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Samuel Leroy, animal lecteur

Samuel Leroy

Samuel Leroy (photo non créditée tirée de sa page facebook)

Des films qui s’inspirent d’œuvres littéraires, il y en a à la pelle. Parfois d’autres formes d’art aussi, rarement des chansons (là, je ne parle pas d’adaptations de poésies). C’est dire si le nouvel opus de Samuel Leroy et la qualité de ses paroliers ne peuvent que retenir notre attention.

Leroy se lance dans une belle aventure littéraire, dont c’est ci le chapitre 1. Le principe : un livre connu, reconnu, confié à la plume d’un parolier réputé. Ainsi La Promesse de l’aube de Romain Gary est confié à François Morel, La Vie devant soi d’Émile Ajar (le même, mais sous son autre nom) à Vincent Baguian… Il y a ainsi dix chansons, dix romans, dix paroliers. Et un seul compositeur qui se trouve être aussi l’interprète : Samuel Leroy, qui nous offre ainsi un des opus les plus enviables de cette fin d’année.

Citons au moins l’ensemble des paroliers (vous trouverez en acquérant ce disques les romans correspondants) : François Morel et Vincent Baguian susnommés, Claude Lemesle, Laurent Sintès, Bernard Joyet, Christian Vié, Boris Bergman, Frédéric Zeitoun, Régis Cunin et Jean-Pierre Lang. Rien qu’à le citer tous, on devine l’épaisseur du carnet d’adresses de Samuel Leroy.

Qui, avec un tel générique, se devait d’être à la hauteur tant de son propre défi que de son catalogue prestigieux. Il l’est, à hauteur d’homme, à hauteur d’artiste.

(pour commander ce disque, cliquez sur la pochette)

(pour commander ce disque, cliquez sur la pochette)

Vous n’avez qu’à, si possible confortablement calé sur votre canapé près de la bibliothèque (c’est pour l’ambiance…), vous laissez aller dans l’écoute de l’album. Ça vous donnera peut-être, sans doute, l’idée de ressortir des rayonnages le Huis clos de Jean-Paul Sartre, un San Antonio de Frédéric Dard ou le Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline.

Pour une fois que la chanson ne reste pas dans son entre-soi et revendique sa parenté avec plus littéraire qu’elle… Toujours est-il que Samuel Leroy fait mouche, qui plus est avec une orchestration sobre et luxueuse à la fois, qui marrie piano et guitare au basson et au violoncelle. Rare et beau !

Signalons – elle est si rare ! – la participation sur un titre (Lettre du Vésuve à Pompéi, de Bernard Joyet d’après Péplum de Valérie Nothomb) de Valérie Mischler, autre cadeau d’un album qui en fourmille.

 

Samuel Leroy, Un livre Une chanson Chapitre 1, Maly Prod/InOuïe Distribution 2021. Le site de Samuel Leroy, c’est ici ; ce que NosEnchanteurs a déjà dit de lui, c’est là.

« Ce roman-là » : Image de prévisualisation YouTube

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