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MPL, un grand frisson des pieds à la tête

MPL au trianon ©Gabriel Kerneis

MPL au Trianon Photos en concert ©Gabriel Kerneis

Le Trianon, Paris, 28 mai 2022

de Gabriel Kernéis,

MPL, ce sont cinq garçons originaires de Grenoble qui chantent depuis 10 ans. Surtout connus depuis leur album L’étoile il y a deux ans, ils étaient en concert à Paris à l’occasion de la sortie de Bonhommes la veille. Dans ce théâtre à l’italienne dont les sièges d’orchestre ont été retirés, le public est jeune : une foule compacte entre vingt et trente ans qui se met à danser dès les premières chansons. Très énergique, la musique entraîne la salle, le sol tremble littéralement. Aux balcons, l’ambiance est plus sage, les spectateurs plus âgés, mais les sourires s’épanouissent pareillement sur les visages quand le bassiste Andreas raconte une anecdote.

BONHOMMES Quatrième album, réalisé par Nicolas Steib,  pour le groupe MPL, Cédric Bouteiller en tête à la voix, les chœurs de Manu (Manuel Rouzier) et Julien (Abitbol), tous deux à la guitare, Andreas (Radwan), à la basse et le gourou Arthur Degallier qui mène la cérémonie.  Ils continuent à analyser avec une véritable originalité les sentiments et les émotions, et notamment les relations hommes-femmes, remettant en cause les clichés et les préjugés, faisant naître des images inattendues, se percuter des Histoires anciennes « parfois qui reviennent ».  Les sujets de cet album intime sont souvent mélancoliques, la vieillesse et le décès de Sur une échelle, l'inquiétude sur l'avenir ( Blanc est une dystopie adressée aux enfants qui peut évoquer le Transperceneige). Les garçons  arrivent parfaitement à mixer cette nostalgie de l'enfance, « les souvenirs s'emmêlent et font leur vie sans nous » qu'on retrouve encore dans la remise en question de Bonhommes, avec ce regard poétique original, tout à la fois neuf et intemporel, l'espoir  de ce refuge, cette Maison, et la douceur du chant des Oiseaux. La musique a une identité propre, déchaînant ceux qui veulent danser tout en  restant toujours mélodique et réconfortante. Ils ont aussi le talent de nous emporter dans leurs histoires et leurs performances en vidéo comme sur scène, et plus rare, un sens de la pédagogie pour nous expliquer leur travail. C'est tout ce qui fait le caractère unique de ce quintet.   Catherine Laugier

BONHOMMES
Quatrième album, réalisé par Nicolas Steib, pour le groupe MPL, Cédric Bouteiller en tête à la voix, les chœurs de Manu (Manuel Rouzier) et Julien (Abitbol), tous deux à la guitare, Andreas (Radwan), à la basse et le gourou Arthur Degallier qui mène la cérémonie. Ils continuent à analyser avec une véritable originalité les sentiments et les émotions, et notamment les relations hommes-femmes, remettant en cause les clichés et les préjugés, faisant naître des images inattendues, se percuter des Histoires anciennes « parfois qui reviennent ». Les sujets de cet album intime sont souvent mélancoliques, la vieillesse et le décès de Sur une échelle, l’inquiétude sur l’avenir ( Blanc est une dystopie adressée aux enfants qui peut évoquer le Transperceneige). Les garçons arrivent parfaitement à mixer cette nostalgie de l’enfance, « les souvenirs s’emmêlent et font leur vie sans nous » qu’on retrouve encore dans la remise en question de Bonhommes, avec ce regard poétique original, tout à la fois neuf et intemporel, l’espoir de ce refuge, cette Maison, et la douceur du chant des Oiseaux. La musique a une identité propre, déchaînant ceux qui veulent danser tout en restant toujours mélodique et réconfortante. Ils ont aussi le talent de nous emporter dans leurs histoires et leurs performances en vidéo comme sur scène, et plus rare, un sens de la pédagogie pour nous expliquer leur travail. C’est tout ce qui fait le caractère unique de ce quintet.
Catherine Laugier

Le groupe commence par des chansons de l’Étoile que la salle reprend en chœur telle la ritournelle entêtante de Wagon-wagon : « Ça nous tombera sur la tête / Ça nous tombera / Les grands malheurs et les tempêtes / Marchent sur nos pas. » Ces tubes que la salle connaît par cœur transportent des pieds à la tête, malgré leur air répétitif ; on retiendra tout particulièrement Que des cœurs et Paysage, où ils s’autorisent le plaisir d’ajouter des paroles qui résument bien l’ambiance : « ce qui compte, c’est le moment présent ». Mais au fil de la soirée, le groupe jouera aussi de nouveaux morceaux commençant par Souvenirs souvenirs, où toute la salle se tait soudain sur un solo de guitare.

Le concert est efficace, alternant d’intenses montées en puissance où la fosse saute sur place en reprenant à tue-tête les refrains, et périodes calmes où ils dévoilent la genèse de l’album. Réunis tous les cinq autour d’un unique micro pour interpréter la chanson titre, on imagine un groupe de petits garçons dans la cour d’école, empêtrés dans leur virilité : « On serait des bonhommes, on serait des durs / On en ferait des tonnes pour être bien sûrs / Qu’on serait des bonhommes. » Ils sont émouvants et dans l’air du temps quand ils décident de réécrire les paroles de la chanson Lulu, issue de leur tout premier album Ma pauvre Lucette, pour être plus respectueuse des femmes — certains les diraient woke mais on les sent sincères. Sur le superbe Sur une échelle, on frissonne avec le public qui chante a cappella le dernier refrain.

Monsieur Lichen

Monsieur Lichen

En fil rouge du concert, des anecdotes sur la rencontre du groupe avec monsieur Lichen, qui finit par faire une apparition sur scène devant la salle hilare.

À ce point de la chronique, votre humble chroniqueur vous doit un aveu : avant ce concert, il ne connaissait de MPL que leur dernier single, Sur une échelle. Il me faut donc émettre une légère réserve sur ce concert : il n’était pas le plus approprié pour découvrir le groupe. Les textes sont riches comme je l’ai découvert de retour chez moi, mais la balance sonore qui faisait la part belle aux basses, combinée à l’enthousiasme du public, rendaient difficile la compréhension des paroles.

Le concert s’est achevé par quatre chansons douces : Parapluie, une traduction très drôle d’Umbrella de Rihanna, interprétée solo par le personnage Freddie avec un tout petit synthé (on repense aux Franglaises) ; M-A-espace-M-I-E ; Diamants, en duo avec la chanteuse Clou ; et Dimanche, sur un court texte de Prévert, composée à l’époque où le groupe n’osait pas encore écrire ses propres textes. Une belle fin de spectacle pour rentrer chez soi apaisé.

- Gabriel Kerneis

 

MPL, Bonhommes, L’amirale, 2022. Le site de MPL, c’est ici ; ce que Nos Enchanteurs a déjà dit d’eux, c’est là. En concert le 4 juin à Mérignac et le 9 juin à Marseille, autres dates sur leur site.

 

« Bonhommes » Image de prévisualisation YouTube
Blabla sur «  Bonhommes »  Image de prévisualisation YouTube
MPL en concert aux chants de Mars 2020 (+ Melba) Image de prévisualisation YouTube

 

 

 

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