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Niobé « Eau du ciel »

Visuel-N°6-NIOBEJ’habite une région autrefois verdoyante et mousseuse ô combien
Les arbres étaient géants, les fleurs étaient grimpantes et le sol tenait bien
ils ont coupé les arbres, ils ont haché les plantes, il n’en est resté rien
Et ma terre autrefois, si légère, odorante est un sombre ravin
L’eau du ciel en torrent en dévale les sentes et rien ne la retient
Sous nos yeux elle fuit, boueuse dévorante…

Niobé

Paroles et Musique Jean Pierre Niobé et Jean-Yves Picq. Extrait de l’album « N°6 », 2013

Une chanson du sixième album de Niobé, 2013, qui colle à l’actualité météorologique. Cette terre est comme une femme, une mère qu’on viole, « on lui fouille les reins », telle que la décrivaient les indiens après le passage des prédateurs, et qu’on la prostitue… « Ruiné est mon ravin »

NIOBE 2025 Pas mieux avant 500x500L’occasion de retrouver Niobé et de voir qu’il a sorti un septième album en avril 2025, « Pas mieux avant » que nous n’avons jamais reçu,  toujours en chanté parlé, avec une façon joyeuse et jazzy de coller à l’actualité. Nul besoin de vous expliquer la chanson titre, quant à Au show, elle nous repose l’éternelle question, « J’y vais ou j’y vais pas ». L’amour de ces expressions toutes faites qui permettent de discuter sans réfléchir, Si c’était comme-ci, si c’était comme ça… 
Beaucoup d’autodérision sur ce « Tête nue avec poil dessus », ou encore Têtu comme « J’suis plus léger qu’une paille / Mais elle est pas finie la bataille / Et puis y’a d’l'amour ça fait tout », qui continue avec ce Lit à deux places qui troque le rire pour la tendresse, pour remplacer la douleur d’un départ, une très émouvante chanson où pleure la trompette de l’artiste. 
Dans cet agréable neuf titres, plus profond qu’il n’en a l’air on trouve ce Long way qui se moque du manque d’imagination des ces artistes qui font semblant de chanter en un  anglais qu’ils ne maîtrisent nullement… Mieux vaut garder l’espoir avec Oui mais demain, qui conjure la guerre et la méchanceté de quelques hommes sur ces « Elle est là l’humanité / Faut y aller en moins de deux, jamais les bras baissés ». Et comme il finit par « Le masculin faut se calmer / Fous-leur la paix à tes copines », Merci Niobé pour cette Fanfare femmes.

Et bon courage à Niobé dont le studio d’enregistrement et le rez-de-chaussée de la maison prennent l’eau dans le Maine-et-Loire… 

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