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Deux, deux fois plus, fatalement

Deux (photo DR)

Deux (photo DR)

La chanson mène à tout. Aux mathématiques notamment. J’en prends cinq, je retranche un auquel j’ajoute un autre. Ça fait Deux. C’est justement le nom de ce… duo. Explications. Aux sein d’un turbulent et fatal groupe de prétendus picards, l’un de ses deux chanteurs – à la voix si caractéristique – dit tchao bonsoir et tente une carrière en solo. Lui, c’est Ivan Callot. « Ivan avec un i » c’était même mis sur la pochette de son disque solo sorti en 2009. Avec, disons-le, un écho assez limité. Rebelote la même année : on double la mise, on devient deux, avec Monsieur Poulpe, avec qui on fonde Les Rois de la Suède, avec cependant d’autres musicos. Trois albums en deux ans et puis plus rien. Pas de nouvelles de ce groupe depuis… Enfin, dernier épisode en date de la saga Ivan :  à nouveau deux. Mais là, c’est Deux. Et Deux c’est le nom d’un nouveau duo (vous avez bien suivi, tout compris ?). Que voici, composé d’Ivan Callot et de Marc Limballe.

10421555_677983955664395_5306923270179596951_nC’est tout de même l’Ivan des Fatals Picards que nous retiendrons, qu’il nous semble retrouver comme au premier jour. Car Deux en a le même schéma et chante même en concert des titres des Fatals Picards, de l’époque où Ivan en faisait partie (c’est lui qui écrivait la plupart des textes). Et d’autres titres  des Rois de la Suède. Voici le premier album du duo. Un coup je pousse une chanson bien déconnante et sans casques (style nous Deux on est Super connus, et pour cause on est les Daft punk), un coup je fais dans la chronique politique (Remue-toi la Grèce), reprenant tous les poncifs et clichés éculés qui peuvent ou ont pu circuler sur les grecs (le public sera-t-il assez conscient qu’il s’agit-là d’un deuxième degré dans lequel Ivan excelle ? euh, enfin je pense…). Car nos Deux sont européens : ils n’y consacrent pas moins de quatre titres sur quinze. Dont, après les grecs, un autre sur les allemands (Allemand LV1), y’a pas d’raison, moins inspiré mais tout aussi caricatural, niveau recrutement à BFM-tv (« Si les allemands ils n’étaient pas là, l’Europe serait dans un sale état » ).

Un disque pour les amateurs du genre, de cet espace chanson régénéré qui irait de Volo (pour l’introspection) aux Fatals Picards (pour l’absolue dérision autant que par filiation et tradition). Fatals, oui… Si ce n’était la qualité de cette production à Deux, si ce n’était la présence d’Ivan Callot, on dirait que Deux n’est qu’une (bonne) copie des Fatals Picards. Là, vu comme ça se présente, on se satisfera d’un art démultiplié, de cette part de rab qui nous fera patienter d’un nouvel opus des Fatals, lui-même nous faisant patienter d’un autre disque de Deux. Deux fois plus, de quoi faire le bonheur des fans. Franchement, que demande le peuple ?

 

Deux, Photo non contractuelle, Adone/Musicast distribution, 2015. Le facebook de Deux, c’est ici. Au Grand Rex, à Paris, le mercredi 28 octobre 2015 en compagnie d’Oldelaf, Giédré… Image de prévisualisation YouTube

Une réponse à Deux, deux fois plus, fatalement

  1. codsekret 9 octobre 2015 à 15 h 09 min

    Allez plus qu’une semaine avant ce chef d’oeuvre !
    Youpi !

    Répondre

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