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Camille « La terre »

CAMILLE 2026 La terre 500x500Tu vois ça s’appelait la Terre
La Terre elle était ronde et bleue
Elle tournait autour du soleil
Et le soleil était heureux
Tu vois ça s’appelait la Mer
La Mer mourrait sur la jetée
Alors le Ciel pleurait la Mer
Et tout le monde s’y baignait

Camille

Paroles et Musique Camille Dalmais. Monotitre 2026

Après Le fil, 2005, son deuxième album studio, Prix Constantin, Victoire de l’album Révélation de l’année 2005 et Victoire de la Musique 2006, il y eut Music Hole, en 2008, Ilo Veyou en 2011 et Ouï en 2017 (du verbe Ouïr, pensez à Devos), et deux albums live. Des participations, des rôles au cinéma, à la télévision, la composition de musiques de film, aussi différents que Le Petit Prince (2015), et Emilia Pérez (2024), avec son compagnon Clément Ducol. Oscar de la meilleure chanson originale, et César de la meilleure musique originale. Mais depuis cinq ans, on ne l’a plus vue sur scène, après qu’elle a obtenu en 2018 la Victoire de la Musique pour le « meilleur spectacle musical, tournée, concert de l’année ». Un choix assumé, car c’est à sa double maternité qu’elle a donné toute son attention, réalisant d’ailleurs un documentaire musical sur sa deuxième grossesse, avec la sortie en 2021 du film Comme un poisson dans l’air

C’est en septembre 2026 que doit sortir une œuvre qui mûrit lentement depuis quinze ans, un triptyque intitulé Sound of milk (Le son du lait maternel), suivi d’une tournée début novembre, et d’un Olympia en février 2027. Une exploration en trois volets, naissance, enfance et adolescence, saisis par le biais de l’acoustique et de la vibration, depuis la communication fœtale, l’expérience sensorielle et émotionnelle de la communication mère enfant dans l’allaitement, les souffles, les premiers sons émis, les babils, les rires, puis les comptines et les chansons, la danse et la musique. La grande histoire de l’humanité au travers de la féminité et de la maternité. 

La terre, le premier titre de ce triple album, parle au passé. C’est une berceuse mélancolique qui entrouvre à peine une vision d’avenir « Tu vois ça s’appelait l’Amour / Et ça s’appelle toujours ainsi ». La terre, la mer, les saisons,  sont aussi une métaphore de la maternité et du temps qui passe avec le renouvellement des humains, à moins que ce ne soit le contraire, que nos vies se calquent sur le cycle de la terre, de l’eau et des plantes, dans ce grand tourbillon qu’est la vie.
Un cycle gravement altéré par les prétentions humaines, et ces visions d’un passé heureux me rappellent tragiquement les images idylliques que l’on passait aux seniors appelés à laisser la place aux plus jeunes dans la dystopie Soleil vert. 

Écoutez aussi la version épurée chantée lors de son passage à France Inter, accompagnée seulement d’un violoncelle, une contrebasse et des chœurs très doux.

 

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