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Paroles et Musiques 2015. Et Pan !

Pan (photo d'archives DR)

Pan (photo d’archives DR)

Pan, 5 juin 2015, festival Paroles et Musique de Saint-Étienne, Le Pax,

 

On a beau se dire que le festival Paroles et Musiques est un large panel de la chanson du moment, de Dick Annegarn aux Brigitte, de Dominique A à Asian Dub fondation, démarrer le festival par Pan est un signal inédit. Et, ma foi, assez agréable à défaut d’être totalement convaincant.

Nous sommes au Pax, petite salle en sous-sol du foyer éponyme de jeunes travailleurs. Pas grand’ monde et c’est dommage : on se dit que le festival débute en douceur.

Dès la première note, nous sommes ailleurs. Où ? Nul ne le sait, si ce n’est les trois musiciens et chanteur dans la presque pénombre, éclairés d’images projetées sur trois écrans et sur eux, qui, cause à la scène étriquée, en font barrage. « Remplir ses poumons pour une apnée… » chante-t-il d’emblée : on ne le sait pas encore mais c’est le mode d’emploi. « Se dire qu’hier vivra encore et que demain n’aura pas tort. Se mettre hors-champ, quelques temps, voilà l’idée… » Bons élèves, spectateurs studieux, nous essayons de suivre le flot, le flow des mots. En vain. C’est du gros débit, les vannes sont ouvertes. Vite gavés, déjà repus, nous nous laissons alors bercer, presque hypnotiser, captant de ci de là des idées, chopant une idée que voilà, un vers plus court ou plus beau qu’un autre qui grouille et s’échappe des chansons. D’ailleurs, sont-ce des chansons ? Musiques répétitives dupliquées à l’envi et somme de mots, d’idées, de considérations. Tant qu’on a perdu depuis longtemps le fil. Mais ce lancinant matelas de mots est étrangement confortable.

Une guitare électrique (Didier Bouchet), une batterie (Touma Guittet), presque statiques, et un chanteur, Arash Sarkechik, Folamour es-bidouillages sonores, à toujours triturer ses boutons, parfois à la flûte (pas même de Pan ! et pan dans le bec !), dans un trip particulier. En français. Et sur un titre en farsi (de l’iranien), joli titre d’ailleurs, L’exil, d’une poétesse assassinée pour avoir été trop libre.

Des fois des images projetées nous font comme deuxième lecture, font proposition. Comme celles de La nuit du chasseur… Étrange concert, vraiment. Envoûtant. On se dit que ces grenoblois-là sont un pan de la chanson, certes éloigné mais… La séduction opère, le venin agit.

 

Le site de Pan, c’est ici.  Image de prévisualisation YouTube

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