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Paris, par ici l’amour

Pauline Paris (photo DR)

Pauline Paris (photo DR)

C’est le grand manège de l’amour : un Carrousel, y’avait pas plus grand. Douze places, douze titres et, en « bonus track », Au lit  : ça doit être là qu’on fait le bonus track. Pauline Paris est amoureuse. Elle est même à Moureuse. Moureuse ? Si, si, cette commune au nom si peu commun qui ne sait rien du pôle magnétique mais tout des battements du cœur. Et tant pis si personne ne la trouve sur la moindre carte, les amoureux en savent le chemin : « Plusieurs fois, je crois être à Moureuse / Mais on m’envoie toujours voir ailleurs / Je n’ai pas le don / De l’orientation / C’est qu’avoir du nez / C’est pas inné ».

imageLa parisienne Paris (pléonasme involontaire de notre part, vous pensez bien que ce n’est pas notre genre) fait de son nouvel album – le troisième -, une ode aux sentiments du palpitant. Dont l’origine est ce fameux titre, Moureuse, sorti en éclaireur, en 2013 sur un EP. Elle n’avait alors qu’à tirer le fil de son inspiration, brosser une galerie de portraits féminins : une femme envoûtée par la voix d’une animatrice radio (On Air), une autre qui laisse libre cour à sa folie meurtrière (Am Stram Gram) ou encore cette chanteuse de salle de bain qui rêve tout haut de célébrité (Du champagne). Avec l’idée de s’inspirer du répertoire des chanteuses 70’s comme Jane Birkin, Françoise Hardy, Brigitte Bardot ou France Gall. Des histoires d’amour et de femmes, avec une touche de naïveté dans les textes comme dans l’interprétation : « Envie de toi juste de toi / Envie de rien d’autre que toi / De tes dix doigts qui maladroits / Se croisent en moi… »

Si on juge sur la prétention initiale, autant dire que ce disque est plutôt réussi. La musicalité des chansons, leurs arrangement (de David Lewis) et orchestration n’y étant pas pour rien, à croire que, du calme à la presque fanfare bluegrass, la musique répond à chaque fois au mieux de l’intérêt de chacun des titres. Même la voix de Pauline perd un peu de sa gouaille parisienne pour gagner plus en nuances, en féminité, en suavité, répondant ainsi à l’exigence de ses propres textes, à l’appel du désir : « Sois folle à lier, sois folle de moi ».

 

Pauline Paris, Carrousel, Quart de lune 2017. Le site de Pauline Paris, c’est ici ; ce que NosEnchanteurs a déjà dit de Pauline Paris, c’est ici. Concert de sortie d’album ce vendredi 25 mars à l’Auguste-Théâtre, 6 impasse Lamier à Paris 11e.

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