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Namur 2018. Juliette Armanet, du vieux avec du neuf

 

Juliette Armanet à Namur. Photo Soline de Groeve

Juliette Armanet à Namur (photos Soline de Groeve)

Les Solidarités, Namur, 26 août 2018,

 

Juliette Armanet, pour ses débuts fracassants, s’inscrit dans la lignée d’une chanson telle qu’on la pratiquait dans les 80’s, flirtant avec la variété et trouvant ses racines dans la musique west-coast américaine. La presse a abondamment souligné ses accointances avec Michel Berger et Véronique Sanson. Difficile en effet de n’y point penser. Mais après tout, pourquoi pas ? On ne vient jamais de nulle part et quel artiste débutant ne subit-il pas d’influences, dont il se départira au fil des années ?

Quatre musiciens viennent occuper la grande scène, dans une formation classique : guitare, basse, batterie, claviers. Au centre trône un beau piano, réservé à notre vedette. La belle débarque alors, telle une boule d’énergie. Elégamment vêtue de blanc, le ventre squatté par un petit habitant, une écharpe autour du cou (elle nous dira avoir pris froid, ce dont attesteront les nombreux toussotements entre deux chansons), elle nous prend d’emblée à témoin de son Manque d’amour (Y’a comme un pin’s de nostalgie / Planté tout droit dans ma poitrine). Le son est impeccable, la voix claire, le chant assuré, l’artiste tout sourire. On saisit tout de suite que le concert sera agréable et soigné, même s’il ne faut guère s’attendre à une révolution dans le monde de la ritournelle.

MAIS AUSSI Jeune artiste même pas trentenaire, Charlotte commence à faire parler d’elle en Belgique. Pas toujours pour les bonnes raisons d’ailleurs (elle est la fille de 2 vedettes belges estampillées années 80). Son premier disque sortant seulement fin de cette année, c’est par le biais de la scène que la découverte peut se faire. Beaucoup de travail encore, tant au niveau de la gestuelle que de son chant (qui tient plus du parler-chanter), mais des chansons électro-pop agréables à l’écoute font pencher la balance dans le bon sens. Affaire à suivre.

MAIS AUSSI
Jeune artiste même pas trentenaire, Charlotte commence à faire parler d’elle en Belgique. Pas toujours pour les bonnes raisons d’ailleurs (elle est la fille de 2 vedettes belges estampillées années 80). Son premier disque sortant seulement fin de cette année, c’est par le biais de la scène que la découverte peut se faire. Beaucoup de travail encore, tant au niveau de la gestuelle que de son chant (qui tient plus du parler-chanter), mais des chansons électro-pop agréables à l’écoute font pencher la balance dans le bon sens. Affaire à suivre.

Confirmation nous en est donnée par la suite. Juliette Armanet s’adonne à la chanson populaire, faite avec cœur en auteure-compositrice complète, qu’elle interprète avec fougue et sincérité. Des chansons d’amour essentiellement, déclinant ses variantes entre rupture (Où es-tu mon alter / Où es-tu mon mégot / Je traverse le désert / L’amour en solitaire), passion (Car c’est lui / L’amour de ma vie / Je sais que c’est lui / Tout me le dit), chagrin (Gentiment je sens que tout / S’écroule autour de moi / Que les beaux îlots de feu / Dans les algues se noient)… Des chansons de romance, pas de celles qui entreront dans les anthologies de la poésie chantée, mais pas désagréables pour autant. De la variété 2.0, ni plus ni moins.

Sur scène, la fougue et l’entrain de la chanteuse lui permettent d’emporter le morceau. On pense à Zazie (Cavalier seule aurait pu être de sa plume), on se dandine sur son tube L’indien aux rythmes funky, on sourit des clins d’œil à une époque pas si lointaine (Loulou et sa disco-pop où basse et nappes de claviers se disputent la vedette), que la boule à facettes suspendue dans les cintres ranime malicieusement, et on revit la Saturday night fever de notre jeunesse avec son Samedi soir dans l’histoire. Un bon moment de détente et de plaisir, pour peu que l’on laisse au vestiaire ses exigences poétiques.

Reste à espérer que Juliette Armanet, forte de son succès, relèvera le niveau de ses exigences. Ses qualités vocales, son jeu de piano, la sympathie qu’elle suscite spontanément méritent un répertoire plus original et moins référencé. La balle est dans son camp.

La page facebook de Juliette Armanet, c’est ici. Ce que NosEnchanteurs en a déjà dit, là.
La page facebook de Charlotte, c’est ici.

 

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