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Barjac 2019. Camerlynck et Vigneault, d’un même pays de poésie

Nathalie Fortin et Christian Camerlynck (photo d’archives Anne-Marie Panigada)

Nathalie Fortin et Christian Camerlynck (photo d’archives Anne-Marie Panigada)

par Anne-Laure Girardot,

 

30 juillet 2019, salle Trintignant, festival Barjac m’en chante,

 

Nous sommes salle Trintignant. Et attendons, dans la chaleur de cet été, Nathalie Fortin et Christian Camerlynck. Sitôt ces deux-là sur scène, plus question de cigales, de pastis ou de rosé ni de cyprès… C’est au Québec que nous voilà.

Embarqués sans tambour ni trompette, mais avec grand bonheur, en compagnie du piano qui danse et chante sous les doigts de fée de Nathalie Fortin et de la voix douce, claire et chaude de Christian Camerlynck.

Bien sûr, il y aura quelques escapades hors du Québec pour une émouvante Sorcière comme les autres d’Anne Sylvestre (mais que Christian a découverte par la voix de la Québécoise, Pauline Julien), pour une terrible Vague de Michel Bühler (présent dans la salle, il nous offrira plus tard un magnifique Ti-Nor, de Vigneault) qui nous rappelle la réalité des migrants et pour, enfin, laisser le micro à Gilbert Laffaille et ses Raisins dorés dont la supplique me va droit au cœur, plaidoyer pour « Que l’on te laisse un monde / Où les pommes sont rondes / Et les raisins dorés ».

Mais c’est avant tout Gilles Vigneault que nous re-découvrons aujourd’hui. Vigneault qui, en parlant de de son pays et des gens qui l’habitent, nous parle si bien de nous.

« Le temps que l’on prend pour dire Je t’aime / C’est le seul qui reste au bout de nos jours / Les vœux que l’on fait, les fleurs que l’on sème / Chacun les récolte en soi-même / Au beau jardin du temps qui court… » De Gens du pays à Tam di delam, en passant par un Grand Hiver revigorant et un magistral et virevoltant Grand cerf-volant, c’est avec bonheur que nous nous laissons emporter au fil des mots que Christian Camerlynck sert avec profonde authenticité, infinie passion, immense tendresse.

Un voyage Entre musique et poésie qu’on voudrait voir durer toujours, en tout cas plus que cette petite heure, format du jour et du lieu. Ce jour, ce n’est pas au chapiteau que j’irai, c’est au Québec que je resterai encore un peu, encore beaucoup. Pour me laisser envelopper, bercer encore de ces mots, de ces notes, de cette voix qui a si bien su conduire jusqu’à nous ces chansons venues de l’autre côté de l’océan.
Merci Christian Camerlynck, merci Nathalie Fortin, et au bonheur de se retrouver pour un nouveau partage de ces textes et musiques qui, grâce à vos voix et notes, savent si bien nous toucher au cœur.

 

Le site de Christian Camerlynck, c’est ici ; le site de Gilles Vigneault, c’est là. Image de prévisualisation YouTube

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