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Printival 2018. Dani en état de Marsh

Emilie Marsh et Dani au Printival (photos Thierry Margot)

Emilie Marsh et Dani au Printival (photos Thierry Margot)

Dani & Emilie Marsh, 19 avril 2018, Théâtre de Pézenas,

 

Dani ? Oui, Dani, celle qui de son prénom s’est fait un nom, ancienne muse de Gainsbourg, candidate à l’Eurovision par deux fois contrariée, tirée d’un passé collectif, qui nous revient… Même si les Higelin, France Gall et autres ont pu accompagner nos découvertes d’ado, Dani peut ne pas faire partie de notre chansonthèque perso, rendez-vous sans doute manqué. Pas pour tout le monde, au vu de l’assistance de ce théâtre plein comme un œuf…

La première arrivée sur scène, élégance raffinée et un brin rebelle, guitare électrique blanche en bandoulière, position très basse, c’est Emilie Marsh, que les lecteurs de NosEnchanteurs connaissent bien. Elle lance le son et le ton du concert tout en énergie et en délicatesse (même si, pour le coup, le son de la guitare est un peu fort).

BURIDANE, TOUTE EN CONTRASTE 19 Avril 2018, Foyer des Campagnes à Pézenas, C'est une voix douce et râpeuse, baignée dans la pop, ici entourée de ses trois musiciens. Il y a des abysses de silence sensibles. D'un coup la musique explose sans transition comme dans Bleu : « Je sais qu'il n'y a pas de justice, pas de raison, pas de mérite / Pas de dernière volonté, pas de dernière soirée qui préviendrait qu'on se quitte ». On y entend les affres de l'âme enfantine avec des sentiments violents et exacerbés. Ainsi qu’une sensibilité à fleur de peau. Mais, lorsque l'intensité de la musique nous frappe, zut, nous n'entendons plus Buridane chanter. Simplement parce que le son des instruments est trop fort. Nous sommes arrêté dans notre écoute et c'est dommage. C'est de la chanson à texte, quand même ! Alors nous nous raccrochons aux bouts de mots qui nous restent, comme dans ces moments où elle se fait plus fragile, et le niveau sonore plus doux, comme dans Le phénix et la cendre (« Et tu me prendras telle / Si tu le veux / Si tu le peux / Si ça te rend heureux »). Buridane joue avec des ambiances presque mystiques, méditatives, plante son univers comme un arbre dans le vide. Le saxophone donne une couleur éthérée, mais la batterie nous remet les pieds dans la chair. Buridane fait des contrastes ses alliés. SYLVIE HILDESHEIM

BURIDANE, TOUTE EN CONTRASTE
19 Avril 2018, Foyer des Campagnes à Pézenas,
C’est une voix douce et râpeuse, baignée dans la pop, ici entourée de ses trois musiciens. Il y a des abysses de silence sensibles. D’un coup la musique explose sans transition comme dans Bleu : « Je sais qu’il n’y a pas de justice, pas de raison, pas de mérite / Pas de dernière volonté, pas de dernière soirée qui préviendrait qu’on se quitte ». On y entend les affres de l’âme enfantine avec des sentiments violents et exacerbés. Ainsi qu’une sensibilité à fleur de peau.
Mais, lorsque l’intensité de la musique nous frappe, zut, nous n’entendons plus Buridane chanter. Simplement parce que le son des instruments est trop fort. Nous sommes arrêté dans notre écoute et c’est dommage. C’est de la chanson à texte, quand même !
Alors nous nous raccrochons aux bouts de mots qui nous restent, dans ces moments où elle se fait plus fragile, et le niveau sonore plus doux, comme dans Le phénix et la cendre (« Et tu me prendras telle / Si tu le veux / Si tu le peux / Si ça te rend heureux »).
Buridane joue avec des ambiances presque mystiques, méditatives, plante son univers comme un arbre dans le vide. Le saxophone donne une couleur éthérée, mais la batterie nous remet les pieds dans la chair. Buridane fait des contrastes ses alliés.
SYLVIE HILDESHEIM

Dani arrive, dans un costume rouge qui lui donne un air un peu vieillot, allure pas très assurée. On se demande si elle va pouvoir donner un récital en entier, mais ses fans n’en font pas cas, et c’est par une salve d’applaudissements qu’elle est accueillie. S’il fallait convoquer Jean de La Fontaine pour illustrer ce concert, on parlerait d’une musicienne faite de fer, qui assure un max, et d’une chanteuse faite d’argile, façonnée par les années et les aléas de la vie, qui vient nous partager sa fragilité. L’assemblage est incongru mais ça a l’air de fonctionner. Respect de la jeunesse envers son ainée, on sent une vraie complicité entre ces deux femmes. Autre ambivalence, ce son rock sur nombre de ballades du répertoire de Dani, mais là ça fonctionne. Si Emilie est en état de Marsh dès les premières secondes, Dani met un bon moment à vraiment s’offrir sur scène. Ne dit-elle pas dans une de ses chansons « La vitesse je la déteste ». Elle prend donc son temps. Le public lui envoie de l’amour. Et elle en retour, comme un boomerang… « Je sens des boums et des bangs / Agiter mon cœur blessé / L’amour comme un boomerang / Me revient des jours passés… » Arrive l’instant où l’émotion est vraiment là, palpable, tangible, cette voix grave qui trouve les accents de la sincérité, et l’on sent entre les mots, dans les silences, toutes les failles de la vie, tout ce qui touche à l’universel.

BRUNO HILDESHEIM

 

Le facebook de Dani, c’est ici ; celui d’Emilie Marsh, c’est là. Ce que NosEnchanteurs a déjà dit d’Emilie Marsh, c’est là.

Le site de Buridane, c’est ici ; ce que NosEnchanteurs a déjà dit d’elle, c’est là.

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