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Les Roches Celtiques 2017. Siobhán Owen, la grâce celte venue d’Australie

Siobhan Owen (photos Julien Manevy, PhooGraphix)

Siobhan Owen (photos Julien Manevy, PhotoGraphix)

30 juin 2017, Les Roches celtiques, Rochetaillée, commune de Saint-Etienne,

 

L’église est bondée. De bondieuseries, certes, d’un public subjugué aussi. Et, ma foi, il y a de quoi. Une voix venue d’on se sait où. D’Australie où elle réside, du pays de Galles où elle est née, d’Irlande d’où vient sa mère… Du paradis aussi car on se dit que, là-haut, nul chant ne saurait être plus beau que celui-ci. Faut-il encore que ce là-haut existe… Mais, j’insiste, Siobhán Owen ne peut être qu’un ange, sauf à lourdement me tromper, qui unit et magnifie les chants tant de la Chaussée des Géants, de Stonehenge, que de la forêt de Brocéliande. Elle, à sa harpe, et par elle des légendes à n’en plus finir, des fées, des chevaliers, une sirène, Tristan et Yseult, des faits d’armes et des drames comme les chansons traditionnelles aiment à en raconter, des personnages, des paysages peut-être, des nuages lourds et menaçants comme le sont ceux de dehors… Incontestablement, nous sommes là dans la lignée de Cécile Corbel et de Loreena McKennit.

Les tumultes et balances des concerts du soir viennent du dehors, dès que le portail s’ouvre, comme une agressive incursion du réel. Nous, nous sommes ici dans un ailleurs, confortable. En cette église, un écrin comme il est rare d’en voir pareillement, c’est toute une salle recueillie et sans missel. L’acoustique est bonne, tant que les enceintes qui officient semblent incongrues, superflues. Les personnages des vitraux et la statuaire abondante de ce lieu semblent s’incliner sur la dame à la harpe, aux longs cheveux bouclés. Il faudrait être fou ou crucifié pour ne pas applaudir des deux mains. C’est de l’infiniment beau et infiniment, c’est déjà petit.

Le directeur et programmateur du festival, Djamel Touil, est lui-même chanteur

Le directeur et programmateur du festival, Djamel Touil, est lui-même chanteur

Pour clore son récital, après moult incursions dans les répertoires traditionnels d’Irlande, de Cornouailles, de Galles et d’Ecosse, après une chanson hommage à la ville de Saint-Etienne, Siobhán Owen fait ce qu’on nommerait ici une bergeronnette, légère, dansante, en fait une invite à « compter les chèvres ». Chez nous, on dirait compter les moutons, histoire de trouver le sommeil. Par elle, on se réveille plus encore. Ça tombe bien, Les Roches celtiques nous proposent ce soir trois autres formations (les étonnants italiens de Cisalpipers, le Celtic Sailors puis Transpher), entre nous du lourd, du soigné, du concocté par Djamel Touil, le directeur de ce festival, qui en connaît son rayon sur les choses celtes. Il vient encore de le prouver.

 

Le site de Siobhán Owen, c’est ici. Image de prévisualisation YouTube

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