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L’échappée belle de la Ruelle en Chantier

4dpmC’est jeune, frais, joyeux… c’est un peu du printemps dans mon hiver cet album du quatuor auquel pas moins de vingt-cinq participants ont prêté main forte. A la formation initiale composée de Jérémy François (guitare, banjo) d’Alice Mortagne (piano, basse) pour le chant, et de Grégory  Chauchat (accordéon),  Stéphane Giner (violon) se sont ajoutés en effet une chorale, des cuivres, des cordes, une batterie et des percussions… C’est du bel ouvrage, vous pouvez m’en croire et si comme moi vous pensez que la chanson a aussi besoin de nous offrir à danser, avec eux c’est gagné ! Sur des rythmes d’hier comme d’aujourd’hui cette chanson là  y invite irrésistiblement. Vous pourrez sans doute vérifier combien c’est plaisant de reprendre un refrain comme celui de la neuvième chanson, Opéra : « Et sur le toit de l’opéra, les anges doivent avoir si froid, si froid… »  Voilà, c’est une chanson efficace… on la retient, on la fredonne, un point c’est tout !

Tout au long des chansons, court un épicurisme bien sympathique. Dès la première, Demain, le ton est donné. Rien ne sert de s’en remettre au ciel, Les Beaux jours c’est ici et maintenant car « le bonheur n’attend pas les ridesprenons le temps, posons-nous là. » Bien sûr, tout n’est pas simple et l’amour guette avec ses doutes Peut-on dire vraiment que  l’on s’aime ? (Qui es-tu ?) et qu’en reste-t-il après ? La dernière chanson Toi rappelle qu’y a toujours le printemps qui n’est pas loin, quoi qu’il advienne. Suffit que soit présents les amis, auprès de qui l’on se sent bien, l’on se sent mieux (Mes amis)  quelques valeurs à défendre comme son attachement à sa terre natale (Ma petite auvergnate), c’est comme un jour d’hiver sous un ciel d’été, ou le souvenir de celle qui savait… : « elle a des rides au coin des yeux / elle a un peu d’ombre dans le bleu /de ses pupilles qui se balancent /au gré des vagues, des avalanches…

On se laisse gagner par l’émotion à l’écoute d’un chœur (Toi), de la  flute traversière (Les Beaux jours), du duo de voix féminine /masculine (Opéra), de la pause  instrumentale au milieu de l’album : l’Echappée Rieuse.

Et maintenant regardez le dessin de la pochette, ce dessin de Thibault Prugne, voyez cette silhouette gracile, prête au voyage, dans un temps suspendu : ici et maintenant. 

La Ruelle en chantier, Ici & maintenant, 2013. Le site de La Ruelle en chantier, c’est là. 

 

Une réponse à L’échappée belle de la Ruelle en Chantier

  1. Danièle Sala 19 janvier 2014 à 13 h 53 min

    Un beau chantier dans cette ruelle , des jeunes amoureux de la chanson française, de la joie de vivre , et qui n’oublient pas leurs racines . Allez, ici et maintenant, un petit sourire dans le ciel gris de ce dimanche triste et pluvieux en Auvergne :

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=bDvfksMCndQ

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