fréquente depuis l’adolescence, et fait très tôt de belles rencontres qui ne semblent pas vouloir s’arrêter là puisque Bernard Joyet écrit pour elle ! Accompagnée par un piano aux accents jazzy, elle décline, joyeuse et impertinente de quoi faire grincer quelques esprits chagrins ou frileux, comme « les vieux, faudrait les tuer à la naissance », sa première chanson écrite à la Manufacture Chanson qui a concocté la 3ème soirée du festival. Provocante, oui, mais elle peut aussi entonner des chansons tendres qui ont eu ma préférence : « Fidèle à l’autel de ses hanches / Et je m’y rends tous les dimanches / Nuit blanche. » (photo DR)

Le concert d’aujourd’hui est un défi ! Jugez-en : elle ouvre cette quatrième édition des Musicales de Flamarens dont elle est l’instigatrice avec David, son infatigable compagnon, partenaire musicien, technicien (si, si il en existe !) et la connivence des propriétaires, que l’on soupçonne être tombés amoureux tout à la fois de la rousse Karin et de la Chanson. Et ce soir c’est en présence de la douce Hélène, marraine de l’événement, que Karin offre Si Nougaro m’était conté… Pas droit à l’erreur !

Que croyez-vous qu’il s’est passé ? Hé bien, n’ayons pas peur des mots : nous avons voyagé avec délectation dans les textes et chansons du poète disparu, plus d’une vingtaine, pas nécessairement les plus connues. Dire que Karin recrée les chansons, c’est une évidence, elle qui déglutie les mots dans sa gorge de femme et les restitue avec sa ferveur coutumière. Même si on note le parti pris d’une fidélité mélodique, cette traversée-là se fait dans l’intime, le chaud, le doux comme s’il ne fallait pas déranger les âmes de ceux qui se sont tus. Bien sûr on ne saurait passer sous silence Jean-Sébastien Bressy au piano dont il est agréable de rappeler l’incroyable talent d’autant plus qu’il partage là des instants jazziques éblouissants avec Phylippa Scammel (artiste local) à la contrebasse ou au violoncelle. Avouez qu’il n’est pas fréquent de voir le même instrumentiste passer du violoncelle à la contrebasse ! Phylippa : il serait bon de ne pas oublier ce nom car lorsqu’elle se mue aussi en chanteuse de jazz. On croit alors entendre la voix de Billie Holliday venue caresser les vieilles pierres du château et nous enchanter.

Le Château de Flammarens (photo Claude Fevre)

Le Château de Flamarens (photo Claude Fevre)

On voudrait à cet instant vous faire partager quelques pépites comme le dialogue entre Karin et Jean-Sébastien pour Une petite fille en pleurs, Toulouse avec l’accompagnement piano, violoncelle ou la merveilleuse Île Hélène où le violoncelle a pris des accents de cornemuse…

Sûr, « le petit Claude est tout épaté » quand il entend ses mots voyager sur la chair de la voix de Karin la Rouquiquinante.

Le site de La Rouquiquinante, c’est ici.

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5 Réponses à Musicales de Flamarens 2014 : La Rouquiquinante dans son Nougaro chaud

  1. marc gicquel 6 août 2014 à 12 h 49 min

    j’adore son interprétation de Toulouse…..pas facile qd les spectateurs ont en tête l’original

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  2. Danièle Sala 6 août 2014 à 14 h 30 min

    Qu’elle chante Nougaro, Brel, Piaf, Brassens ou d’autres , Karin nous embarque dans son univers tendre et chaleureux , en toute complicité avec ses musiciens . C’est un vrai bonheur de l’écouter . Je l’ai découverte il y a quelques années , avec cette chanson de Brel qui m’a bouleversée : https://www.youtube.com/watch?v=df-6wPZ-IxM

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  3. Michel TRIHOREAU 6 août 2014 à 16 h 23 min

    Sans grandiloquence, avec un ton juste et une manière très personnelle de traiter son sujet en respectant ses auteurs, Karin et son complice David font partie des vrais interprètes, passeurs talentueux du patrimoine de la chanson.

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  4. Papa Momo 6 août 2014 à 19 h 07 min

    Avec Michel Maestro, Karin et David sont les plus chers amis que j’ai depuis mon retour en France en 2003. J’ai une profonde admiration pour le combat qu’ils mènent avec application, amour, courage, persévérance et talent pour préserver et remodeler les chefs d’oeuvres des maîtres de la chanson française. Il faut dire aussi que sans eux, notre Festrival Poèmélodies aurait du mal à survivre, j’en profite pour leur dire ici combien ils me sont précieux en amitié et en collaboration. Un grand bravo pour cette magnifique soirée à Flamarens. Ces musicales ont un très bel avenir.

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  5. Monique 8 août 2014 à 18 h 20 min

    apres tous ces beaux messages je ne sais que dire
    juste Merci ..merci pour tous ces moments précieux de partage
    merci a Karin et David de leur générosité , quand Karine se met a chanter elle nous embarque dans son univers et quand sa voix s’élève, plus rien n’existe autour de moi que sa voix chaude déclamant tous ces beaux textes……..

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