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Seb, l’évident pari

S’il faut vous le situer, on convoquera tant Benoit Dorémus pour l’écriture et la restitution que Jean-Louis Aubert pour ce côté rock qui sommeille entre ses notes, à l’affut. Et, au bout des lèvres, à la commissure des vers, Florent Marchet pour cet impalpable côté romantique, nostalgique, triste. S’il faut élargir aux influences, on convoquera le reste, non de la colère de dieu, mais du sincère talent de la chanson d’aujourd’hui. 

Voici Seb, Sébastien Polloni, auvergnat qui, sans façon, échantillonne son talent sur ce huit titres, dans l’attente d’un album dont on s’impatiente déjà. Pas plus qu’un autre chanteur, Seb n’est né d’un claquement de doigt. Il fut trois années durant le guitariste chanteur du groupe Axis. Le voir se produire en solo fut pur hasard, belle opportunité : la première partie de La Grande Sophie à la Coopérative de mai, à Clermont-Ferrand, ça ne se refuse pas, même s’il faut se livrer seul sur scène. Là est née l’ivresse d’un public complice, d’un contact direct, sans le prétexte, le paravent d’une formation. C’est là où Sébastien est vraiment devenu Seb, à partager ses émotions, ses états d’âmes. Exit Axis, et notre ami se produit sous le nom de « Seb enfin seul », tantôt en solo, tantôt en duo. Le « enfin » n’est pas tant d’ailleurs de s’être affranchi d’un groupe, mais de s’être découvert autrement, en un rapport différent à la chanson, aux gens. Une révélation…

Voici donc un presque album, « Je parie que », maquette très élaborée, même si elle est « faite maison », à la maison d’ailleurs. La chanson-titre, à l’évidence, mériterait à elle seule toutes les playlistes, tant elle s’impose facilement à nos oreilles… Une histoire de futur amour avec ces allures gamines : « Tu sais qu’on va se marier / Moi en cow-boy et toi en fée / Si tu préfères les pirates / Et bien soit. » Il y a là la tendresse d’un Renaud, celle d’un père… Après un tel titre, le timbre de Seb, ses mélodies et ses chansons vous accompagnent et ne vous lâchent plus. Ce folk-singer fait dans l’amour qu’il chronique habilement et dans des portraits joliment brossés, que bercent guitares acoustiques et électriques et contrebasse. C’est beaucoup de tendresse que contrecarre un peu de nervosité, une écriture à fleur de peau qui vit pleinement au contact des notes. Bel équilibre qui appelle des scènes. Où on le retrouvera bientôt, avec plaisir…

Seb, Je parie que, autoproduit, 2011. Le myspace de Seb, c’est ici.

http://www.dailymotion.com/video/xl0d6z

 

 

 

 

 

 

 

3 Réponses à Seb, l’évident pari

  1. Fragile Fanou 28 mai 2012 à 11 h 11 min

    Merci Michel, je ne connaissais pas

    Répondre
  2. Didier 28 mai 2012 à 11 h 13 min

    Belle ballade, certes ! Toutefois, moi, je retrouve rien de Dorémus dans tout ceci. Sans doute est-ce une question de ressenti…

    P.S. Merci à l’informaticien de ne pas avoir utilisé d’équation du second degré, ou de calcul TVA pour le calcul du Captcha ! Il se reconnaîtra :)

    Répondre
  3. Seb 28 mai 2012 à 20 h 15 min

    Merci à ceux qui écouterons grâce à ce beau papier de Michel !

    Répondre

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