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Lucas Rocher, un turbulent de la Chanson

Restons-coucheVisuelSortie de l’ep « Restons couchés Vol.1″, paroles et musique de Lucas Rocher, aidé pour les arrangements par Axel Dachet (violon), Damien Tartamella (harmonicas),

 

Avouons que ces chansons-là, on aimerait les voir tout de suite incarnées par les musiciens, l’habituel trio (Rocher, Dachet, Tartamella). On sait déjà, par les photos, les enregistrements vidéo, qu’avec eux la scène c’est avant tout une fête. « Alors on danse » ! 

D’ailleurs à l’écoute de ce six titres on se sent des fourmillements dans les pieds qui nous feraient oublier que ces chansons là ne sont pas qu’espiègleries. Car dans la foulée de grands frères aussi farceurs – on cite fréquemment les Wriggles, Oldelaf, Gaspard Proust – on comprend vite que, pour survivre à tous les vices de nos vies, il faut d’abord en rire.

Commençons pas se réjouir du bel objet qui nous est offert. L’album cartonné s’ouvre en trois volets, illustrés par  les photographies de Boris Gasiorowski, mises en scène par le graphiste Igorovitch : sur fond de ciel bleu où nage le moutonnement blanc d’innocents nuages, des niches où apparaissent les complices, le quintet, avec en couverture l’auteur de toutes ces facéties, connecté à tous ses outils high-tech. Séduisant à souhait, Lucas Rocher,  avec ses faux airs de gars bien sous tous rapports.

C’est d’ailleurs dans ce décalage entre le fond et la forme que se niche l’efficacité de ses chansons. On commence par une invitation ironique : « Traque et flique tes potes ». La musique, violon, harmonica, guitare, veut vous faire croire qu’après tout ce n’est pas si grave… À voir tout de même car « Flique tes toques » est l’invitation finale ! S’enchainent alors une autre invitation, celle d’un voyant renommé, « un vrai Paco Rabanne », puis, dans un rythme nettement plus lent, des jeux phoniques qui cliquent et qui claquent pour exprimer la menace d’un amour chaviré. L’amour apparaît aussi dans Chapeau, échange épistolaire –anachronique ?- « Elle idéalise / Tu tombes de haut – quand tu réalises ».

Deux autres chansons courtisent l’Art, les questions de la création. Excusez du peu ! La dernière, Hallelujah, chanson baroque où la mise en scène de la crèche tourne au délire. Le metteur en scène, c’est le « blérot qui joue les rois mages » et « l’âne et le bœuf sont en stage » ! Puis on retiendra « la toile, à moitié peinte… qui va déchainer les cris et les plaintes ». Quelques savoureux dialogues d’interprétation.  

Voyez dans le désordre :

-          Quand tu penches un peu la tête, c’est le prophète ?
-          Tu vois pas que c’est un bord de mer ?
-          Alors, après la marée noire !

Alors que « rien n’est plus universel qu’un délire inachevé. »

On sait que Restons couchés vol.2 est en route. En l’attendant, il serait dommage de manquer Lucas Rocher en scène. Le site de Lucas Rocher, c’est iciImage de prévisualisation YouTube

2 Réponses à Lucas Rocher, un turbulent de la Chanson

  1. Danièle Sala 24 août 2015 à 12 h 02 min

    Lucas Rocher , c’est comme « La banane Stockholm  » , sucré-salé et surprenant ! il faut y goûter pour y croire, et le trio guitare, violon, harmonica est irrésistible . Je like !

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  2. Marie 29 août 2015 à 14 h 21 min

    J’en viendrais presque à les détester tellement je les aime !! L’EP passe en boucle, encore et encore !! Cette merveille est à se procurer absolument, mais surtout il faut les voir sur scène. On rit, on pleure, pas une seconde sans s’en prendre plein les yeux et les oreilles.

    Répondre

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